mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

J’ai regardé pour vous l’émission Capital Terre, opus n°2 17 février 2011

Classé dans : à l'étranger — greenmarie @ 10:44
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Hier soir j’ai pris mon cahier et mon stylo, et poussé mes fistons au lit pour voir à la télé le nouvel opus de l’émission Capital Terre dont le premier numéro m’avait pas mal bluffée l’année dernière. Pour tout vous dire, là un peu moins parce que je n’étais pas toujours sûre d’être dans une émission d’information ou de téléréalité dont Guy Lagache serait le héros (ah Guy au fond de la mine d’étain, en sueur dans la jungle, dans une exploitation agricole en Chine, en combinaison dans une déchèterie, poussant un caddy au supermarché,…).

Passés ce parti-pris de sexysation du sujet écologique et la bêtise du titre : Comment consommer sans piller la planète ? (consommer – trop- c’est piller la planète de toutes façons mais chez M6 on n’a peut-être pas envie de  fâcher les annonceurs qui investissent leurs écrans de publicité en prônant la décroissance ;-)  ), j’ai suivi avec attention les aventures de Tintin Guy autour du monde remontant la filière de fabrication des objets de notre quotidien.

C’est là, je trouve, la grande force de cette émission que d’expliquer et montrer clairement toutes ces étapes invisibles pour nos yeux d’occidentaux : de la matière première à la mise en rayon. Et biensûr c’est édifiant :

> le cheminement de la culture des balles de coton recueillies à la main dans les pays du sud, nécessitant pas moins de 11000 litres d’eau pour récolter un kilo, asséchant au passage les cours d’eau et même les mers comme celle d’Aral, qui passent ensuite par l’étape de teinture à base de produits toxiques déversés dans la nature avant d’être cousus par des ouvriers mal payés … l’explosion de la demande de coton est telle qu’elle a été multipliée par 3 ces 50 dernières années et ça ne va pas s’arranger à l’avenir.

> l’extraction des métaux précieux indispensables à la fabrication de  nos téléphones portables notamment, des métaux qui sont une ressource non renouvelable (la masse d’étain disponible dans les sous sols est estimée à disparaitre d’ici 20 ans) et qui génère des conflits armés en République démocratique du Congo notamment. Et pourtant nous jetons nos téléphones avant même qu’ils ne soient en panne, poussés par des technologies et des design toujours plus innovants.

> l’utilisation intensive de la matière plastique dans tous les objets et modes de consommation du quotidien, dans une logique jetable qui a un coût très lourd pour l’environnement : le pétrole est une matière non renouvelable et surtout 10% des plastiques produits sont laissés dans la nature et finissent dans la mer où ils s’accumulent au fond puis se morcellent et se fragmentent. La concentration de plastique dans l’eau est de plus en plus importante et elle se retrouve même dans la chaine alimentaire . Des mers de plastique ont été identifiées à 5 endroits dans les océans du globe, rien qu’en Méditerranée le nombre de fragments est estimé à 250 milliards.

Ces démonstrations ont une vraie valeur pédagogique car la frénésie de consommation qui caractérise notre époque est déconnectée de toute réalité physique, de la conscience que notre planète est finie et que ce que nous surexploitons ne reviendra pas. Consommons moins, consommons mieux.

Voir aussi mon billet sur le premier numéro de l’émission.

 

Copenhague, ville à vivre et ville durable

Classé dans : à l'étranger,culturel — greenmarie @ 9:35
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Je ne suis pas rancunière : malgré l’échec du sommet de Copenhague en 2009, j’ai décidé d’y passer le week end dernier !!! et j’ai découvert pourquoi la tenue de ce sommet était légitime dans cette ville-là dont l’ambition est d’être neutre en carbone à l’horizon 2025 :

> ribambelles d ‘éoliennes dans la mer le long de la côte, qui produisent 15 % de l’électricité de la ville.
> des km de pistes cyclables, il y a d’ailleurs plus de vélos que d’habitants : 560 000 comptabilisés pour 516 000 habitants !
> des sachets de sucre issus du commerce équitable sur les tables des restaurants, et du beurre bio aussi,
> de l’écodesign au pays du design, rien de plus naturel … voyez sur la photo prise au musée du design comment réaliser un (beau) fauteuil à partir de bouteilles en plastique et avec très peu d’étapes de production,
> je n’ai pas spécialement vu de restaurants bios mais des coiffeurs bios oui !
> question nourriture, ce sont les poissons fumés qui sont le plus souvent proposés, ils sont délicieux certes mais j’ai mangé en deux jours plus que mon quota des 6 derniers mois. Quand je pense qu’à Paris je boude les restos japonais pour ne pas participer à l’épuisement des stocks de poissons … arghhh c’était trop bon !

 

Un New-York inattendu 1 novembre 2010

Deuxième et dernière carte postale de New York : je me suis baladée dans le marché de Union Square (Upper East Side) d’abord amusée de voir des citrouilles partout et certains vendeurs déguisés – Halloween c’est du sérieux là bas ! -, ensuite j’étais surprise de voir des fruits et légumes partout quand on voit ce que mangent les américains !!!

En fait, il s’agissait d’un marché de produits locaux, biologiques ou encore en provenance directe du producteur. C’est ainsi qu’en plus des pains d’épices, miels, plantes aromatiques, champignons bizarres, fruits et légumes à profusion, j’ai vu des éleveurs de moutons vendre la laine, les peaux mais aussi de la viande sous vide dans des glaciaires !!!! Et ça marche, le marché ce samedi était très fréquenté !

Derrière le marché, se trouvent aussi  des poubelles dédiées au compost dans lesquelles les habitants du quartier apportent leurs épluchures et autres déchets organiques.

J’avoue que j’ai été surprise par les différentes marques de prise en compte des impératifs environnementaux dans cette ville : bus hybrides, poubelles de tri en ville, recyclage dans les restaurants, offre de cafés équitables et biologiques dans les chaînes Starbucks ou Prêt à manger, jusqu’au vénérable Empire State Building qui revendique désormais une baisse de 38,4% de sa consommation énergétique après un ambitieux programme de travaux !

Biensûr tout cela n’est pas idyllique, New York n’est pas représentatif des Etats-Unis et le mode de vie américain et notamment l’alimentation à emporter génère énormément de déchets : les new-yorkais emportent leurs cafés et repas dans un nombre incalculable d’emballages en carton, plastique, aluminium, etc… manger sur le pouce est plus courant que s’asseoir au restaurant pour manger dans de la vaisselle. Les changements culturels sont longs mais je fais confiance au dynamisme américain pour transformer une contrainte en une opportunité de business !

Best Regards xxx

Green Marie

 

WholeFoods Market 28 octobre 2010

J’ai enfin découvert à New York les magasins WholeFoods Market. Ce fut une bien agréable expérience pour la Green Marie que je suis … dès l’entrée vous trouvez des récupérateurs de sacs plastiques, bouteilles, couverts, canettes, mais aussi et c’est moins courant de téléphones mobiles et de livres ! voyez les photos ci dessous.

Ensuite vous entrez dans un grand supermarché mais qui serait convivial; façon Monoprix mais plus chic : musique douce, lumière travaillée et des produits bio et respectueux de l’environnement partout ! Mais pas que ; j’imagine que ce sont des produits prioritaires mais que les clients doivent pouvoir faire leurs courses en totalité dans ces chaînes ; les produits sont étiquetés organic, local or conventionnal.

Mes yeux se sont régalés de cette offre pléthorique de produits responsables : imaginez un rayon entier de céréales bio, de PQ (!) et essuie-tout en papier recyclé (pas labellisé FSC en revanche), de jus de fruits éthiques et bio, de produits de soins bios sans parabens ni autres substances chimico-beurks et de plats préparés façon maison sans ajouts de conservateurs.

En sortant, je prenais des notes sur le trottoir et un new yorkais bien sympa me demande si j’ai besoin d’aide, si je suis perdue, je dis avec un accent français à couper au couteau "No, i’m just writing my feelings about New York " (trop compliqué de lui exliquer que j’ai un blog ect…), il rit et me répond "You are a writer, it’s so french !!!"

From New York, with love xxx

Green Marie

http://www.wholefoodsmarket.com/

 

le Made in France existe-t-il encore ? 3 octobre 2010

Le ministère de l’Industrie vient de créer un Observatoire du "fabriqué en France" qui a déterminé la part de produits fabriqués en France dans notre économie. En l’occurence, cela correspond à 64% des biens totaux consommés dans notre pays, mais il faut savoir que la mention Fabriqué en France peut être donnée à un produit assemblé en France mais dont les composants ont été fabriqués à l’étranger (c’est de plus en plus le cas). Les conséquences de cette mondialisation de l’industrie qui fait appel à de la main d’oeuvre peu chère dans les pays moins développés, portent évidemment sur l’emploi avec la destruction de 200 000 emplois en 10 ans rien qu’en France, la perte d’un savoir-faire traditionnel et biensûr la hausse des émissions de gaz à effet de serre dûe aux transport. D’un autre point de vue, elle permet aussi à moyen terme de faire progresser les salaires et les conditions de travail dans les pays à qui nous sous-traitons…

La question est : sommes-nous prêts à payer plus cher nos vêtements par exemple ? Certains d’entre nous le souhaitent, pour sauver des emplois, pour avoir des produits de qualité et moins standardisés. Pour ceux là, le chemin n’est pas simple car derrière le Made In France se cache des réalités très diverses et le choix est de plus en plus rare. Pour ne pas dire inexistant sur des produits de type vêtements, hi-fi, fleurs, mobilier, jeux vidéos, jouets…etc

Lu dans Le Monde Magazine de cette semaine : "Tout nus. Statistiquement, près de 95% des français se promèneraient en tenue d’Adam et Eve s’ils décidaient de ne porter que des vêtements fabriqués dans l’hexagone". Ces propos sont illustrés par une série de photos par paires montrant des personnes chez elles ou au bureau ; à gauche ils sont parmi les objets qui les entourent quotidiennement, à droite avec uniquement les produits fabriqués en France. Comment vous dire ? le résultat est saisissant !!!  Mieux qu’un long discours sur la mondialisation ! Par exemple, le musicien dans son studio d’enregistrement ne se retrouve qu’avec une vieille platine et ses deux bureaux mais les guitares, synthés et autres tables de mixages sont envolées !! idem les copains fans de jeux vidéos qui se retrouvent à poil dans leur salon vide ou encore la fleuriste à qui il ne reste qu’un bouquet !

La question que je me pose n’est pas tant de savoir où en est le made in France ni ce que nous ferions sans produits importés mais plus largement : la mondialisation de la production fait elle avancer ou reculer l’équilibre nécessaire à un développement durable ? pour qu’il y ait développement durable il faut que les trois piliers : économique, social et environnemental se rejoignent. Et cela, où que ce soit, a un coût qu’il va falloir que nous intégrions ; la recherche du toujours moins cher ne s’accordera pas avec la raréfaction des ressources naturelles …

crédit photo : Mattieu Sartre

 

Ca composte pas mal à Londres et à Barcelone ! 28 septembre 2010

Classé dans : à l'étranger,Les bonnes pratiques,Tri des déchets — greenmarie @ 8:43
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Le compost est assez répandu au Royaume Uni, à la campagne mais aussi en ville et notamment à Londres où une grande majorité des "boroughs" (arrondissement)  ont instauré le composting depuis quatre ou cinq ans. C’est le borough qui fournit gratuitement les 2 boites, une petite et une grande ; "tu remplis la petite dans ta cuisine et tu la vides ensuite dans la grande qui se trouve dehors (si possible) ; le ramassage est hebdomadaire. Alors, le seul truc affreux ce sont les odeurs de décomposition, surtout quand il fait chaud, que tu es partie en vacances ou que tu y a mis de la viande pas cuite…Parfois j’y mets du bicarbonate de soude pour atténuer les odeurs." Sinon, "tu peux acheter une wormery  (un lombricompost in french), c’est carrément plus tendance qu’une paire de bottes Paul Smith", m’assure Sara, ma copine londonienne !

Du côté de l’Espagne, les barcelonais ne sont pas en reste puisque de nouvelles bennes à ordures ont été installées, avec un double système d’ouverture (avec un levier manuel et une pédale) et un système de fermeture retardée. La benne à ordure de Barcelone a trois versions adaptées aux différents tronçons de la ville et aux cinq types de déchets :  jaune pour les emballages, bleu pour les papiers, vert pour les verres, gris pour les ordures qu’on ne peut pas recycler et marron pour les déchets organiques. Pour stimuler le tri, là aussi, la mairie a offert aux habitants une petite poubelle pour ces déchets organiques. Merci à ma chère LNA pour cette carte postale espagnole inhabituelle mais bien intéressante !

 

Les émissions de gaz à effet de serre baissent-elles en France, oui ou non ?! 12 septembre 2010

La réponse est OUI !!!! Et même si vous avez lu le contraire, sachez que c’est un faux débat entre le gouvernement qui se félicite de son travail et les experts qui chipotent sur les dates ! Voici quelques chiffres qui vous éclaireront je l’espère :

L’objectif de baisse des émissions de gaz à effet de serre fixé à la France au titre du protocole de Kyoto a été atteint. Les émissions ont baissé de 10,3% entre 1990 et 2009 ; cette diminution est très nette seulement depuis 2007 (-4% rien qu’en 2009) à la faveur de la prise de conscience des citoyens et entreprises, des actions gouvernementales en faveur des énergies propres, de la hausse du prix du charbon et du gaz mais surtout grâce à … la crise actuelle qui ralentit l’activité économique partout dans le monde. Cette performance est d’autant plus importante qu’elle s’est faite malgré une hausse de 10% de la population et avec des périodes de croissance forte.

En Europe, la tendance à la baisse est clairement confirmée également (-14 % entre 1990 et 2009) même si les disparités entre pays sont très fortes : émissions en baisse en France, Allemagne, Scandinavie, Royaume-Uni et dans les pays de l’ex bloc communiste (du fait de l’effondrement de certaines économies des pays de l’Est) et en hausse en Espagne (+42% :-( ), Irlande, Italie et Autriche. Les résultats de l’Union Européenne peuvent être mis en regard aussi des contre-performances d’autres pays industrialisés comme les Etats-Unis (+13% d’émissions de gaz à effet de serre), le Canada (24%), ou l’Australie (+31%).

L’accélération des baisses d’émissions de gaz à effet de serre fait même envisager aux dirigeants européens d’élever à 30% l’objectif de baisse pour 2020 au lieu des 20% prévus initialement !

Alors biensûr, ces résultats sont à la fois encourageants pour la France (dont les choix énergétiques majoritairement nucléaires permettent ces bons résultats mais créent aussi d’autres problèmes dont la gestion des déchets radioactifs)  et l’Europe qui doivent faire leur révolution culturelle et comportementale pour être compétitives demain ; ces résultats sont aussi décourageants quand on voit les émissions en hausse aux Etats-Unis notamment, et quand on imagine les hausses à venir dans les hypers pays tels que l’Inde ou la Chine qui naturellement aspirent à améliorer leur niveau de vie. Cette année la température moyenne sur Terre a été de 14° soit la moyenne la plus forte jamais enregistrée …

On peut se réjouir cependant en pensant que l’Europe montre l’exemple et prouve qu’il est possible d’inverser la tendance en matière d’émissions de gaz à effet de serre. Le chemin est encore long mais une toute petite lumière au bout du tunnel est bonne à prendre, non ?!

Source : http://www.terra-economica.info, http://www.lemonde.fr

et pour réviser vos basiques sur le sujet : http://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2010/01/02/effet-de-serre-vs-couche-dozone/

 

Bienvenue à l’euro-feuille ! 30 juin 2010

Classé dans : Alimentation,à l'étranger,c bon, c beau, c bio — greenmarie @ 10:10
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A partir de demain, ce nouveau logo destiné aux produits biologiques préemballés issus des 27 Etats Membres de l’Union Européenne remplacera celui que vous connaissiez peut-être déjà et qui était en circulation depuis les années 90 :

L’euro-feuille a été choisie à l’issue d’un concours européen ouvert aux étudiants d’écoles d’art et de graphisme.

Ce logo a vocation à aider les consommateurs dans leurs achats et à leur garantir des produits de qualité équivalente quel que soit le pays européen producteur. Obtenir la certification biologique c’est s’engager à répondre à des critères stricts, et subir des contrôles fréquents.

Lorsque vous achetez un produit portant le label bio de l’Union européenne, vous avez la certitude qu’au moins 95% des ingrédients du produit sont issus de la production biologique, qu’ils sont garantis sans OGM, et que les engrais chimiques et autres pesticides ont été bannis.

Alors bienvenue à l’euro- feuille !

 

Découvrez No Impact Man 23 avril 2010

ou "Peut-on sauver la planète sans rendre dingue sa famille ?". Ce livre au sous-titre évocateur m’a été offert par mon petit mari… vous croyez qu’il y a un message pas très caché derrière ce cadeau ?!!

L’auteur Colin Beavan est un écrivain new-yorkais qui vit à Manhattan et qui a décidé de réduire au maximum son empreinte environnementale et celle de sa famille pendant une année, femme et petite fille faisant partie de l’aventure à leur corps défendant au départ puis jouant le jeu. Le ton est assez drôle, léger quand il raconte ses premiers déboires, ses découvertes, les recherches de solutions, les relations avec ses amis et sa famille car biensûr au départ l’auteur est complètement néophyte en la matière ; comme n’importe quel américain moyen il surconsomme sans avoir aucune idée des conséquences de son mode de vie ni de la provenance de ce qu’il achète.

Imaginez : fini les transports en commun et vive la trottinette et le vélo, finis les ascenseurs, fini les mouchoirs en papiers, le papier toilette, les sacs plastiques, les gobelets, les plats à emporter et vive les petits plats maison avec des produits locaux et de saison, fini la télé et vive les jeux de sociétés, la lecture et les câlins sous la couette, fini le shopping et vive la récup’ et les dépôts vente... les entorses au règlement du projet No Impact : le café (sa femme y est accro), le gaz pour cuisiner, et la machine à laver.  Il ira jusqu’à couper l’électricité pour aller au bout de sa démarche qu’il va faire partager tous les jours à travers son blog devenu extrêmement populaire. Très vite les médias américains se sont emparés de son aventure, soit en la saluant soit en la ridiculisant, mais les encouragements et les bons conseils sont venus de tout le pays à travers les commentaires laissés par les lecteurs de son blog.

Ce qui m’a plu dans ce livre ? En plus du fait qu’il est agréable, facile à lire (surtout quand on est peinarde en vacances en Bretagne ;-) ) et bien documenté,  j’ai vraiment aimé que la démarche ne soit pas celle d’une privation mais plutôt d’une découverte et d’une démonstration que l’on peut vivre autrement qu’en essayant de rassasier (sans y arriver) notre soif de consommation frénétique. La France n’est pas les Etats-Unis où la consommation est un injonction de l’Etat, comme la raconte très bien Annie Leonard dans son film court devenu célèbre The Story of Stuff. Mais l’aventure humaine, les états d’âmes, les difficultés puis les petites et grandes victoires sont belles à partager avec l’auteur qui à l’occasion de cette expérience à la fois professionnelle et personnelle a redonné un sens à sa vie en se sentant plus utile aux autres et à la planète. Vous imaginez bien que tout cela a eu une certaine résonance sur moi qui essaie aussi à mon niveau de faire changer les choses, car c’est bien la morale de l’histoire : "nous pouvons tous faire changer ceux qui nous entourent en commençant par changer nous-même."

Bref, après vous l’avoir chaudement recommandé,  je n’ai plus qu’à le faire lire à celui qui me l’a offert, ce livre salutaire et sympathique ;-)   !

 

Bons baisers de New York ! 23 février 2010

Une petite carte postale pour vous chers lecteurs  :

"Une pensée de New York où je passe quelques jours, temps froid mais ensoleillé, pense bien à vous en déambulant dans les rues ! à bientôt, Green Marie xxx"

Le fait est que j’ai chaussé mes yeux aiguisés pour vous dénicher quelques trouvailles à partager et que je suis restée un peu sur ma faim ! Alors biensûr ce n’est pas en quelques jours et dans une seule ville qu’on peut appréhender la prise de conscience écologique des américains mais je pensais quand même avoir de bonnes surprises. Mes copines de là bas me disent qui si, les américains surfent à fond sur la vague verte avec toute l’énergie et la créativité qu’on leur connait quand il s’agit de trouver de nouveaux leviers de business ! Et c’est vrai que concernant New York précisément, j’ai retrouvé un article du Monde datant de mai dernier qui relate la politique de transformation urbaine ambitieuse du maire Michael Bloomberg autour de son PlaNYC 2030 (127 initiatives englobant espace, énergie, eau, air et transport) dont l’objectif affiché est de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30% d’ici à 2030 dans une ville qui comptera alors 9 millions d’habitants. L’Empire State Building montre l’exemple en changeant ses 6500 fenêtres et en rénovant ses systèmes de chauffage, aération et climatisation pour une réduction de consommation d’énergie attendue de 38% d’ici 3 ans.

  • Avec mes petits yeux, voici en tout cas ce que j’ai pu constater :

- Dans les magasins, pas ou peu d’offres de vêtements en coton bio, ni équitables ; hormis la pancarte chez Levi’s que je vous poste et la mention de 15% de fibres recyclées dans le jean’s que j’ai acheté. Que ce soit chez Gap ou les fashion Abercrombie et Uniqlo, je n’ai vu que du Made in China et aucune offre "green" ; ça n’a donc pas été difficile de ne pas succomber et pourtant chez Abercrombie c’était la totale : musique à fond, parfum d’ambiance bien connu les afficionados et de beaux et jeunes gens légèrement vêtus qui dansent et vous accueillent tout sourire à l’entrée et chaque étage du magasin !!! (non, ceux là ne sont pas là pour vous vendre des vêtements mais pour faire rêver les ados !). En revanche, il y a pas mal de magasins qui vendent du vintage, offrant ainsi une seconde vie aux vêtements, l’important c’est le style…

- Concernant le tri, ce sont surtout les canettes en alu qu’ils recyclent : dans l’avion, dans les restaurants, dans le métro et dans la rue j’ai trouvé ces deux collecteurs dans le quartier administratif près du City Hall  (je ne les ai pas vus ailleurs cela dit). Chez les particuliers, c’est surtout le verre qui est géré à part.

- Il m’a semblé que c’est encore le volet caritatif qui est le plus développé ; je crois que c’est assez culturel dans les pays anglo-saxons (Paul Newman et ses fameuses vinaigrettes était novateur !).

- Question nourriture j’ai eu l’occasion de manger dans un resto spécial "Gluten free" mais bizarrement n’ai pas vu de resto bio. Sur le plan "appétissant", mon green mari n’a pas été déçu : burgers et pastrami à gogo. On se retrouve facilement à manger de la viande matin, midi et soir ; sous la forme de sandwich et au breakfast dans les Dinners, mais aussi dans les pizzas et au menu de restaurants pour carnivores. Pas du tout écologique tout ça, pas terrible pour la santé et je ne parle pas du plan nutritionnel ni calorique :-)

- mais vous me direz que prendre l’avion n’est pas écologique du tout, et bien oui, c’est pour ça que je compense carbone : 49 euros pour un aller-retour Paris-New York en classe éco : http://www.climatmundi.fr/

Bons baisers de New York et à bientôt my friends :-D

 

 
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