Le quinoa est une plante originaire des Andes cultivée depuis des millénaires par les Incas qui pousse sur les hauts plateaux d’Amérique latine. La graine, seule partie que nous consommons, était considérée par les indiens comme sacrée, le symbole de la fertilité de la terre dans les rites paîens.
Ces dernières années, le quinoa est plébiscité en Europe et particulièrement en France, premier importateur mondial, où cette graine tendre est très appréciée et remplace désormais les céréales, le riz ou la semoule. Il faut dire que ses qualités gustatives et nutritionnelles sont nombreuses : riche en protéines, plein de minéraux, léger, croquant, goûtu, facile à cuisiner, il a tout pour plaire !
Devenu incontournable, on en trouve du blond, du rouge, du noir ; du bio, de l’équitable ; dans les plats cuisinés, les gels douche, le chocolat, les biscuits (notamment chez Alter Eco).
Mais cette success story qui permet aujourd’hui de faire vivre quelques 40 00 familles et limite l’exode rural sur les terres arides du sud de la Bolivie, a aussi un revers de la médaille que nous révèle un article du magazine Terra Eco. “Car en misant sur l’exportation, sa culture ancestrale s’est intensifiée au point de bouleverser les structures sociale et environnementale de la région. Elle menace même la fertilité des sols. (…) Abandon de l’élevage de lamas, appauvrissement des sols, érosion des terres et apparitions de nouveaux ravageurs, … d’année en année, la productivité baisse et la désertification est en marche. L’idée d’une juste rétribution des producteurs et la garantie “bio” constituent les clés du succès, mais elles ne suffisent pas à assurer la durabilité des cultures.”
Faut il dès lors bouder le quinoa ? biensûr non, d’abord parce qu’encore une fois il nourrit des familles dans des régions pauvres jusque là, ensuite parce qu’il est délicieux ! Il faut seulement être vigilant sur le fait qu’il soit bio et équitable, deux conditions qui font avancer la production vers un mode durable.
pour en savoir plus :
- sur le site de l’institut de recherche pour le développement : www.ird.fr/equeco
- avec l’article de Terra Eco de septembre 2009
Ca fait longtemps que je n’avais pas fait un vrai test de filles genre la bloggueuse qui prend sur elle pour faire des tests trop pénibles
Ceux qui suivent ce blog savent que je suis souvent contente de ce que j’essaie (certains me reprochent parfois de trop me laisser emballer par le marketing, c’est parfois vrai d’ailleurs), et bien là j’inaugure une série de billets sur les produits qui m’ont déçus.
Vous avez peut-être suivi la polémique sortie avant l’été sur les vertus supposées et avérées des produits bios à la suite de la publication d’une étude anglaise qui révélait que le contenu nutritionnel des produits bios n’était pas supérieur à celui des produits conventionnels.
La question du lait bio en bouteille plastique versus du lait pas bio en brique serait elle enfin résolue ?
Beaucoup d’articles ces temps-ci sur le bio français, qui donnent des informations unanimes sur le fait que les consommateurs français plébiscitent le bio, le voudraient moins cher mais qu’en face de cette demande l’offre de lait, de viande, de fruits et légumes est très en retard et ne permet pas de fournir la demande. Les produits bios sont donc largement importés… ce qui n’est pas vraiment écologique étant donné le CO2 généré par le transport de toutes ces matières premières ; un beau paradoxe à la française !
Depuis que j’ai repéré le magasin botanic juste à côté de mon boulot, je m’octroie le midi un petit saut au Café Philo et j’en profite pour feuilleter les ouvrages sur le jardinage et le développement durable en mangeant une salade et une brick aux légumes bio … du calme, de la verdure, un cadre en bois et verre, un vrai moment de détente en pleine semaine !
Green Marie déménage ! 

Comme j’avais peu écrit cette semaine, je suis allée faire le plein d’idées nouvelles au salon Planète Durable qui vient de fermer ses portes (Paris, Porte de Versailles). Autant vous dire tout de suite que comme j’y suis allée en fin de journée, j’ai trouvé le salon plutôt calme, les intervenants à leur stand plutot fatigués et les cadeaux plutot chiches !!