Beaucoup d’articles ces temps-ci sur le bio français, qui donnent des informations unanimes sur le fait que les consommateurs français plébiscitent le bio, le voudraient moins cher mais qu’en face de cette demande l’offre de lait, de viande, de fruits et légumes est très en retard et ne permet pas de fournir la demande. Les produits bios sont donc largement importés… ce qui n’est pas vraiment écologique étant donné le CO2 généré par le transport de toutes ces matières premières ; un beau paradoxe à la française !
La France était pourtant pionnière sur cette filière il y a 20 ans et s’est fait dépasser depuis par la plupart de ses voisins européens qui ont fait des choix politiques plus judicieux : la part de l’agriculture bio en France est de 2% aujourd’hui, celle de l’Autriche culmine à 13%, la Suisse 12%, l’Italie 9%, la République Tchèque 6,61%, l’Allemagne 4,85%, l’Espagne 3,73%, le Royaume Uni 3,60% … et les Etats Unis à moins d’un demi point !
“Le bio est soudain devenu, l’automne dernier, priorité nationale, Grenelle de l’environnement oblige. Michel Barnier, le ministre de l’agriculture, veut que triple d’ici quatre ans la surface agricole bio, de 500 000 hectares à 1,6 million d’hectares. Fort ambitieux. Il faudrait que les agriculteurs se convertissent en masse”. Or une conversion prend du temps – au moins 3 ans pour effacer la plus grande partie des pesticides des sols -, et la productivité d’une exploitation bio est moins importante qu’en agriculture conventionnelle.
Je vous invite à lire ce très bon article du Point : http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-05-26/l-incroyable-faillite-du-bio-francais/916/0/345177
ainsi que celui du magazine Terra Eco qui en a fait un dossier spécial, je vous reparlerai des arguments du bio pour la santé, la nature, l’emploi, le commerce, …dans un prochain billet.
Le label AB garantit qu’un aliment est composé d’au moins 95% d’ingrédients issu du mode de production biologique (sans pesticides, sans OGM), respectueux de l’environnement et du bien-être animal (pas d’antibiotiques préventifs).
La marque NF Environnement est l’écolabel français délivré par l’AFNOR Certification. A performance d’usage égale, la marque NF Environnement distingue celui dont l’impact sur l’environnement est réduit.
Seul écolabel européen, il a pour objectif de promouvoir la conception, la production, la commercialisation et l’utilisation de produits ayant une incidence moindre sur l’environnement pendant tout leur cycle de vie. Il concerne les produits et services tels que : appareils électroménagers, vêtements, produits de jardinage et d’entretien,…
Deux labels qui certifient qu’un produit en bois ou à base de bois a été produit à partir de bois issu de forêts gérées durablement. Un label français : Programme de Reconnaissance et des Certifications Forestières et un label international : Forest Stewardship Council, ce dernier étant le plus complet et rigoureux intégrant notamment la défense des peuples indigènes, des forestiers, etc…
L’association Cosmebio garantit que le produit qu’il a testé contient au minimum 95% d’ingrédients d’origine naturelle et au minimum 10% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique sur le total du produit fini. Respect de la nature, des équilibres naturels, aucun test sur les animaux, emballages et suremballages biodégradables ou recyclables, informations consommateur sur les ingrédients utilisés sont les critères de labellisation d’un produit cosmétique.
Le label MSC Marine Stewardship Council certifie les pêcheries qui contribuent à améliorer la santé des océans du monde entier , il aide à créer un marché international pour les produits de la mer durables.