Nicolas Hulot en couverture de GQ (le magazine des hommes esthètes et hype) c’est extrêmement surprenant, un peu le mariage de la carpe et du lapin voyez et en même temps dans mon couple par exemple, mon chéri ce serait GQ et moi Nicolas Hulot, donc ça marche pas mal ensemble finalement ! Tout ça pour dire quoi ? et bien que quand j’ai vu le numéro de septembre, je l’ai acheté tout de suite, je l’ai lu et après seulement je l’ai filé à monsieur des fois qu’il épouserait (aussi) ma cause …
Mais surtout, et c’est tout l’objet de ce post, ce qui m’a frappé c’est le paradoxe entre les photos façon mode de Nicolas Hulot (pas mal du tout !) et la profondeur de son discours et de son engagement. Il n’y a aucune coquetterie dans son message, au contraire il se radicalise. Son propos dépasse aujourd’hui largement la cause environnementale pour prendre en compte la dimension sociale des maux dont l’humanité entière souffre. S’il convient que les choses bougent ces dernières années, il constate aussi que “ce qu’on fait pour le développement durable nous donne le sentiment d’avoir traité le problème. Mais de simples aménagements ne suffisent pas. Chacun doit incarner le changement qu’il veut voir naître.” Il prône un renoncement inéluctable à un certain mode de vie , “sans révolution culturelle, les choses vont se réguler de gré ou de force. Ce qu’on va libérer en addictions, en névroses, on va le retrouver en humain, en relationnel, on va se retrouver soi-même. (…) Aujourd’hui on préfère l’objet à l’autre. (…) Notre société crée de la frustration parce qu’elle crée tous les matins de nouveaux désirs dont on se passait la veille.” Il estime que les signaux sont rouge vifs, “la réalité physique du monde ne nous permet pas de continuer. Une croissance infinie dans un monde fini, il faut être économiste ou fou pour y croire”.
L’article qui suit l’interview retrace les 7 vies de celui qui est présenté aujourd’hui comme un des lobbyistes les plus puissants de France (son pacte écologique a fait bouger les lignes de la dernière campagne présidentielle, la taxe carbone c’est lui) ; mieux encore, pour le journaliste, Nicolas Hulot serait “en train de dessiner ce que sera peut être l’homme politique de demain : issu de la société civile, sans parti ni étiquette, expert ès medias, hésitant quand il s’agit du pouvoir, conseiller plus que dirigeant.“
Voilà pourquoi le magazine GQ a choisi de le mettre en couverture, et je leur laisse le mot de la fin “Après s’il veut bien mettre une chemise digne de ce nom, on n’est pas contre …”
Rendez-vous le 19 octobre, pour la sortie en salle du Syndrome du Titanic.
http://www.fondation-nicolas-hulot.org/
http://www.menstyle.fr/magazine/a_la_une/articles/090826-gq-n19–septembre-2009.aspx

Devant l’afflux de question et le nombre de visites important sur
2 – Une fois le dispositif mis en place il faut communiquer en interne sur le sujet et mon conseil c’est d’opter pour un ton sympathique, convivial voire humoristique car beaucoup de salariés râlent d’avoir à se lever de leur chaise pour jeter des papiers ! et oui c’est triste … Il faut mettre des affichettes sur les poubelles dédiées au papier/carton/enveloppes/magazines/journaux (voire cannettes, …) et envoyer un mail ou faire des affiches pour expliquer la démarche. De mon côté j’avais joué la carte de la pédagogie en reprenant des chiffres donnés par l’ademe, ça donnait à peu près ceci : ”Le saviez vous ? un salarié utilise l’équivalent d’un arbre par an en papier. Voici quelques bonnes pratiques à observer : imprimer en recto verso, réutiliser les papiers imprimés en brouillon, fournir les documents aux clients sur une clé USB plutot qu’en impressions,… “. Je donne souvent le conseil de consulter le Petit Livre Vert de Nicolas Hulot et le site de l’ademe pour récupérer les bons conseils.


