mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Le film d’animation Cars 2 fâche l’industrie pétrolière 23 août 2011

Green Marie est encore en vacances, elle en profite pour faire tout ce qu’elle ne fait pas le reste de l’année : cuisiner, jardiner, bouquiner et… aller au ciné. Pas voir des films d’auteur remarquez, plutôt grand petit public du genre les Schtroumpfs ou Cars 2 ; ah bah oui, en vacances avec des enfants on ne fait pas toujours ce que l’on veut !!!

N’empêche que Cars 2 est un sujet tout trouvé pour mon blog. Je vous fais le pitch, comme on dit : un milliardaire organise une course automobile pour promouvoir un carburant alternatif au pétrole. Flash Mac Queen reprend du service ; il est maintenant un grand champion, il a gagné 4 fois la Piston Cup et, oui mesdames, il est encore amoureux de la jolie Porsche Sally  (lecteur qui n’as pas vu Cars 1, passe ton chemin ;-) ) ; il se retrouve embarqué malgré lui avec son pote Martin dans une histoire pleine de revrombissements menée pare-brise battant par l’agent Finn Mac Missile. Le méchant dans cette histoire, c’est l’industrie pétrolière qui veut décrédibiliser les carburants alternatifs pour mieux vendre son or noir … et à la fin, devinez qui gagne ? Flash biensûr avec le biocarburant de son copain Fillmore.

Bon, franchement ce nouvel opus n’a pas le charme décalé et surprenant du premier mais je relève que de plus en plus les problématiques actuelles sont présentes dans les films et notamment auprès des enfants. Déjà Pixar avec Wall-E, le petit robot qui compacte les déchets d’une planète bleue devenue poubelle et désertée par les hommes, nous avait alertés sur les excès de la société de consommation.

La morale écologique de l’histoire est-elle le vrai sujet du film ? Le réalisateur s’en défend et effectivement le volet écologique semble n’être là que pour alimenter le ressors d’un scénario qui oppose une fois encore les gentils et les méchants. Ce qui est plus intéressant, ce sont les réactions des libéraux américains qui ont qualifié le film de gauchiste et anti-pétrolier, crédibilisant encore plus leur image sectaire et agressive. Qu’il faille travailler au remplacement d’un pétrole qui viendra à manquer est une évidence, que des alternatives soient possibles l’est tout autant, que cette question soit vitale dans notre société énergivore et qu’elle inspire des auteurs est normal. Ca me fait penser à la pub Volkswagen qui se foutait de la gu… des écologistes représentés en hippies soixante-huitards qui s’effrayaient d’émettre du CO2 en parlant. Pourquoi cette question de la transition énergétique est-elle toujours aussi immature et passionnée ? 

En tout cas, le soi-disant endoctrinement des enfants dénoncé par les lobbies américains ne passera pas par mes fistons, lesquels n’ont rien compris à cette histoire d’espionnage jamesbondienne ni aux enjeux du réchauffement climatique d’ailleurs ; les Green Marie Babies sont trop petits, je les laisse peinards encore quelques années après, hop, tous au tri !

Voir l’article sur le sujet du site Rue89

Ps : un conseil en passant : oubliez le film des Schtroumpfs, c’est tout niais et très inutilement américanisé pour le coup.

 

Les émissions de gaz à effet de serre baissent-elles en France, oui ou non ?! 12 septembre 2010

La réponse est OUI !!!! Et même si vous avez lu le contraire, sachez que c’est un faux débat entre le gouvernement qui se félicite de son travail et les experts qui chipotent sur les dates ! Voici quelques chiffres qui vous éclaireront je l’espère :

L’objectif de baisse des émissions de gaz à effet de serre fixé à la France au titre du protocole de Kyoto a été atteint. Les émissions ont baissé de 10,3% entre 1990 et 2009 ; cette diminution est très nette seulement depuis 2007 (-4% rien qu’en 2009) à la faveur de la prise de conscience des citoyens et entreprises, des actions gouvernementales en faveur des énergies propres, de la hausse du prix du charbon et du gaz mais surtout grâce à … la crise actuelle qui ralentit l’activité économique partout dans le monde. Cette performance est d’autant plus importante qu’elle s’est faite malgré une hausse de 10% de la population et avec des périodes de croissance forte.

En Europe, la tendance à la baisse est clairement confirmée également (-14 % entre 1990 et 2009) même si les disparités entre pays sont très fortes : émissions en baisse en France, Allemagne, Scandinavie, Royaume-Uni et dans les pays de l’ex bloc communiste (du fait de l’effondrement de certaines économies des pays de l’Est) et en hausse en Espagne (+42% :-( ), Irlande, Italie et Autriche. Les résultats de l’Union Européenne peuvent être mis en regard aussi des contre-performances d’autres pays industrialisés comme les Etats-Unis (+13% d’émissions de gaz à effet de serre), le Canada (24%), ou l’Australie (+31%).

L’accélération des baisses d’émissions de gaz à effet de serre fait même envisager aux dirigeants européens d’élever à 30% l’objectif de baisse pour 2020 au lieu des 20% prévus initialement !

Alors biensûr, ces résultats sont à la fois encourageants pour la France (dont les choix énergétiques majoritairement nucléaires permettent ces bons résultats mais créent aussi d’autres problèmes dont la gestion des déchets radioactifs)  et l’Europe qui doivent faire leur révolution culturelle et comportementale pour être compétitives demain ; ces résultats sont aussi décourageants quand on voit les émissions en hausse aux Etats-Unis notamment, et quand on imagine les hausses à venir dans les hypers pays tels que l’Inde ou la Chine qui naturellement aspirent à améliorer leur niveau de vie. Cette année la température moyenne sur Terre a été de 14° soit la moyenne la plus forte jamais enregistrée …

On peut se réjouir cependant en pensant que l’Europe montre l’exemple et prouve qu’il est possible d’inverser la tendance en matière d’émissions de gaz à effet de serre. Le chemin est encore long mais une toute petite lumière au bout du tunnel est bonne à prendre, non ?!

Source : http://www.terra-economica.info, http://www.lemonde.fr

et pour réviser vos basiques sur le sujet : http://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2010/01/02/effet-de-serre-vs-couche-dozone/

 

Saignant ou à point le greenwashing ?! 8 juin 2010

Et hop un bon petit cas de greenwashing découvert aujourd’hui dans le métro ! Pour augmenter les ventes de viande rouge ou pour contrer la mauvaise réputation méritée de l’élevage intensif, l’interprofessionnelle de la viande bovine sort une campagne de communication qui m’a quelque peu hérissé les poils ..."Le boeuf, une énergie naturelle".

La pauvre Nature est décidément invoquée à toutes les sauces, déjà on avait "Faim de naturel" pour le jambon Herta issu de cochons n’ayant jamais vu un brin d’herbe, maintenant c’est la viande rouge dont l’excès est connu pour favoriser les maladies cardiovasculaires. Le pire c’est que l’élevage dans le monde est responsable de près de 20% des émissions de gaz à effet de serre … non seulement faire engraisser ses grosses bêtes nécessite beaucoup d’eau (4000 litres pour l’équivalent d’un steack) et de céréales (7 kilos pour un kilo de viande) mais en plus le méthane qui s’échappe de leurs orifices est 21 fois plus réchauffant que le CO2 dans l’atmosphère.

Alors c’est sûr, le boeuf c’est plus naturel qu’un bâton de surimi mais quant à ses bienfaits sur l’homme et la nature, on repassera ! ( OK l’élevage français n’est pas celui des Etats Unis ni de l’Amérique latine mais quand même faut pas pousser mémé dans les orties – j’adore cette expression ;-) )

Pour en savoir plus, je vous renvoie vers mon précédent billet sur le sujet.

 

J’ai regardé pour vous Capital Terre sur M6 25 mars 2010

... et vous savez quoi ? J’ai trouvé l’émission vraiment bien ! Moi qui ne regardais plus Capital et ses sujets racoleurs depuis des années, j’avoue que j’ai trouvé l’adaptation vraiment réussie et même pertinente. L’angle choisi qui part de notre quotidien en remontant toute la filière de production est incroyablement efficace : que ce soit les chips et l’huile de palme ou le boeuf et l’élevage intensif, la démonstration est implacable car très complète, concrète et argumentée. On voit la matière première et toutes les étapes de fabrication, y compris en usine ce qui est peu courant et croyez moi ça donne envie de se mettre au fourneau plus souvent pour éviter les plats industriels ! La volonté du reportage est de faire prendre conscience de l’impact de ce que l’on mange, impact énorme et le plus souvent insoupçonné.

Il faut juste se faire à l’idée que Guy Lagache est dans un plan sur deux : Guy en Tshirt dans la forêt indonésienne, Guy sur une barque, Guy dans son  4×4, Guy avec une charlotte sur la tête dans une usine, Guy qui goute des pommes de terre cuites au micro-ondes… etc, en même temps on a vu garçon moins agréable à regarder ;-)

> sur l’huile de palme, le constat est simplement dramatique et la responsabilité de l’industrie agro-alimentaire est énorme ; l’huile de palme, parce qu’elle est la moins chère à produire, est aujourd’hui la matière grasse la plus employée au monde, on la trouve partout : poissons panés, gâteaux secs, chips, glaces, plats cuisinés, biscuits, le Nutella, les Kinder, etc. Et pourtant elle n’est pas bonne pour la santé et provoque des désastres écologiques en Indonésie et en Malaisie (ces deux pays à eux seuls représentent 80% de la production mondiale) où les forêts primaires sont rasées pour faire pousser de façon intensive le palmier à huile. La biodiversité recule sous la pression des tronçonneuses, le nombre d’orang-outangs a été divisé par deux, ils meurent à cause de la chute des arbres ou de faim faute d’espace vital suffisant et biensur la disparition de tous ces arbres participe au réchauffement climatique puisqu’ils n’absorbent plus le CO2 (le palmier est une plante, et une plante absorbe 3x moins qu’un arbre).

> concernant l’élevage intensif, je vous avais déjà raconté son impact prédominant sur l’environnement, mais le reportage est allé plus loin. On a pu voir un élevage 75 000 têtes, réparties dans des enclos sans herbe, car les bêtes naturellement herbivores sont priées de manger plutot du maïs qui permet d’engraisser plus vite et subissent des piqûres d’hormones de croissance. Ainsi cet élevage industriel engraisse des bêtes en 18 mois là où il en fallait le double auparavant ; la productivité augmente car la demande est de plus en plus importante et qu’elle a permis de faire baisser le prix de la viande de 30% en 30 ans au mépris du respect de la vie animale. L’impact écologique de ces élevages est en outre consternant : méthane dégagé par les bêtes responsable de 18% des gaz à effet de serres mondiaux, infiltrations des sols et des nappes phréatiques avec des antibiotiques, hormones de croissance et autres nitrates dégagés par la bouse, surfaces agricoles destinées aux céréales pour nourrir les bêtes, etc…

> Mais le reportage propose aussi des façons de consommer plus responsable en étant plus vigilants : produits locaux, de saison, bios, viande et volailles issues d’élevage traditionnel, indice carbone sur les emballages (chez Casino qui a été précurseur) ou encore industriel soucieux de qualité, de santé et d’environnement tel Findus qui propose des poissons panés à base d’huile de colza plus chère que celle de palme mais aussi plus saine.

Le sujet de l’alimentation mondialisée, vous l’avez compris, est complexe. Les enjeux sont énormes, avec une population planétaire qui passera de 7 à 9 milliards d’hommes d’ici 40 ans et qu’il faut nourrir. Les habitants du monde ne sont pas égaux devant la faim selon qu’ils vivent dans des pays riches ou pauvres, dotés de terres agricoles ou non. L’exemple de l’Ethiopie, sorte de mère porteuse de nourriture pour des pays comme l’Inde dont la production en terre éthiopienne n’est destinée qu’aux indiens et qui ne profite absolument pas aux indigènes, est symbolique de la prise de conscience que nous sommes sur une petite planète à qui l’on demande beaucoup trop.


Vous le constatez, l’émission était riche d’informations, elle m’a vraiment emballée, j’ai hâte de voir la suivante ! et d’ici là ouvrez l’oeil en faisant vos courses …

http://www.m6.fr/emission-capital_terre/

 

Earth Hour : éteignez vos lumières le 27 mars entre 20h30 et 21h30 20 mars 2010

Classé dans : Les bonnes pratiques — greenmarie @ 9:55
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"En 2007, les associations écologistes de l’Alliance pour la Planète appellent la France à éteindre ses lumières pendant 5 minutes. Trois millions de foyers se mobilisent, les villes éteignent leurs monuments les plus emblématiques. L’initiative est reprise spontanément dans de nombreux pays et devient le symbole de l’engagement de tous contre le péril climatique. Pour renforcer le caractère spectaculaire de cet évènement, le WWF-Australie étend les 5 minutes à une heure.

Earth Hour est aujourd’hui « la plus grande manifestation en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique »(Ban Ki-Moon, secrétaire des Nations Unies) En 2009, des centaines de millions de personnes dans près de 4000 villes et 88 pays ont éteint leurs lumières pendant une heure pour manifester leur soutien à la lutte contre le changement climatique. Le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro, la Tour Eiffel, les Pyramides de Gizeh, l’Acropole d’Athènes, l’Alhambra de Grenade, etc. Au total 375 monuments symboliques ont participé à l’opération Earth Hour. En France, plus de 200 villes ont éteint leurs monuments emblématiques dont la Tour Eiffel, et ce, en présence de Jim Leape (Directeur du WWF-France), Denis Baupin (Adjoint au Maire de Paris en charge du Développement Durable), Jean-Louis Borloo (Ministre du Développement Durable) et Chantal Jouanno (Secrétaire d’Etat en charge de l’Ecologie).

À l’échelle du territoire national, Earth Hour a représenté une économie de 1% de la consommation d’électricité métropolitaine soit 800 mégawatts, ce qui équivaut à la consommation journalière d’une ville comme Lyon (qui compte plus d’un million d’habitants).

L’événement Earth Hour va bien au-delà du simple fait d’éteindre les lumières pendant 60 minutes. En participant à Earth Hour 2010, une nouvelle occasion de nous faire entendre nous est donnée.

Le 27 mars 2010, de 20h30 à 21h30, faites un geste pour la planète : éteignez vos lumières, allumez vos consciences !"

http://www.earthhour.fr/


 

L’imposture de Claude Allègre 3 mars 2010

Classé dans : C'est dit — greenmarie @ 8:01
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Une fois n’est pas coutume, je vais relayer une polémique car je suis extrèmement agacée par Claude Allègre qui ne trouve rien de mieux pour faire parler de lui que de jouer avec le feu en proférant des contre-vérités. Le GIEC regroupe 95% des plus grands spécialistes mondiaux du climat ; et de nos jours on entend plus parler des climato-sceptiques que des travaux du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat.
Je ne prétends pas être une experte sur le sujet donc je vous donne à lire la réponse parue le 2 mars dans le Monde de Jean-Louis Feloux, ancien responsable des programmes d’observation de la Terre du CNES et ancien directeur des recherches océaniques de l’Ifremerdu, qui réfute de façon argumentée les assertions d’Allègre.
"Première assertion mensongère : "Imposture que d’affirmer qu’on peut prévoir, qu’on sait prévoir le climat qu’il fera dans un siècle. (…)On sait, au contraire, que la météo est imprévisible à plus de quatre jours, et parfois moins." Elève Allègre, vous êtes recalé ! Vous confondez (mais vous le faites exprès, je n’en doute pas) la prévision météorologique et la projection climatique. Un médecin serait imprudent de prévoir votre disparition à court terme. Mais il lui est facile d’affirmer que dans un siècle vous ne serez plus des nôtres (moi non plus, d’ailleurs). De même, la prévision déterministe du temps météorologique trouve ses limites dans une fourchette de 4 à 15 jours, selon la latitude. Mais on peut prédire la prochaine glaciation, rythmée par les oscillations de l’orbite terrestre sous l’influence des autres astres du système solaire. Et on peut projeter la température moyenne au cours du siècle à venir, en extrapolant le bilan radiatif de la Terre sous l’influence d’un effet de serre accru – phénomène que les physiciens du siècle dernier comprenaient déjà mieux que vous ne faites mine de le faire – et en fonction de scénarios de comportement de nos sociétés, hélas trop optimistes (et vous aurez à répondre de votre minuscule rôle dans la fuite en avant que vous encouragez).

Deuxième mensonge : "affirmer que le changement climatique que l’on observe – sans savoir dans quel sens, finalement, il aura lieu – serait dû à un facteur unique : les teneurs en gaz carbonique de l’atmosphère". Mensonge renforcé d’autres assertions non moins fielleuses :"incapacité (congénitale ?) des climatologues à maîtriser certaines méthodes statistiques","observations accréditant l’idée que le Soleil joue un rôle majeur". Les climatologues parlent des gaz à effet de serre, dont le dioxyde de carbone n’est que le plus important, mais n’ignorent ni le méthane, ni les oxydes d’azote, ni les CFC, et quelques autres, ni surtout la vapeur d’eau, dont le rôle d’amplification de l’effet de serre additionnel est fondamental. Mais ils soulignent que le long temps de résidence dans l’atmosphère du dioxyde de carbone, de l’ordre du siècle, en fait le problème numéro un. Ce que Claude Allègre feint d’ignorer.

Quant au changement climatique observé, il est "sans équivoque". N’en déplaise à Claude Allègre, il n’y a pas de satellite climato-sceptique (non plus d’ailleurs que les autres systèmes d’observation). Au demeurant, les satellites, les flotteurs et les mouillages océaniques, les systèmes de mesure au sol, en avion ou en ballon, n’ont pas d’opinion : ils se bornent à observer et mesurer plus de vingt variables climatiques essentielles. Et ce qu’ils imagent et mesurent est "sans équivoque" : le niveau de l’océan s’élève d’un peu plus de 3 mm par an, à un rythme double de celui du XXe siècle ; les glaces de mer arctiques se réduisent en été comme peau de chagrin : plus de 5 millions de km2 disparus en trente ans ; le Groenland fond bien plus vite que prévu ; la déforestation ne ralentit pas, et elle compte pour 15 % des 10 milliards de tonnes de carbone déversés chaque année dans l’atmosphère, qui s’enrichit chaque année de 3 parties par million de CO2 ; le contenu thermique de l’océan augmente ; l’océan renferme un réchauffement global retardé qui viendra inexorablement s’ajouter à celui déjà enregistré ; l’acidité des océans s’accroît elle aussi, par suite de la dissolution du gaz carbonique en excédent dans l’atmosphère, au grand dam des organismes marins qui n’ont rien connu de tel au cours des derniers 25 millions d’années au moins.

(…)

Troisième mensonge : aucun climatologue ne prétend que le changement climatique serait le seul problème auquel l’humanité aurait à faire face. Les défis cumulés et interconnectés de l’énergie, de l’eau, de l’alimentation, de la démographie, sans parler des maladies émergentes ou de la prolifération nucléaire, sont bien réels, et le problème climatique ne fait qu’aggraver les conditions de leur solution, notamment pour les plus pauvres dont Claude Allègre prétend se faire le héraut. (…)

pour lire l’article en entier :

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/03/01/claude-allegre-en-finir-avec-l-imposture-par-jean-louis-fellous_1312676_3232.html

 

Surfez mieux, surfez slow ! 13 février 2010

On a du mal à imaginer la réalité physique et technique qui se cache derrière les échanges virtuels apportés par l’ordinateur et notamment la révolution Internet ; et pourtant avec les mails, les réseaux sociaux, les échanges de vidéos et de musique, rien qu’en 2005 la facture d’électricité liée à l’informatique avait été estimée à 5,4 milliards d’euros et à 27,3 millions le nombre de serveurs informatiques dans le monde ce qui correspond à la production annuelle de 14 centrales nucléaires… Il est vrai que le principe de paiement des abonnements à Internet en forfait ne permet pas de prendre conscience de notre consommation réelle, et cache donc l’impact énergétique et environnemental de chaque internaute.

Et pourtant, Internet ce sont des millions de machines, de serveurs, de routeurs, de câbles sous terrains et sous marins qui occupent des millions de kilomètres carrés, qui consomment de l’énergie et des métaux, qui chauffent … et qu’il faut refroidir avec des gaz toxiques comme le fréon. Tour cela a un impact environnemental fort, certains géants du secteur comme Google réfléchissent même à délocaliser leurs serveurs californiens en Finlande pour faire baisser la température !

Savez-vous qu’une simple requête sur un moteur de recherche va transiter par 5 à 10 serveurs à l’aller et la même chose au retour ? Vous l’avez compris les impacts de notre consommation d’Internet sont conséquents, c’est ainsi que Laurent Berthelot et François Rochet, spécialistes du web, avec 5 autres accolytes, ont créé le principe du Slow Surf, ou comment surfer qualitatif plutôt que quantitatif !

Sur leur site http://slowsurf.org, ils vous proposent 40 tips (bonnes pratiques) pour améliorer votre surf en efficacité et donc en limitant votre impact. Voici quelques exemples à retenir :

  • Tapez directement l’adresse url du site sur lequel vous souhaitez aller plutôt que de passer par un moteur de recherche. Astuce : référencez les sites que vous fréquentez régulièrement dans vos favoris.
  • Faites des requêtes efficaces : en soignant l’orthographe des mots que vous tapez mais aussi en améliorant la pertinence de vos recherches. Globalement plus vous mettez de mots, plus vous êtes précis, plus les réponses apportées le sont du premier coup. Par exemple, vous cherchez un resto pour emmener votre moitié fêter la saint Valentin : tapez restaurant bio Paris 15, plutôt que restaurant bio tout court (attention au parisianisme ;-) ).
  • Utilisez le bouton retour pour revenir aux résultats de votre recherche plutôt que de la relancer à chaque fois que vous consultez un des sites préconisés.
  • Ne laissez pas ouvertes sur votre ordinateur les applications dont vous ne vous servez pas .
  • Soyez légers sur la mise en copie de vos mails, n’en abusez pas, car même si les réfractaires vous disent que "la taille du bouton Envoyer est la même pour un mail envoyé à un ou dix", vous savez désormais vous que l’impact énergétique de l’est pas !

Je vous laisse découvrir les autres bonnes pratiques à adopter, et surtout prenez le temps de (bien) surfer !!

Merci à Laurent et François de m’avoir reçue. Vous pouvez aussi adhérer au mouvement sur facebook ;-)

 

Ikéa propose le covoiturage à ses clients 13 janvier 2010

Depuis mars dernier, l’enseigne Ikéa a mis en place une plateforme de covoiturage en ligne à disposition de ses clients. Très simple, vous entrez le nom du magasin au départ ou à l’arrivée, ou le repérez grâce à la géolocalisation, postez votre annonce en tant que conducteur et passager et enfin vous appelez le contact si vos annonces correspondent !

http://covoiturage.ikea.fr/

L’enseigne suédoise a lancé une réflexion plus globale pour réduire son impact sur le réchauffement climatique et noué dans cette perspective un partenariat stratégique avec le WWF en mars 2009. De tels partenariats permettent aux entreprises d’être conseillées et accompagnées par des experts de l’ONG, qui en retour leur demandent de financer des projets concrets de préservation de la biodiversité.

Les engagements d’Ikéa en matière d’efficacité énergétique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre :

- Réduire de 25 % sa consommation énergétique totale par rapport à 2005 (par mètre cube vendu en magasin et mètre cube déplacé dans les dépôts centraux)

- Utiliser 100 % d’énergies renouvelables pour les besoins en électricité et chauffage des unités IKEA

- Cesser la vente d’ampoules à incandescence fin 2009

Avec un objectif de passer de 5% à 15% en 2015 de visiteurs ayant recours aux transports doux, Ikéa commence seulement avec le covoiturage à mettre en place une politique plus ambitieuse.

> Green Marie ayant le sens pratique comme vous le savez, elle s’est posé une question : "mais comment tu fais si tu repars avec un canapé, deux lampes, 3 sachets de daims et une plante verte ??? tu squattes la voiture de ton conducteur occasionnel qui sera dès lors vacciné contre le covoiturage ?!!! " La réponse qui m’a été faite a achevé de me convaincre de l’utilité d’une telle pratique conviviale après tout : un client qui envisage d’acheter sa cuisine chez Ikéa revient en moyenne 5 fois !!! Mais oui biensur, c’est du vécu : repérer le modèle de cuisine, prendre les mesures, voir un conseiller et dessiner son plan sur une petite fiche quadrillée avec le crayon de bois, revenir parce que b…de…m ça rentre pas dans ma vraie cuisine, refaire le plan, commander les éléments, revenir parce "eh m… j’ai oublié les plinthes, …ça vous rappelle quelque chose ?!

 

Manger moins de viande fait (beaucoup) de bien à la planète 7 janvier 2010

Classé dans : Alimentation — greenmarie @ 9:08
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Ami carnivore, passe ton chemin ! ou bien laisse toi convaincre de baisser ta ration hebdomadaire de viande ! Sais tu combien, toi citoyen des pays industrialisés, tu consommes de viande par an ? 80 kg, et encore ce chiffre stagne dans les pays dits développés, en revanche la croissance de la consommation de produits issus de l’élevage (viande, produits laitiers) est fulgurante dans les pays en voie de développement, ce qui amènera à doubler la production d’ici 2050 selon les experts.

Les conséquences ? des pénuries annoncées de viande mais aussi de ce qui permet de la "produire", l’eau, les céréales -7 kg sont nécessaires pour produire 1 kg de viande -, les terres cultivables qui sont prises sur les terres boisées notamment (70%  des terres boisées d’Amérique du sud sont désormais consacrées à l’élevage ; et au niveau planétaire la déforestation pour convertir des terres en pâturages ou en cultures fourragères représente 9% des émissions de CO2).

Ces pénuries affecteront les hommes puisque aujourd’hui 40% des céréales cultivées dans le monde sont destinées à alimenter le bétail. Nous cultivons de la nourriture pour nourrir des animaux afin qu’ils nous nourrissent : c’est un cercle vicieux non ?

Deux solutions conjointes sont envisageables :

- la baisse de la consommation, et en plus c’est bon pour la santé :  c’est vrai, l’excès de viande accroit le risque de maladies cardio-vasculaires, l’obésité et le diabète. En revanche, elle est source de fer, vitamines B12, zinc, sélénium ; tout comme le poisson ou les oeufs, elle fait partie d’un régime alimentaire équilibré pour peu qu’on n’en abuse pas. Une fois par jour est déjà beaucoup.

- l’amélioration des modes de production car l’élevage intensif est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre. D’une part le stockage et l’épendage de fumier est responsable de 65% des émissions d’oxyde nitreux, qui est un puissant gaz à effet de serre , d’autre part le méthane dégagé par les éructations et gaz des ruminants représente plus d’un tiers du méthane émis par l’activité humaine. Déjà l’INRA a découvert qu’en introduisant de l’huile de lin dans l’alimentation des bêtes, les émissions de méthane baissaient d’un tiers.

Alors face à ces constats édifiants que faire ? pas facile de réduire la ration de viande et les laitages surtout quand on aime la bonne chair (et la raclette ô combien réconfortante par ces grands froids!). La solution est de varier le plus possible les menus, introduire de nouveaux ingrédients, limiter la viande à une fois par jour maximum, mixer les légumes, les céréales, les féculents, le poisson, le tofu, les légumineuses,… allez sortez vos livres de recettes !

Source : Le Monde du 23 décembre 2009

 

Effet de serre, couche d’ozone, réchauffement climatique : faisons le point 2 janvier 2010

Faisons un petit jeu !

Qui peut m’expliquer la différence entre l’effet de serre, le réchauffement climatique et le trou dans la couche d’ozone ? Cette question va paraitre incongrue à des écocitoyens bien informés mais le fait est qu’il y a souvent des amalgames entre ces sujets.

tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac

Bon allez je vais être sympa, je vais vous répondre !

L’effet de serre est un phénomène naturel, il régule la température autour de la Terre ; sans lui la Terre serait congélée à -18° !!!

Le réchauffement climatique n’a rien de naturel lui puisqu’il est provoqué par l’activité humaine, qui depuis un siècle produit démesurément de la chaleur, du CO2, et détruit parallèlement les ressources naturelles. Notamment les forêts, dont les arbres ont la capacité d’absorber le CO2 et sont de véritables puits de carbone. En détruisant la forêt, on accentue encore plus le phénomène de réchauffement. C’est que ces millions de tonnes de  CO2 s’accumulent d’année en année dans l’atmosphère, elles sont stockées ! Quand on sait qu’il faut 100 ans au CO2 pour disparaître, on comprend mieux pourquoi il y a urgence à freiner les émissions.

Le fameux trou dans la couche d’ozone, qui fut dans les années 80 l’un des premiers sujets à interpeller les citoyens du monde entier, n’a rien à voir avec le climat ; en effet, le rôle de la couche d’ozone est de filtrer les rayons du soleil. Sans cette couche de protection les rayons solaires sont très violents et dangeureux pour les hommes notamment or à certaines périodes de l’année elle connait des trous. Et si les principaux produits chimiques responsables de la destruction de l’ozone, les CFC présents dans les aérosols notamment, sont désormais interdits, ils ont parfois été remplacés pour des produits encore plus nocifs !

alors ça y est c’est plus clair ?! merci qui ? merci green Marie !  ;-)

 

 
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