mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Tri du papier au bureau (2) 26 février 2009

Filed under: au bureau,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 6:00
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image-13 Devant l’afflux de question et le nombre de visites important sur mon premier billet, je vais compléter l’information sur le tri du papier au bureau.

1 – Tout d’abord, je conseille de bien préparer son projet avant de le soumettre à la Direction de son entreprise car si tout le monde trouve à priori ce type de démarche positive en revanche si la proposition est mal ficelée personne ne vous aidera ; par nature les collaborateurs sont rétifs au changement…

Il faut commencer par estimer le volume de papier jeté par semaine (les services généraux le savent sinon il faut aller constater soi même le remplissage des containers !), puis contacter sa mairie pour voir quelles pratiques sont mises en place avec les entreprises, si pas de possibilités de ce côté là, trouver un ou deux prestataires ou associations locales et leur faire faire un devis. Ensuite faire un audit des poubelles existantes dans l’entreprise, faut il en ajouter de grandes à disposer par groupe de salariés qui ne recueilleront que des papiers ou bien des poubelles à double bac pour tout le monde ? pour des raisons de confidentialité il faut prévoir une broyeuse à documents pour les services comme les RH, compta, gestion, etc…

 

image-232 – Une fois le dispositif mis en place il faut communiquer en interne sur le sujet et mon conseil c’est d’opter pour un ton sympathique, convivial voire humoristique car beaucoup de salariés râlent d’avoir à se lever de leur chaise pour jeter des papiers ! et oui c’est triste … Il faut mettre des affichettes sur les poubelles dédiées au papier/carton/enveloppes/magazines/journaux (voire cannettes, …) et envoyer un mail ou faire des affiches pour expliquer la démarche. De mon côté j’avais joué la carte de la pédagogie en reprenant des chiffres donnés par l’ademe, ça donnait à peu près ceci :  « Le saviez vous ?  un salarié utilise l’équivalent d’un arbre par an en papier. Voici quelques bonnes pratiques à observer : imprimer en recto verso, réutiliser les papiers imprimés en brouillon, fournir les documents aux clients sur une clé USB plutot qu’en impressions,… « . Je donne souvent le conseil de consulter le Petit Livre Vert de Nicolas Hulot et le site de l’ademe pour récupérer les bons conseils.

 

3 – Enfin cette démarche est à coupler avec une diminution de l’utilisation du papier car le recycler c’est bien mais ne pas en utiliser c’est mieux ! Pour cela il y a des trucs comme ne pas mettre à disposition les ramettes de papier auprès des collaborateurs qui ont souvent l’impression que c’est une denrée inépuisable. Ce travail peut vous amener à communiquer sur les économies d’énergies (éteindre la lumière en quittant les toilettes, salles de réunion ou bureau le soir), utilisation des gobelets à limiter (se doter d’un mug, un verre ou d’une petite bouteille à remplir à la fontaine), … 

bref une fois lancé, on n’a plus envie de s’arrêter ! Il est important d’être identifié en interne comme la personne qui est responsable de la mise en place du tri mais je redoute toujours les collègues qui vous disent à chaque fois qu’ils vous croisent : j’ai pensé à toi j’ai jeté mes documents dans la poubelle du tri ! Je réponds souvent : ce n’est pas à moi qu’il faut penser mais à la planète, à  nos enfants !!!

 

Pour finir, je vous conseille de mettre en place une boite à idée ou une adresse mail à disposition des collaborateurs pour qu’ils puissent exprimer leurs idées d’optimisation, leurs remarques, leurs suggestions ; plus on est participatif plus c’est facile de faire adhérer l’ensemble des collaborateurs.

 

S’y retrouver dans les écolabels 25 février 2009

Les écolabels sont des indicateurs indispensables pour les consommateurs qui souhaitent consommer de façon responsable, ils sont pour les plus connus extrêmement fiables ; mais de nouveaux labels apparaissent au risque de semer la confusion, petit passage en revue des principaux labels existants :

 

image-12 Le label AB garantit qu’un aliment est composé d’au moins 95% d’ingrédients issu du mode de production biologique (sans pesticides, sans OGM), respectueux de l’environnement et du bien-être animal (pas d’antibiotiques préventifs). 

www.agencebio.org/

 

image-22La marque NF Environnement est l’écolabel français délivré par l’AFNOR Certification. A performance d’usage égale, la marque NF Environnement distingue celui dont l’impact sur l’environnement est réduit.

www.marque-nf.com/pages.asp?ref=gp_reconnaitre_nf_nfenvironnement

 

image-33 Seul écolabel européen,  il a pour objectif de promouvoir la conception, la production, la commercialisation et l’utilisation de produits ayant une incidence moindre sur l’environnement pendant tout leur cycle de vie. Il concerne les produits et services tels que : appareils électroménagers, vêtements, produits de jardinage et d’entretien,…

www.ecolabel.fr        

 

image-42  image-53 Deux labels qui certifient qu’un produit en bois ou à base de bois a été produit à partir de bois issu de forêts gérées  durablement. Un label français : Programme de Reconnaissance et des Certifications Forestières et un label international : Forest Stewardship Council, ce dernier étant le plus complet et rigoureux intégrant notamment la défense des peuples indigènes, des forestiers, etc…

Pour un point très complet : http://www.greenpeace.org/france/campaigns/forets/label-fsc-certification

 

image-71 L’association Cosmebio garantit que le produit qu’il a testé contient au minimum 95% d’ingrédients d’origine naturelle et au minimum 10% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique sur le total du produit fini. Respect de la nature, des équilibres naturels, aucun test sur les animaux, emballages et suremballages biodégradables ou recyclables, informations consommateur sur les ingrédients utilisés sont les critères de labellisation d’un produit cosmétique. http://www.cosmebio.org/

 

image-8 Le label MSC Marine Stewardship Council certifie les pêcheries qui contribuent à améliorer la santé des océans du monde entier , il aide à créer un marché international pour les produits de la mer durables.

http://www.msc.org/fr

 

 

pour en savoir plus :  http://www.lefigaro.fr/vert/2009/01/20/01023-20090120ARTFIG00533-trop-nombreux-les-ecolabels-perdent-en-visibilite-.php

 

Un salon de l’agriculture (enfin) sous le signe du développement durable 22 février 2009

Filed under: Alimentation — greenmarie @ 9:40
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« Cette 46e édition sera l’occasion pour la profession de mettre en avant les efforts faits en matière de développement durable, un enjeu crucial pour elle. Alors que le Parlement vient de voter la loi Grenelle I et s’apprête à examiner son deuxième volet, les agriculteurs peuvent difficilement rester sourds aux attentes environnementales. De plus en plus sensibles à la préservation de l’eau, des paysages et des sols, les citoyens sont aussi plus exigeants sur la qualité de leur alimentation. Deux domaines où les agriculteurs ont fort à faire pour remonter la pente. Premier pays agricole européen, la France a joué depuis la deuxième Guerre mondiale la carte de l’agriculture productiviste et de l’utilisation intensive des pesticides. Elle est aussi le principal bénéficiaire des aides européennes, avec 10 milliards d’euros sur une enveloppe globale de 53 milliards.

Mais les temps changent. Plusieurs pays européens ne veulent plus consacrer un tel budget au secteur agricole, souhaitant le réorienter vers la recherche. Et Bruxelles demande que les aides soient désormais plus liées à la préservation de l’environnement.

Date clef, 2013 sera l’année où sera renégocié le montant du budget de la politique agricole commune (PAC), les nouveaux venus dans l’Union européenne demandant aussi une part du gâteau. Les agriculteurs français sont inquiets. Ils n’ont plus que trois ans pour se préparer à un virage que d’autres pays européens ont anticipé depuis plusieurs années déjà. Pour les aider à préparer cette échéance, M. Sarkozy leur a promis un projet de loi de modernisation de l’agriculture. Il sera déposé avant fin 2009, avec pour objectifs de « consolider la compétitivité et renforcer l’organisation économique » du secteur. Le gouvernement va aussi débloquer une enveloppe de 300 millions d’euros en 2010, une aide qui sera reconduite en 2011. »

 

Je rajouterais deux choses, la première c’est que l’agriculture avec le bâtiment sont les deux très gros secteurs pollueurs, bien au-delà de la pollution domestique

MAIS je finirais quand même par le message de ma copine bretonne S. qui connait bien le secteur et défend cette belle profession qu’est agriculteur : « Il ne faut pas oublier quand même que ce sont eux qui nous nourrissent ! ».

Pas faux … pourvu qu’ils nous nourrissent sans polluer nos rivières et nos estomacs !

 

source : yahoo  voir l’article en entier

http://www.salon-agriculture.com/

 

Tri : les erreurs les plus fréquemment commises 19 février 2009

Filed under: Les bonnes pratiques,Tri des déchets — greenmarie @ 8:00
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Le tri (sélectif) est entré dans les habitudes des français mais il suffit d’aller faire un petit tour dans les poubelles de l’immeuble pour voir que c’est du grand n’importe quoi la plupart du temps !! Souvent je me pose la question de qui sont ceux qui : coincent des sacs plastique dans la bouche des poubelles pour le verre, qui mettent de la nourriture dans les poubelles jaunes, qui jettent leurs bouteilles en plastique dans la poubelle verte ; hypothèses : des étourdis ? des personnes très très âgées qui n’y voient plus très clair ? des « saboteurs » qui veulent emm… le monde ? des personnes pleines de bonnes intentions qui en font trop ? (là, il parait que je ressemble à la fille du sketch de Valérie Lemercier…  😉 )

A Paris, on a des affichettes assez bien faites avec des photos de quel déchet va dans quelle poubelle, c’est assez simple. Cela dit, il y a pas mal de gens qui pensent que le point vert signifie recyclable et balancent donc quasiment tous leurs emballages dans la poubelle jaune. Cf mon tout premier billet !

Pour rappel :

* le bac blanc sert pour le verre (sans les bouchons, ni couvercles, pas de verre pharmaceutique, ni vaisselle, ni ampoules, ni mirroir, ni de pots en terre cuite)

*le bac jaune sert pour les emballages et le papier
Il y a trois catégories d’emballage, à jeter impérativement en vrac et non enfermés dans des sacs plastiques :
-> les plastiques : bouteilles et flacons uniquement (pas les barquettes de jambon, ni les films plastique, ni les pots de yaourts…)
-> les emballages cartons et cartonnettes
-> les emballages en métal : boîtes de conserve, canettes, aérosols, couvercles de petits pots bébé
-> et
– les papiers, les revues, les journaux (sans les films plastique entourant les revues)

* le bac vert sert pour tout le reste !

 

    Ce qui pose le plus de problèmes dans le bac jaune

  • les sacs plastique (seuls ou fermés avec des déchets de dedans), ils sont éjectés de la chaine de tri sans même être ouverts ; 
  • le verre (accidentogène pour les trieurs, eh oui, il y a des hommes qui trient à la main nos déchets ! à Ivry, à Villeneuve le Roi…)
  • les déchets organiques (là aussi, pas terribles pour les trieurs et en plus ça pollue tout le reste du bac)
  • le polystyrène 

 

Certains déchets comme les pots de yaourts qui ne sont pas recyclés aujourd’hui pourraient l’être  mais on a fait le choix en France, parce qu’entre autre on a des incinérateurs qui ont besoin de tourner, de ne pas multiplier les filières de revalorisation. Du coup, on peut avoir l’impression que l’on ne valorise que des déchets « standardisés ». Les incinérateurs ont besoin d’énergie et le pouvoir calorifique du plastique permet de faire monter les fours en température (combustion > 950° pour ne pas produire de dioxines). L’Allemagne recycle beaucoup plus de catégories de déchets que nous par exemple.

Pour être tout à fait complète, il y a aussi à Paris des colonnes d’apport volontaire pour le verre ( bocaux en verre, bouteilles en verre ) et des déchèteries pour apporter les DEEE (TV, frigo, ordinateur), et les encombrants (sommiers, matelas, mobilier).

Il n’en reste pas moins que « LE MEILLEUR DECHET EST CELUI QU’ON NE PRODUIT PAS » (je l’aime bien cette maxime !) »

 

Merci à mon amie P. spécialiste du tri sélectif pour toutes ces informations, si vous avez des questions, laissez un commentaire, elle vous répondra.

et pour en savoir plus :  www.siom.fr et www.dechets.paris.fr ou encore appeler le 3975

et biensûr vous pouvez accéder à tous les billets que j’ai rédigés sur le sujet en cliquant dans la catégorie Tri des déchets de la colonne de droite.

 

Alter Eco, un incontournable du commerce équitable 18 février 2009

 

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 Le commerce équitable est en plein essor en France, les marques de grandes distribution s’y mettent aussi ; Max Havelaar est le label le plus connu parce qu’il est l’un des pionniers.

Qu’est ce que le commerce équitable ? C’est un commerce solidaire, direct, juste, transparent, qualitatif*. Il permet aux cultivateurs et producteurs de vendre leurs récoltes et d’être payés à un prix juste qui leur permette d’avoir un revenu fixe et garanti pour vivre dignement et développer une activité économique pérenne dans des zones en voie de développement (du sud le plus souvent). Les produits les plus couramment proposés issus du commerce équitable sont le riz, le sucre, le coton, le thé, le café, le chocolat mais j’ai découvert aussi les cookies ! 

J’ai choisi de vous parler d’ALTER ECO, PME française d’une cinquantaine de personnes créée en 1998 et dont la devise affichée sur certains de leurs produits est « Made in respect ». Encore une fois, c’est un exemple d’entreprise moderne qui adopte une démarche de transparence avec ses clients en multipliant des informations sur la provenance des produits, leur composition, la taille de la structure qui les fabrique , les ingrédients d’origine, l’empreinte carbone,  les engagements de l’entreprise et enfin un outil malin : l’alterecomètre qui à l’intérieur de chaque emballage vous détaille le nombre de familles bénéficiaires des revenus de la vente, la surface cultivée, le pourcentage de revenus supplémentaires pour les producteurs, et pour la coopérative et enfin le pourcentage du prix de vente pour le pays d’origine. Il y a également une photo des producteurs qui crée une proximité et une empathie incroyables !

Les produits d’altereco sont disponibles dans pas mal de grandes enseignes de distribution, personnellement j’ai passé commande sur leur site internet et j’ai été livrée 2 jours après. Tout est bon ! comme vous le voyez sur la photo je suis friande de chocolat et je n’ai pas été déçue ! J’ai également acheté des produits de beauté  que j’ai bien appréciés mais je précise que si certaines denrées alimentaires sont bios chez altereco en revanche les cosmétiques ne le sont pas MAIS à base de 95% d’ingrédients d’origine naturelle, sans parfum de synthèse, sans colorant chimique, sans OGM, non testés sur les animaux et dans des emballages non polluants et recyclables.

*définition d’altereco

 

C’est quand même plus sympa de savoir par qui, où et comment ce que vous mangez est fabriqué non ? la satisfaction d’être utile à une bonne cause donne une sacrée saveur aux ingrédients cuisinés ; ça tombe bien, altereco fournit le livret de recettes !

www.altereco.com

et aussi www.maxhavelaarfrance.org

http://boutique.consoglobe.com/

 

Rouler vert dans Paris 16 février 2009

Filed under: au bureau,C malin !,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 8:30
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Deux moyens identifiés pour vous (en dehors de votre vélo, vos pieds, votre trottinette, vos rollers ou de l’indispensable Vélib’ !) :

image-7les coursiers et services de livraison de marchandises de moins de 100 kg en centre-ville : http://www.lapetitereine.com/


image-61les taxis « verts » : « La compagnie de transports Verture, créée en septembre 2007, revendique être le premier service de berlines éco-chics à Paris. « Nous proposons un service écologique associé à un service haut de gamme », explique Thomas Gerbault, PDG et cofondateur de Verture. La société utilise une flotte composée exclusivement de Prius, la voiture hybride de Toyota. Verture propose à ses clients des trajets avec une empreinte carbone zéro, validée par la société ClimatMundi, spécialiste bilan et compensation carbone. Le coût de la compensation carbone est inclus dans la course. Les prix sont un peu plus élevés que les taxis « classiques » mais sont forfaitaires. (…)

Augmenter la part de véhicules hybrides est l’un des axes pour les compagnies de taxis afin de surfer sur le créneau porteur de l’écologiquement correct. Les compagnies Taxis bleus ont lancé les taxis « verts » avec environ 150 voitures, sur 2 500. La compagnie G7 dispose, elle, d’environ 200 voitures hybrides sur environ 5 000. Mais les chauffeurs de taxi ne sont pas toujours faciles à convertir à la conduite « verte ». Et les clients n’ont pas encore le réflexe.(…) »

source : lemonde.fr voir l’article en entier

 

ça se passe comme ça dans l’autre pays du fromage … 14 février 2009

Filed under: au bureau,à l'étranger,C malin !,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 8:27
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image-11Une fois n’est pas coutume, voici un petit billet pour le week-end parce que j’ai reçu hier un email qui m’a fait marrer de ma copine D. qui habite en Hollande :

« Aujourd’hui : Journée Nationale (hollandaise) du gros pull. Ils demandent à tout le monde de porter un petit pull à la maison et de baisser le chauffage de 1 ou 2 degrés…. Rien à dire il se passe des choses intéressantes dans ce pays. Je continue mes investigations…Bisous,D.« 


image-21 Moins anecdotique, elle m’a également envoyé le lien pour télécharger gratuitement une police d’ordinateur écologique créée par une agence de création néerlandaise pour consommer moins d’encre : Ecofont

« L’illustration ci-dessus explique au mieux le principe d’Ecofont: de minuscules évidements circulaires dans le corps des caractères. Si le résultat n’est pas très beau, quand il est grossi à ce point, l’utilisation avec une taille de casse courante rend par contre très bien… tout en économisant de l’encre. Bien entendu, le résultat dépendra aussi des logiciels et des écrans utilisés… Ecofont s’intègre très bien dans OpenOffice, Appleworks et MS Office 2007. Les meilleurs résultats s’obtiennent avec une imprimante Laser. »

http://www.ecofont.eu/ecofont_en_detail_fr.html


Voilà mon premier billet international ! Il faut dire que j’ai envoyé des messages à toutes mes copines qui habitent à l’étranger pour qu’elles nous fassent partager les pratiques écologiques de leur pays d’adoption ! Prochain billet international : les pratiques écolos d’irréductibles bretons ;-D