mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Vivement 2010 ! 23 décembre 2009

Filed under: mes états d'âme ! — greenmarie @ 9:01
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Ouhlala j’écris moins de billets en ce moment !

Il y aurait plein de raisons légitimes : le rhume qui ramollit le cerveau, les fêtes de famille à préparer, les cadeaux à emballer, des fistons qui dorment peu, un travail à assurer dans la journée, la neige et le verglas qui rallongent les temps de transport … tout cela est vrai mais il y a aussi le fiasco de Copenhague qui coupe un peu les pattes, il faut bien l’avouer.

En même temps, quand on y pense c’était fou de croire que du premier coup, tous les politiques et les experts allaient se mettre d’accord ! C’était aussi fou que d’imaginer possible que plus de 130 pays se mettent autour de la table pour discuter du climat. Aujourd’hui tout le monde cherche des coupables : la Chine et les Etats-Unis, les européens désunis, le manque de leadership…

Ce qui me scotche le plus c’est que le sujet a été monté en épingle à outrance ces dernières semaines et que dès le lendemain il était relégué après les problèmes de santé d’un chanteur, lequel, aussi talentueux soit-il, ne devrait pas rivaliser avec l’avenir de la planète.

Alors Copenhague n’a t il été qu’un phénomène médiatique ? évidemment que non ; mais l’échec de ce sommet fait perdre un temps précieux à tous, conforte les écosceptiques et risque de démobiliser les citoyens.

Alors que proposer pour 2010 ? continuer sans relâche à faire de la pédagogie autour de soi, continuer à s’impliquer dans les enjeux environnementaux et sociaux, continuer à croire en l’utilité de nos démarches personnelles, à tenter de faire avancer la cause environnementale autour de soi – famille, amis, collègues, commerçants, voisins …-

Très belles fêtes de fin d’année à tous, ressourcez-vous,  et rendez-vous bientot pour une nouvelle année porteuse d’espoir !

 

Gaspillage de nourriture vs accroissement de la production agricole 16 décembre 2009

Filed under: Alimentation — greenmarie @ 7:30

Voici un article paru dans le Monde, particulièrement éloquent notamment en ces périodes de fêtes synonymes de trop plein :

« Et si, au lieu de chercher à augmenter la production agricole pour nourrir le monde, les hommes commençaient par cesser de gaspiller la nourriture ? Une étude, parue dans la revue scientifique PLOS One de novembre, démontre que, chaque année, 40 % de l’alimentation disponible aux Etats-Unis est jetée. Ce gâchis entraîne la dilapidation d’un quart de l’eau douce consommée annuellement dans le pays (utilisée pour produire ces aliments) et de l’équivalent en énergie de 300 millions de barils de pétrole par an. Ces données confirment des estimations antérieures du gaspillage alimentaire dans les pays développés, évalué de 30 % à 40 % des denrées.

Le phénomène touche également les pays en développement. Les chiffres sont discutés, mais les pertes atteindraient entre 10 % et 60 % des récoltes, en fonction des produits agricoles. « La pensée dominante veut que pour répondre au doublement de la demande alimentaire dans les décennies à venir, il faut augmenter la production, affirme Jan Lundqvist, directeur du comité scientifique du Stockholm International Water Institute (SIWI). Il serait plus rationnel de chercher d’abord à réduire le gaspillage. Celui-ci conduit à une dilapidation de ressources qui se font de plus en plus rares, notamment l’eau. »

Pour aboutir à leur estimation du gaspillage outre-Atlantique, des physiologistes de l’Institut national de la santé américain ont calculé la différence entre les quantités de nourriture disponibles dans le pays et la consommation des habitants, estimée à partir de l’évolution de leur poids moyen.

Résultat : en 1970, chaque Américain absorbait en moyenne 2 100 calories par jour, tandis que la nourriture disponible par personne équivalait à 3 000 calories. Aujourd’hui, ces chiffres atteignent respectivement 2 300 et 3 800 calories. Dans l’intervalle, le poids moyen a augmenté de 10 kg. « La différence entre les deux chiffres correspond aux quantités jetées, explique Kevin Hall, responsable de l’étude. Elles s’élevaient à un peu moins de 30 % de l’alimentation disponible en 1970, contre 40 % aujourd’hui. »

Dans les pays riches, l’essentiel des pertes a lieu « en bout de chaîne ». La distribution rejette une partie des produits en fonction de critères esthétiques, et applique des marges de sécurité importantes sur les dates limites de consommation. Mais des pertes considérables ont également lieu dans la restauration collective et… dans les cuisines des particuliers.

Une étude détaillée du contenu des poubelles en Grande-Bretagne, parue en novembre 2009, estime que 25 % des aliments achetés par les ménages sont jetés. On trouve dans les détritus, par ordre d’importance, des légumes frais et des salades, des boissons, des fruits, des produits de boulangerie, de la viande et du poisson… Selon WRAP (Waste and resources action programme), l’organisme public qui a mené l’enquête, l’essentiel de ce gaspillage est évitable : soit les aliments n’ont pas été consommés à temps, soit ils ont été préparés en trop grande quantité. Ils représentent l’équivalent de 13 milliards d’euros par an (soit 530 euros par ménage et par an), et 2,4 % des émissions de gaz à effet de serre du pays.

Dans les pays en développement, on ne parle pas de gaspillage, mais de pertes, et les raisons en sont très différentes. « Elles sont dues à de mauvaises conditions de récolte, de transport, de stockage, et à une formation insuffisante sur les méthodes de conservation des aliments« , explique Stepanka Gallatova à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Assez limitées pour les céréales, elles peuvent atteindre des volumes considérables pour les denrées périssables. Elles s’amplifient avec l’urbanisation : plus les lieux de consommation s’éloignent des lieux de production, plus la chaîne d’approvisionnement se complexifie et les risques de pertes augmentent.

(…)

pour lire la suite : www.lemonde.fr

 

Pour un Noël solidaire 13 décembre 2009

Filed under: culturel,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 9:28
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Et si on profitait de cette période où nos cartes bleues chauffent, nos chéquiers s’effeuillent, nos billets de banque s’envolent pour consacrer un moment, un billet, un cadeau pour ceux qui n’en ont pas ? Rien de plus facile !

>> en faisant emballer nos paquets par les nombreuses associations qui se mobilisent pendant les fêtes pour récolter des fonds : les pères Noël verts du Secours Populaire, la Croix Rouge, les Scouts de France, les Blouses Roses, …(j’étais d’ailleurs estomaquée cet après-midi de voir des personnes remercier les bénévoles avec de la monnaie de singe, c’est à dire un sourire, ou encore se servir allègrement et gratuitement du papier cadeau des bénévoles !)

>> en faisant un don ou en achetant des cadeaux dans les boutiques en ligne des ONG : Action contre la faim, Restos du coeurWWF (pandas comme objets de déco, peluches d’animaux menacés, cabas)  Greenpeace (TShirts), Handicap International (écharpes, bijoux, sac à sapin), Unicef (cartes voeux)…

>> en invitant ceux de notre entourage qui sont seuls à Noël, toutes générations confondues.

Plein de bons sentiments tout ça ? et bien oui, j’assume, c’est tellement simple d’être utile et ça fait tellement de bien au moral !

 

Pour un Noël responsable

Filed under: Les bonnes pratiques,Tri des déchets — greenmarie @ 8:55
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Noël est l’occasion de faire plaisir à ceux qu’on aime, mais il est difficile de donner du sens à la débauche de nourriture, de cadeaux, d’emballages habituelle.

D’un point de vue écologique, quelques réflexes simples peuvent alléger la note :

  • dresser la table avec de la vraie vaisselle et non de la jetable,
  • cuisiner des produits de saison (humm les clémentines corses !) , peu de viande et dans des quantités raisonnables (on mange toujours trop dans les diners de réveillon !)
  • limiter les emballages cadeau, et les récupérer en les pliant soigneusement, ou les trier pour être recyclés,
  • préférer les commandes par internet plutôt qu’en magasin (4 X moins de Co2 émis*)
  • choisissez des cadeaux dématérialisés (places de cinéma/concert/spectacle, chèques cadeau, musique à télécharger prépayée)
  • et le minimum, c’est d’acheter un cadeau utile !!! Ce gadget humoristique, ce joli pull avec un renne, ce bonnet de père Noël qui clignote, ces jouets en plastiques comme les pistolets ou les aspirateurs ont-ils un réel intérêt  ?

Sur ce, Green Marie, ne fait pas sa rabat-joie et souhaite sincèrement à chacun de passer un beau Noël chaleureux et solidaire 🙂

* d’après l’étude de la Fédération de la Vente à Distance.

 

J’ai visité pour vous un centre de tri 5 décembre 2009

Filed under: Marques responsables,Tri des déchets — greenmarie @ 6:42
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Je suis allée visiter un centre de tri en région parisienne samedi dernier sur une invitation d’Eco-Emballage, c’était une première. Tout d’abord il faut savoir qu’on parle désormais de valorisation des déchets car les matières une fois triées réintègrent un marché économique en étant revendues avant d’être transformées. Elles sont d’ailleurs sujettes aux variations des cours, plutôt bas en cette période de crise économique et de concurrence chinoise.

De quelles matières parle-t-on :

  • les papiers/journaux/magazines/emballages carton qui sont transformés en pâte à papier puis en papier recyclé ou carton,
  • les bouteilles et flacons en plastique, qui sont séparés entre le plastique transparent des bouteilles d’eau et les plastiques opaques type bouteilles de lait. Ces plastiques soit sont de nouveau transformés en bouteilles et flacons soit en oreillers, vêtements polaires, sièges auto, revêtements de sol pour jeux d’enfants ou salles de sport, …
  • les métaux : aluminium et fer des boites de conserve par exemple, recyclables à l’infini. Les cannettes sont déjà en partie refabriquées à partir de métaux recyclés.
  • le verre qui fait l’objet d’une valorisation à part, car il nécessite d’avoir des fours très chauds pour être fondu, recyclable lui aussi à l’infini.
  • mais aussi les déchets ménagers qui peuvent être transformés en compost après une étape de transformation organique et ensuite répandus dans les champs d’agriculteurs.

Ce que je retiens de la visite ? pas tant le côté technique du pré-tri qui est mécanisable mais plutôt la main de l’homme qui termine le travail. Dans des conditions de travail pénibles, des hommes et femmes trient debout, 7 heures par jour, les déchets qui défilent devant leurs yeux sur un tapis roulant avec une pause de 15 min le matin, 1/2 heure pour déjeuner et un quart d’heure l’après-midi. Ces travailleurs non qualifiés peuvent toutefois trouver un intérêt à travailler dans ces centres de tri grâce aux formations apportées notamment l’apprentissage de la lecture et écriture du français. Voir des montagnes de déchets fait réfléchir à la chaîne de production des produits qui ne font que transiter chez nous autres particuliers. Le meilleur déchet étant celui qu’on ne produit pas, je vais être d’autant plus vigilante désormais à cuisiner par moi même des produits achetés en vrac afin de limiter les produits emballés.

Pour finir, sachez qu’aujourd’hui 63% des emballages sont recyclés, qu’EcoEmballage a un objectif fixé par le gouvernement de 75% d’ici 2012, que ceux qui trient le moins sont les 13/34 ans, ceux qui trient le mieux sont les personnes âgées !

Enfin je vous remets l’adresse du site d’EcoEmballage qui est très bien fait pour savoir ce qui se recycle et ce qui ne se recycle pas, sachant qu’une application iPhone va bientôt sortir … pratique quand on est hésitant devant sa poubelle !

http://tri-recyclage.ecoemballages.fr

ps : Vous saviez n’est ce pas que le point vert avec les deux flèches ne veut pas dire que l’emballage est recyclable ? il est désormais présent sur 95% des emballages et signifie que les entreprises ont cotisé auprès d’EcoEmballage pour participer à la valorisation des emballages qu’elles génèrent.