mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

J’ai testé pour vous : les lessives écologiques (2) 27 février 2010

Filed under: Marques responsables,Tri des déchets — greenmarie @ 9:38
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Dans mon premier billet sur le même sujet, je vous avais fait part de ma déception face aux lessives écologiques, alors j’ai continué à en tester d’autres pour trouver LA lessive qui lave efficacement sans polluer nos rivières, et vous savez quoi ? je l’ai trouvée ! J’en ai même deux à vous soumettre :

  • d’abord la lessive allemande Rainett hypoallergénique à l’Aloé Vera, sans phosphate, ni conservateur, ni colorant. Elle est parrainée par le WWF et porte l’indispensable label écologique européen, la fleur d’étoiles bleues. Son emballage minimaliste en plastique souple et transparent est plutot pratique et prend peu de place.
  • et surtout la lessive liquide écologique de la marque belge et leader sur son marché Ecover, qui est de loin celle qui lave le mieux selon moi. J’ai pris le conditionnement de 5 litres avec un robinet verseur ; quand le sachet plastique à l’intérieur est vide on le jette mais on peut mettre la brique de carton au recyclage. J’ai regardé les ingrédients qui ne m’ont pas paru suspects alors pourquoi j’ai pas trouvé de label écologique sur la boite ?
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Bons baisers de New York ! 23 février 2010

Une petite carte postale pour vous chers lecteurs  :

« Une pensée de New York où je passe quelques jours, temps froid mais ensoleillé, pense bien à vous en déambulant dans les rues ! à bientôt, Green Marie xxx »

Le fait est que j’ai chaussé mes yeux aiguisés pour vous dénicher quelques trouvailles à partager et que je suis restée un peu sur ma faim ! Alors biensûr ce n’est pas en quelques jours et dans une seule ville qu’on peut appréhender la prise de conscience écologique des américains mais je pensais quand même avoir de bonnes surprises. Mes copines de là bas me disent qui si, les américains surfent à fond sur la vague verte avec toute l’énergie et la créativité qu’on leur connait quand il s’agit de trouver de nouveaux leviers de business ! Et c’est vrai que concernant New York précisément, j’ai retrouvé un article du Monde datant de mai dernier qui relate la politique de transformation urbaine ambitieuse du maire Michael Bloomberg autour de son PlaNYC 2030 (127 initiatives englobant espace, énergie, eau, air et transport) dont l’objectif affiché est de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30% d’ici à 2030 dans une ville qui comptera alors 9 millions d’habitants. L’Empire State Building montre l’exemple en changeant ses 6500 fenêtres et en rénovant ses systèmes de chauffage, aération et climatisation pour une réduction de consommation d’énergie attendue de 38% d’ici 3 ans.

  • Avec mes petits yeux, voici en tout cas ce que j’ai pu constater :

Dans les magasins, pas ou peu d’offres de vêtements en coton bio, ni équitables ; hormis la pancarte chez Levi’s que je vous poste et la mention de 15% de fibres recyclées dans le jean’s que j’ai acheté. Que ce soit chez Gap ou les fashion Abercrombie et Uniqlo, je n’ai vu que du Made in China et aucune offre « green » ; ça n’a donc pas été difficile de ne pas succomber et pourtant chez Abercrombie c’était la totale : musique à fond, parfum d’ambiance bien connu les afficionados et de beaux et jeunes gens légèrement vêtus qui dansent et vous accueillent tout sourire à l’entrée et chaque étage du magasin !!! (non, ceux là ne sont pas là pour vous vendre des vêtements mais pour faire rêver les ados !). En revanche, il y a pas mal de magasins qui vendent du vintage, offrant ainsi une seconde vie aux vêtements, l’important c’est le style…

Concernant le tri, ce sont surtout les canettes en alu qu’ils recyclent : dans l’avion, dans les restaurants, dans le métro et dans la rue j’ai trouvé ces deux collecteurs dans le quartier administratif près du City Hall  (je ne les ai pas vus ailleurs cela dit). Chez les particuliers, c’est surtout le verre qui est géré à part.

Il m’a semblé que c’est encore le volet caritatif qui est le plus développé ; je crois que c’est assez culturel dans les pays anglo-saxons (Paul Newman et ses fameuses vinaigrettes était novateur !).

Question nourriture j’ai eu l’occasion de manger dans un resto spécial « Gluten free » mais bizarrement n’ai pas vu de resto bio. Sur le plan « appétissant », mon green mari n’a pas été déçu : burgers et pastrami à gogo. On se retrouve facilement à manger de la viande matin, midi et soir ; sous la forme de sandwich et au breakfast dans les Dinners, mais aussi dans les pizzas et au menu de restaurants pour carnivores. Pas du tout écologique tout ça, pas terrible pour la santé et je ne parle pas du plan nutritionnel ni calorique 🙂

– mais vous me direz que prendre l’avion n’est pas écologique du tout, et bien oui, c’est pour ça que je compense carbone : 49 euros pour un aller-retour Paris-New York en classe éco : http://www.climatmundi.fr/

Bons baisers de New York et à bientôt my friends 😀

 

Surfez mieux, surfez slow ! 13 février 2010

On a du mal à imaginer la réalité physique et technique qui se cache derrière les échanges virtuels apportés par l’ordinateur et notamment la révolution Internet ; et pourtant avec les mails, les réseaux sociaux, les échanges de vidéos et de musique, rien qu’en 2005 la facture d’électricité liée à l’informatique avait été estimée à 5,4 milliards d’euros et à 27,3 millions le nombre de serveurs informatiques dans le monde ce qui correspond à la production annuelle de 14 centrales nucléaires… Il est vrai que le principe de paiement des abonnements à Internet en forfait ne permet pas de prendre conscience de notre consommation réelle, et cache donc l’impact énergétique et environnemental de chaque internaute.

Et pourtant, Internet ce sont des millions de machines, de serveurs, de routeurs, de câbles sous terrains et sous marins qui occupent des millions de kilomètres carrés, qui consomment de l’énergie et des métaux, qui chauffent … et qu’il faut refroidir avec des gaz toxiques comme le fréon. Tour cela a un impact environnemental fort, certains géants du secteur comme Google réfléchissent même à délocaliser leurs serveurs californiens en Finlande pour faire baisser la température !

Savez-vous qu’une simple requête sur un moteur de recherche va transiter par 5 à 10 serveurs à l’aller et la même chose au retour ? Vous l’avez compris les impacts de notre consommation d’Internet sont conséquents, c’est ainsi que Laurent Berthelot et François Rochet, spécialistes du web, avec 5 autres accolytes, ont créé le principe du Slow Surf, ou comment surfer qualitatif plutôt que quantitatif !

Sur leur site http://slowsurf.org, ils vous proposent 40 tips (bonnes pratiques) pour améliorer votre surf en efficacité et donc en limitant votre impact. Voici quelques exemples à retenir :

  • Tapez directement l’adresse url du site sur lequel vous souhaitez aller plutôt que de passer par un moteur de recherche. Astuce : référencez les sites que vous fréquentez régulièrement dans vos favoris.
  • Faites des requêtes efficaces : en soignant l’orthographe des mots que vous tapez mais aussi en améliorant la pertinence de vos recherches. Globalement plus vous mettez de mots, plus vous êtes précis, plus les réponses apportées le sont du premier coup. Par exemple, vous cherchez un resto pour emmener votre moitié fêter la saint Valentin : tapez restaurant bio Paris 15, plutôt que restaurant bio tout court (attention au parisianisme 😉 ).
  • Utilisez le bouton retour pour revenir aux résultats de votre recherche plutôt que de la relancer à chaque fois que vous consultez un des sites préconisés.
  • Ne laissez pas ouvertes sur votre ordinateur les applications dont vous ne vous servez pas .
  • Soyez légers sur la mise en copie de vos mails, n’en abusez pas, car même si les réfractaires vous disent que « la taille du bouton Envoyer est la même pour un mail envoyé à un ou dix », vous savez désormais vous que l’impact énergétique de l’est pas !

Je vous laisse découvrir les autres bonnes pratiques à adopter, et surtout prenez le temps de (bien) surfer !!

Merci à Laurent et François de m’avoir reçue. Vous pouvez aussi adhérer au mouvement sur facebook 😉

 

Les soldes, oui s’il y a du coton bio ! 6 février 2010

Filed under: c bon, c beau, c bio,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 9:14
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Bon ça y est j’ai succombé aux soldes lesquelles rien que d’y penser me donnaient des boutons il y a 3 semaines ; trop tôt sans doute après l’overdose d’achats de Noël.

Mais voilà je suis tombée sur des fringues en coton bio ou recyclées et ça m’a bien plu ! car autant pour la nourriture et les cosmétiques j’ai mes repères autant pour les vêtements je trouve que la filière bio est souvent cantonnée à des marques confidentielles pas faciles d’accès, au style assez pointu et parfois très chères.

Je revois mon jugement après un passage chez Muji où j’ai pu acheter un jean en coton bio et un tshirt fabriqué à partir de fils recyclés (cf la photo), plutôt pas mal non ? et côté prix, pas d’exagération : jean à 60 € et Tshirt à 20€. Chez H&M, j’ai trouvé des tshirts et chaussettes en coton bio à petits prix.(Vous me direz que le bio pas cher donne des garanties environnementales et pas sociales, c’est sûrement vrai), et chez Petit Bateau j’ai acheté des sous vêtements en coton bio également (7,50€ le slip enfant tout de même).

Les enseignes de grande distribution ne sont pas en reste, notamment Monoprix dont les ventes de TShirts et layette en coton bio s’élèvent désormais à hauteur de 15% des ventes de ces gammes de produits.

Alors biensûr, même bio le coton reste une aberration écologique car très très gros consommateur d’eau et de pesticides ; mais comme par ailleurs la coton est l’objet de luttes commerciales sans merci entre les gros producteurs américains ultra subventionnés et notamment les petits producteurs africains, encourager la culture de coton bio c’est favoriser la qualité et la démarche de progrès des petits producteurs. Le must ? le coton équitable ET bio, ça existe ! Le label Max Havelaar y travaille …

 

Vêtements à donner : où trouver les conteneurs 1 février 2010

Filed under: C malin !,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 9:35
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Vous avez rangé les affaires d’été, trié les vêtements des enfants, sorti de la cave le linge de maison de belle-maman, consenti à vous délester de votre joli pull rose fushia que monsieur ne supporte plus, vous vous êtes résolu au fait que cette année non plus vous ne ferez pas de sport et d’ailleurs ce petit short moulant n’est plus vraiment à votre taille … bref vous avez un gros sac plein de vêtements et vous ne savez qu’en faire !

Cliquez sur le site des relais d’Emmaüs pour savoir où trouver les conteneurs blancs de recueil des vêtements, couvertures et chaussures dans votre ville : http://www.lerelais.org/lci/

Rien qu’à Paris et proche banlieue, il y a près de 370 conteneurs (bornes ou box) .

Les seules consignes qui sont données sont de déposer des vêtements propres et placés dans des sacs plastiques fermés de moins de 100 litres (sinon ça ne rentre pas dans le conteneur) et de remettre les chaussures par paires.

Ces vêtements sont soient revendus à petit prix dans les boutiques Ding’fringues, soit exportés en Afrique soit recyclés en chiffons ou en isolants ; cette activité crée des emplois dans une logique de lutte contre l’exclusion et comme le dit si bien l’association « nous redonnons de l’emploi aux vêtements comme aux hommes » !

Loin du discours compatissant, il faut saluer la réussite de cette entreprise, devenue la première sur son activité, qui emploie désormais 1000 personnes et a été lauréat en 2009 du prix de l’entrepreuneur social désigné par le Boston Consulting Group.