mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Elle voit des pandas partout … 30 mars 2010

Filed under: culturel — greenmarie @ 8:33
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Surprise en faisant mes courses samedi : des Pandas partout sur la grand’place ! 1600 pour être précise car c’est le nombre estimé de pandas encore vivants dans le monde. Cette installation de pandas éco-conçus et réalisés en Thailande en papier maché est une initiative du WWF qui a le mérite de faire s’interroger les passants sur la fragilité de certaines espèces. Imaginez tous les Pandas de la Terre tiennent sur une si petite surface …

 

J’ai regardé pour vous Capital Terre sur M6 25 mars 2010

... et vous savez quoi ? J’ai trouvé l’émission vraiment bien ! Moi qui ne regardais plus Capital et ses sujets racoleurs depuis des années, j’avoue que j’ai trouvé l’adaptation vraiment réussie et même pertinente. L’angle choisi qui part de notre quotidien en remontant toute la filière de production est incroyablement efficace : que ce soit les chips et l’huile de palme ou le boeuf et l’élevage intensif, la démonstration est implacable car très complète, concrète et argumentée. On voit la matière première et toutes les étapes de fabrication, y compris en usine ce qui est peu courant et croyez moi ça donne envie de se mettre au fourneau plus souvent pour éviter les plats industriels ! La volonté du reportage est de faire prendre conscience de l’impact de ce que l’on mange, impact énorme et le plus souvent insoupçonné.

Il faut juste se faire à l’idée que Guy Lagache est dans un plan sur deux : Guy en Tshirt dans la forêt indonésienne, Guy sur une barque, Guy dans son  4×4, Guy avec une charlotte sur la tête dans une usine, Guy qui goute des pommes de terre cuites au micro-ondes… etc, en même temps on a vu garçon moins agréable à regarder 😉

> sur l’huile de palme, le constat est simplement dramatique et la responsabilité de l’industrie agro-alimentaire est énorme ; l’huile de palme, parce qu’elle est la moins chère à produire, est aujourd’hui la matière grasse la plus employée au monde, on la trouve partout : poissons panés, gâteaux secs, chips, glaces, plats cuisinés, biscuits, le Nutella, les Kinder, etc. Et pourtant elle n’est pas bonne pour la santé et provoque des désastres écologiques en Indonésie et en Malaisie (ces deux pays à eux seuls représentent 80% de la production mondiale) où les forêts primaires sont rasées pour faire pousser de façon intensive le palmier à huile. La biodiversité recule sous la pression des tronçonneuses, le nombre d’orang-outangs a été divisé par deux, ils meurent à cause de la chute des arbres ou de faim faute d’espace vital suffisant et biensur la disparition de tous ces arbres participe au réchauffement climatique puisqu’ils n’absorbent plus le CO2 (le palmier est une plante, et une plante absorbe 3x moins qu’un arbre).

> concernant l’élevage intensif, je vous avais déjà raconté son impact prédominant sur l’environnement, mais le reportage est allé plus loin. On a pu voir un élevage 75 000 têtes, réparties dans des enclos sans herbe, car les bêtes naturellement herbivores sont priées de manger plutot du maïs qui permet d’engraisser plus vite et subissent des piqûres d’hormones de croissance. Ainsi cet élevage industriel engraisse des bêtes en 18 mois là où il en fallait le double auparavant ; la productivité augmente car la demande est de plus en plus importante et qu’elle a permis de faire baisser le prix de la viande de 30% en 30 ans au mépris du respect de la vie animale. L’impact écologique de ces élevages est en outre consternant : méthane dégagé par les bêtes responsable de 18% des gaz à effet de serres mondiaux, infiltrations des sols et des nappes phréatiques avec des antibiotiques, hormones de croissance et autres nitrates dégagés par la bouse, surfaces agricoles destinées aux céréales pour nourrir les bêtes, etc…

> Mais le reportage propose aussi des façons de consommer plus responsable en étant plus vigilants : produits locaux, de saison, bios, viande et volailles issues d’élevage traditionnel, indice carbone sur les emballages (chez Casino qui a été précurseur) ou encore industriel soucieux de qualité, de santé et d’environnement tel Findus qui propose des poissons panés à base d’huile de colza plus chère que celle de palme mais aussi plus saine.

Le sujet de l’alimentation mondialisée, vous l’avez compris, est complexe. Les enjeux sont énormes, avec une population planétaire qui passera de 7 à 9 milliards d’hommes d’ici 40 ans et qu’il faut nourrir. Les habitants du monde ne sont pas égaux devant la faim selon qu’ils vivent dans des pays riches ou pauvres, dotés de terres agricoles ou non. L’exemple de l’Ethiopie, sorte de mère porteuse de nourriture pour des pays comme l’Inde dont la production en terre éthiopienne n’est destinée qu’aux indiens et qui ne profite absolument pas aux indigènes, est symbolique de la prise de conscience que nous sommes sur une petite planète à qui l’on demande beaucoup trop.


Vous le constatez, l’émission était riche d’informations, elle m’a vraiment emballée, j’ai hâte de voir la suivante ! et d’ici là ouvrez l’oeil en faisant vos courses …

http://www.m6.fr/emission-capital_terre/

 

Patagonia, entreprise engagée, produits haute qualité 23 mars 2010

Filed under: Marques responsables — greenmarie @ 9:00
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L’entreprise Patagonia est née de la passion d’un homme pour la montagne, Yvon Chouinard, qui a voulu fabriquer les produits techniques dont il avait besoin et qu’il ne trouvait pas.

Son engagement : des produits de très haute qualité avec un impact environnemental réduit au minimum.

La preuve de la qualité ? Les produits sont tous garantis. « Si vous n’êtes pas satisfait par l’un de nos produits au moment de sa réception ou si la performance de l’un de nos produits ne vous donne pas satisfaction, retournez-le à la boutique où vous l’avez acheté ou bien renvoyez-le à Patagonia pour qu’il soit réparé, remplacé ou remboursé. Tout dommage dû à l’usure sera réparé à un coût raisonnable. »

Cette qualité prouvée permet à l’entreprise d’avoir un discours très transparent sur l’impact environnemental de ses produits, vous pouvez en cliquant ici choisir l’un des produits de la gamme et en connaître le circuit de fabrication, voir en image les différentes étapes, connaître le C02 et les déchets générés, la consommation d’énergie, la distance parcourue par tous les composants, les points forts et les points à améliorer sur le front environnemental…

Certains produits comme les polaires sont fabriquées à partir de bouteilles en plastique PET, d’autres sont fabriqués à partir de matières recyclées notamment les sous-vêtements techniques quand ils sont usés, peuvent être rapportés pour être recyclés en … des sous- vêtements techniques à nouveau ! Chez Patagonia, les vêtements sont faits pour durer, pas de phénomène de mode, de la grande qualité et une gamme simple et classique.

Enfin, Patagonia met en cohérence sa gestion d’entreprise avec sa philosophie produit en proposant notamment un management responsabilisant : le MBA, management by absence appelé également Let my People Go Surfing : imaginez, vous bossez au siège en Californie, c’est l’après-midi, soleil éclatant, grosses vagues, votre boulot est terminé ou peut être terminé demain en restant dans les temps … eh bien, vous attrapez votre surf et votre combi et vous y allez !!!

La créateur de Patagonia est aussi celui du programme 1% For The Planet qui incite les entreprises à verser 1% de leur chiffre d’affaires pour protéger et restaurer l’environnement ; Patagonia a ainsi versé 34 millions de dollars en espèce et en nature à des associations militantes. Pour en savoir plus  www.onepercentfortheplanet.org

PUISQUE ‘ON VOUS DIT QUE LA RESPONSABILITE D’ENTREPRISE N’EMPECHE PAS LE BUSINESS, AU CONTRAIRE !

http://www.patagonia.com/web/eu/home

 

Earth Hour : éteignez vos lumières le 27 mars entre 20h30 et 21h30 20 mars 2010

Filed under: Les bonnes pratiques — greenmarie @ 9:55
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« En 2007, les associations écologistes de l’Alliance pour la Planète appellent la France à éteindre ses lumières pendant 5 minutes. Trois millions de foyers se mobilisent, les villes éteignent leurs monuments les plus emblématiques. L’initiative est reprise spontanément dans de nombreux pays et devient le symbole de l’engagement de tous contre le péril climatique. Pour renforcer le caractère spectaculaire de cet évènement, le WWF-Australie étend les 5 minutes à une heure.

Earth Hour est aujourd’hui « la plus grande manifestation en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique »(Ban Ki-Moon, secrétaire des Nations Unies) En 2009, des centaines de millions de personnes dans près de 4000 villes et 88 pays ont éteint leurs lumières pendant une heure pour manifester leur soutien à la lutte contre le changement climatique. Le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro, la Tour Eiffel, les Pyramides de Gizeh, l’Acropole d’Athènes, l’Alhambra de Grenade, etc. Au total 375 monuments symboliques ont participé à l’opération Earth Hour. En France, plus de 200 villes ont éteint leurs monuments emblématiques dont la Tour Eiffel, et ce, en présence de Jim Leape (Directeur du WWF-France), Denis Baupin (Adjoint au Maire de Paris en charge du Développement Durable), Jean-Louis Borloo (Ministre du Développement Durable) et Chantal Jouanno (Secrétaire d’Etat en charge de l’Ecologie).

À l’échelle du territoire national, Earth Hour a représenté une économie de 1% de la consommation d’électricité métropolitaine soit 800 mégawatts, ce qui équivaut à la consommation journalière d’une ville comme Lyon (qui compte plus d’un million d’habitants).

L’événement Earth Hour va bien au-delà du simple fait d’éteindre les lumières pendant 60 minutes. En participant à Earth Hour 2010, une nouvelle occasion de nous faire entendre nous est donnée.

Le 27 mars 2010, de 20h30 à 21h30, faites un geste pour la planète : éteignez vos lumières, allumez vos consciences ! »

http://www.earthhour.fr/


 

Des sacs poubelle plus écologiques 14 mars 2010

Filed under: Les bonnes pratiques,Tri des déchets — greenmarie @ 8:37
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Faire les courses me casse les pieds mais il faut reconnaître que c’est aussi une occasion de découvrir comment certains produits évoluent, comment les impératifs écologiques poussent les industriels à proposer des produits plus responsables. Et bien, cette fois-ci je suis tombée sur un rayon de sacs poubelle et parmi ces sacs 100% pétrole, ultra résistants car ultra épais et donc très peu dégradables, j’ai aussi trouvé des modèles  fabriqués avec du plastique recyclé et même des sacs biodégradables rapidement à base d’amidons végétaux.

Voici ce que j’ai trouvé dans une grande enseigne, je suppose que vous en trouverez dans d’autres :

-des sacs marque distributeur en polyéthylène « 100% recyclé provenant du tri sélectif post consommateur »

– des sacs de la même marque distributeur en amidon de maïs donc biodégradables facilement, et même compostables. Ils ont des poignées ce que je trouve hyper pratique.

– des sacs de la marque référente sur ce type de produits également biodégradables facilement et compostable car fabriqués à base d’amidon végétaux (pommes de terre ? maïs ? ce n’est pas précisé)

Quoi qu’il en soit, je n’achetais plus de sacs poubelle depuis des années car je me servais des sacs de courses mais comme maintenant j’ai toujours un sac en toile dans mon sac à main, je n’ai plus assez de sacs plastique… Du coup, quitte à racheter des sacs poubelle pour éviter les ruptures de stocks à la maison, autant acheter utile : soit en plastique recyclé (c’est du pétrole en moins d’utilisé), soit en amidons végétaux, sans pétrole et dégradables naturellement. Cela étant, tous nos déchets non recyclables finissent à l’incinérateur donc dégradables ou pas c’est la même chose ; à priori oui, tout est incinéré mais dans les faits on retrouve des sacs dans la nature, dans la mer, sur les bords des routes, en décharges … alors mieux vaut limiter leur durée de vie.

 

Dans la salle de bain, on trie aussi ! 10 mars 2010

Et vous, vous triez les déchets dans votre salle de bain ? C’est une vraie question car si 84% des français affirment trier leurs déchets, ils le font surtout dans la cuisine et seulement à 55% dans la salle de bain, et parmi ceux qui trient en sortant de la douche, ils ne sont qu’1 sur 5 à trier correctement !! Ca ne fait plus beaucoup de monde au final pour espérer recycler les 75 000 tonnes d’emballages de produits cosmétiques et d’hygiène …

Et puisque dans l’étude menée par EcoEmballages avec son partenaire Garnier, c’est le manque d’informations qui est invoqué, Green Marie va tâcher de vous donner quelques tuyaux !

Voyez sur la photo, le petit jeu auquel je me suis prêtée (pendant ce temps là, vous étiez au resto ou au ciné, eh oui on s’éclate comme on peut !) : il fallait dire dans quelle poubelle on jette les différents déchets de salle de bain. Alors le tube de dentifrice vide, vous en faites quoi ? et vos coton-tiges ? et votre rasoir jetable ?

Voici ce qui se recycle :

– les bombes aérosols en aluminium, genre déodorants ou mousse à raser

– les flacons de shampooing et de gel douche vides

– les emballages en carton des produits cosmétiques et d’hygiène

– et même les pots de crème en verre à mettre dans la poubelle spéciale verre ceux là

et ce qui ne se recycle pas : les cotons-tiges, les disques démaquillant, le tube de dentifrice, les brosses à dents, les rasoirs jetables, les tubes de mascara, etc… pour les produits en plastique, c’est leur petite taille qui les empêche d’être intégrés dans le process de tri puis de transport des plastiques recyclables.

Vous avez une grande salle de bain, passez à la poubelle double ! Petite salle de bain ? ben, elle est pas si loin la cuisine, non ?!

Biensûr, on peut aussi optimiser ses achats pour réduire les emballages, en optant pour des grands formats économiques, en réduisant le nombre de produits utilisés ou encore en choisissant le bon vieux savon à la place du gel douche ! Les mauvaises langues me diront qu’on peut aussi renoncer à se laver 😉

 

Des noix pour ma voix ! 7 mars 2010

Filed under: C malin !,Politiquement (in)correct — greenmarie @ 8:58

Un petit billet clin d’oeil aux élections régionales qui se profilent : des partisans d’Europe Ecologie distribuaient samedi à la sortie d’un centre commercial près de chez moi un sac (en fécule de pomme de terre) avec des noix de lavage.

Le prospectus qui l’accompagnait ne détaillait pas le programme de cette alliance politique mais le mode d’utilisation des noix !! Après les tongs de l’UMP sur les plages, les noix de lavage  d’Europe Ecologie… pourquoi pas puisque le message qui est donné n’est pas pour qui voter mais d’aller voter tout simplement. Aux urnes citoyens !

 

L’imposture de Claude Allègre 3 mars 2010

Filed under: C'est dit — greenmarie @ 8:01
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Une fois n’est pas coutume, je vais relayer une polémique car je suis extrèmement agacée par Claude Allègre qui ne trouve rien de mieux pour faire parler de lui que de jouer avec le feu en proférant des contre-vérités. Le GIEC regroupe 95% des plus grands spécialistes mondiaux du climat ; et de nos jours on entend plus parler des climato-sceptiques que des travaux du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat.
Je ne prétends pas être une experte sur le sujet donc je vous donne à lire la réponse parue le 2 mars dans le Monde de Jean-Louis Feloux, ancien responsable des programmes d’observation de la Terre du CNES et ancien directeur des recherches océaniques de l’Ifremerdu, qui réfute de façon argumentée les assertions d’Allègre.
« Première assertion mensongère : « Imposture que d’affirmer qu’on peut prévoir, qu’on sait prévoir le climat qu’il fera dans un siècle. (…)On sait, au contraire, que la météo est imprévisible à plus de quatre jours, et parfois moins. » Elève Allègre, vous êtes recalé ! Vous confondez (mais vous le faites exprès, je n’en doute pas) la prévision météorologique et la projection climatique. Un médecin serait imprudent de prévoir votre disparition à court terme. Mais il lui est facile d’affirmer que dans un siècle vous ne serez plus des nôtres (moi non plus, d’ailleurs). De même, la prévision déterministe du temps météorologique trouve ses limites dans une fourchette de 4 à 15 jours, selon la latitude. Mais on peut prédire la prochaine glaciation, rythmée par les oscillations de l’orbite terrestre sous l’influence des autres astres du système solaire. Et on peut projeter la température moyenne au cours du siècle à venir, en extrapolant le bilan radiatif de la Terre sous l’influence d’un effet de serre accru – phénomène que les physiciens du siècle dernier comprenaient déjà mieux que vous ne faites mine de le faire – et en fonction de scénarios de comportement de nos sociétés, hélas trop optimistes (et vous aurez à répondre de votre minuscule rôle dans la fuite en avant que vous encouragez).

Deuxième mensonge : « affirmer que le changement climatique que l’on observe – sans savoir dans quel sens, finalement, il aura lieu – serait dû à un facteur unique : les teneurs en gaz carbonique de l’atmosphère ». Mensonge renforcé d’autres assertions non moins fielleuses :« incapacité (congénitale ?) des climatologues à maîtriser certaines méthodes statistiques »,« observations accréditant l’idée que le Soleil joue un rôle majeur ». Les climatologues parlent des gaz à effet de serre, dont le dioxyde de carbone n’est que le plus important, mais n’ignorent ni le méthane, ni les oxydes d’azote, ni les CFC, et quelques autres, ni surtout la vapeur d’eau, dont le rôle d’amplification de l’effet de serre additionnel est fondamental. Mais ils soulignent que le long temps de résidence dans l’atmosphère du dioxyde de carbone, de l’ordre du siècle, en fait le problème numéro un. Ce que Claude Allègre feint d’ignorer.

Quant au changement climatique observé, il est « sans équivoque ». N’en déplaise à Claude Allègre, il n’y a pas de satellite climato-sceptique (non plus d’ailleurs que les autres systèmes d’observation). Au demeurant, les satellites, les flotteurs et les mouillages océaniques, les systèmes de mesure au sol, en avion ou en ballon, n’ont pas d’opinion : ils se bornent à observer et mesurer plus de vingt variables climatiques essentielles. Et ce qu’ils imagent et mesurent est « sans équivoque » : le niveau de l’océan s’élève d’un peu plus de 3 mm par an, à un rythme double de celui du XXe siècle ; les glaces de mer arctiques se réduisent en été comme peau de chagrin : plus de 5 millions de km2 disparus en trente ans ; le Groenland fond bien plus vite que prévu ; la déforestation ne ralentit pas, et elle compte pour 15 % des 10 milliards de tonnes de carbone déversés chaque année dans l’atmosphère, qui s’enrichit chaque année de 3 parties par million de CO2 ; le contenu thermique de l’océan augmente ; l’océan renferme un réchauffement global retardé qui viendra inexorablement s’ajouter à celui déjà enregistré ; l’acidité des océans s’accroît elle aussi, par suite de la dissolution du gaz carbonique en excédent dans l’atmosphère, au grand dam des organismes marins qui n’ont rien connu de tel au cours des derniers 25 millions d’années au moins.

(…)

Troisième mensonge : aucun climatologue ne prétend que le changement climatique serait le seul problème auquel l’humanité aurait à faire face. Les défis cumulés et interconnectés de l’énergie, de l’eau, de l’alimentation, de la démographie, sans parler des maladies émergentes ou de la prolifération nucléaire, sont bien réels, et le problème climatique ne fait qu’aggraver les conditions de leur solution, notamment pour les plus pauvres dont Claude Allègre prétend se faire le héraut. (…)

pour lire l’article en entier :

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/03/01/claude-allegre-en-finir-avec-l-imposture-par-jean-louis-fellous_1312676_3232.html