mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

J’ai testé pour vous le vide-grenier 30 mai 2010

Filed under: C malin !,culturel,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 8:24
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Une première pour moi : cette année j’ai pris un emplacement pour le vide-grenier de ma ville. Je m’étais bien organisée : réservation de l’espace un mois avant,tri, nettoyage préalable des vêtements et objets à vendre, et enfin enrôlement d’une copine dans l’aventure sur le stand d’à côté, histoire d’allier l’utile à l’agréable !

Sur le principe, le vide grenier me plait bien. On peut globalement tout proposer à la vente à ses voisins, en une seule fois, c’est convivial, familial, bon esprit… mais dans la pratique, on peut mettre des bémols.

J’ai vraiment bien apprécié toute cette vie autour de nous, les échanges avec les visiteurs, le sandwich mangé debout sur le trottoir, la fanfare, les coucous des voisins de passage, les papotages avec mes camarades de foire, sortir ma tchatche de vendeuse refoulée (« c’est un cadeau de ma mère, c’est vous dire si j’y tiens à ce sac ! »), jouer à la marchande avec ma petite pochette en bandoulière remplie de pièces de monnaie… en revanche j’ai été sidérée par le montant moyen des achats : de 50 centimes à 5 euros !!! et  je ne vous parle pas des âpres négociations pour un euro de plus ou de moins !!! J’imagine que ça fait partie du charme mais je ne m’attendais pas à ce que tous mes clients mégotent ; j’ai eu l’impression de me coltiner tous les radins de ma ville ! Ca a commencé dès 8 heures, on n’avait pas encore déballé nos affaires qu’on nous a sauté sur le poil, ensuite non stop jusqu’à 13heures : c’est dans cette tranche horaire qu’on fait les meilleures affaires, je vous le dis ! Après les morts de faim ont fait place aux flâneurs de l’après midi, qui aiment toucher à tout, négocier mollement pour finir par ne rien acheter.

Bref, d’un point de vue écologique, remettre sur le marché des objets qui étaient planqués à la cave ou la maison est une bonne chose. Leur redonner une seconde vie c’est éviter d’en fabriquer de nouveaux et donc d’utiliser des matières premières. Les vendre près de chez soi est un autre bon point.

D’un point de vue financier, c’est plus discutable. J’ai vendu des chaussures et vêtements de marque en très bon état au dixième de leur prix initial (ah mon manteau Comptoir des Cotonniers parti pour 12 euros…) ; ebay, leboncoin ou un dépôt-vente auraient été plus rentables. Mais il faut bien avouer que j’ai parfois choisi mes acheteurs à leur bonne tête ! Ben oui j’ai un faible pour les gens sympas, les enthousiastes qui sont contents d’avoir trouvé chaussure à leur pied, les petits choux qui adoptent un copain en peluche dans la minute, les ados qui sortent minutieusement de leur porte monnaie les euros gagnés en baby-sitting, etc…

Dans les vide grenier, j’ai l’impression qu’il vaut mieux vendre des objets de bricolage, des bouquins et jouets pour enfants, des DVD, des bijoux, de la petite déco et même les faïences moches de sa grand tante. Tout ce qui se vend entre 1 et 5 euros trouvera acheteur !

Ce qui me fait plaisir après cette journée marathon ? C’est finalement de pouvoir associer un vêtement, un objet, non dénués de valeur sentimentale, à la personne à qui je l’ai vendu. Ca nous change du commerce de masse froid et impersonnel, non ?

 

Nature Capitale, Green Marie fait sa rabat-joie 26 mai 2010

Dimanche et lundi, les Champs Elysées à Paris étaient recouverts de verdure grâce à l’opération Nature Capitale. La vue  de l’Arc de Triomphe entouré de fleurs est assez extraordinaire et le million de citoyens de passage ne s’y est pas trompé en venant en masse voir ce spectacle incroyable.

Alors pourquoi, n’ai je pas été emballée  par l’idée ?  D’abord je suis allée consulter le site internet dédié naturecapitale.com et tout cela m’a semblé être une grosse opération marketing ; à l’origine ce sont les jeunes agricultures français qui ont initié le projet mais bon nombre de marques en ont profité pour verdir leur blason (j’imagine que leur argent était bon à prendre pour financer l’opération) : Lu, Heineken, Quick, Citroën, Renault, etc… et même l’improbable Fouquet’s. Je crois que j’ai vraiment été agacée par les prises de parole de certaines de ces marques qui cherchent laborieusement à valoriser une démarche environnementale inexistante ou balbutiante.

La seconde chose qui me chiffonne, c’est le paradoxe entre le manque de respect quotidien envers la nature et l’émerveillement qu’elle suscite parmi mes concitoyens ! Mais oui, la nature nous rend des services immenses, oui elle nous est vitale, oui elle est magnifique et nous fait du bien ! Comment avons nous pu nous déconnecter autant de la nature pour nous enfermer dans des forêts de béton et oublier que les animaux, la terre, les plantes, les arbres, l’eau, l’air sont essentiels à nos vies ?

Je laisse le mot de la fin au philosophe Dominique Bourg qui expliquait dans le dernier Terra Eco à quel point aujourd’hui « la nature est devenue abstraite pour l’homme », à quel point « nous entretenons une relation distanciée avec elle ». Nous n’acceptons pas l’idée de dépendre de cette nature, que nous voulons dominer et domestiquer :

« Cela fait 2000 ans que l’homme croit vivre dans un décor, où il peut puiser sur les ressources naturelles sans compter« .

Je vous recommande chaudement de lire l’ensemble de cette interview enrichissante dans le n° de mai de Terra Eco en kiosque ou sur le site : http://www.terra-economica.info/Dominique-Bourg-La-nature-est,9845.html

 

L’eau du robinet en question 18 mai 2010

Filed under: Alimentation,Politiquement (in)correct — greenmarie @ 9:32
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Hier soir, j’ai regardé l’émission Du poison dans l’eau du robinet diffusée sur France 3* et c’est vrai que les dysfonctionnements dans certains départements et  communes font froid dans le dos. Mais il faut aussi rassurer chacun des 40 millions de consommateurs d’eau du robinet en expliquant qu’elle est extrèmement contrôlée, et surtout dans les grandes et moyennes villes qui ont les moyens et les infrastructures pour la traiter ; ou encore dans les communes disposant d’eau de source à proximité. Ce qui veut dire tout de même que tous les français ne sont pas égaux devant la qualité de leur eau.

> Ce qui est montré du doigt, c’est le manque d’informations données aux citoyens par les mairies qui doivent afficher les résultats des analyses d’eau : dans des départements comme la Seine et Marne ou l’Eure et Loire qui sont très exposés, de par leur activité agricole, à la présence de pesticides et nitrates dans l’eau, il est fortement déconseillé aux futures mamans et aux nourrissons de consommer l’eau du robinet. Même si l’utilisation intensive de ces produits est désormais très encadrée depuis 30 ans, la présence dans les sols et les nappes phréatiques perdure. L’Etat met la pression sur les dernières communes qui n’ont pas mis aux normes le traitement de leurs eaux, notamment en interdisant de nouvelles implantations d’habitations. Mais certains maires de ces petites communes soit ne savent pas les risques encourus soient les ignorent délibérément pour repousser l’échéance des travaux de mise aux normes.

> Les nitrates et les pesticides favorisent l’apparition de cancers et de dérèglements endocriniens, ils peuvent pourtant à l’aide de charbon actif être éliminés des eaux, de même la présence dans l’eau de sels d’aluminium intégrés au moment du traitement pour la blanchir favoriserait la maladie d’Alzheimer. Aujourd’hui les sels d’aluminium ont été majoritairement remplacés par du chlorure de fer totalement inoffensif mais il subsiste des zones où l’aluminium est encore présent. Et c’est biensur la santé de certains français qui est exposée, à leur insu et par manque d’information.

> Autre exemple donné en Haute Loire où la source d’eau est naturellement radioactive par la présence très concentrée de radon que la société de traitement Saur n’a pas détectée. Les régions de l’Ardèche, du Puy de Dôme et la Vienne sont également citées comme concernées.

Les grands acteurs privés de l’eau comme Véolia et Suez sont eux aussi mis en cause, lesquels vendent de l’eau parfois non conforme à la règlementation.

> Le dernier exemple de pollution de l’eau du robinet est un sujet qui devient de plus en plus présent : les résidus de médicaments. En effet, on retrouve dans l’eau des fleuves quelques 3000 molécules issues d’antidépresseurs, de pilules contraceptives – qui modifient le sexe des poissons -, et autres aspirines qui restent présents dans l’eau potable et dont on connait pas l’incidence sur la biodiversité aquatique.

Ce qu’il faut retenir c’est que la qualité de l’eau du robinet en France est bonne, que tous les risques infectieux et bactériens sont éliminés (ce qui n’est pas encore le cas pour 1 milliard d’êtres humains sur la Terre) mais qu’il subsiste un laxisme d’une part pour mieux protéger les sources et faire les travaux nécessaires à l’obtention d’une eau irréprochable dans certaines régions plus exposées, et d’autre part pour revoir plus largement la politique agricole française qui a incité les agriculteurs à produire toujours plus sans se soucier des impacts pour l’environnement (et pour la santé de ces agriculteurs eux-mêmes exposés à des produits très toxiques). Du reste, L’Europe nous épingle régulièrement pour la pollution de nos rivières.

Ce doit être une volonté de l’Etat que de faire changer les choses plus vite, et en l’occurence une large étude nationale de la qualité de l’eau est en finalisation et donnera ses résultats cet été. A surveiller.

Pour en savoir plus : http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/05/18/eaux-troubles-le-traitement-en-questions_1352977_3244.html#ens_id=1353183&xtor=AL-32280151

* rediffusion le 21/05 à 2h30

 

So chics, les mouchoirs en tissus !

Filed under: C malin !,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 8:13
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Savez-vous combien de Kleenex sont vendus par la société Kimberly-Clark chaque année ? allez dites un chiffre ! et bien, la réponse est 300 MILLIARDS rien qu’en Europe et aux Etats Unis – 20 milliards en France – , et biensur ce chiffre ne comprend pas toutes les autres marques … ça fait beaucoup d’arbres, d’eau et d’électricité pour les produire, non ? et pour un usage unique en plus ! d’autant plus que pour avoir de petits mouchoirs blancs et doux, on trouve moins de 19% de papier recyclé ; pire, la société a été montrée du doigt par le WWF et Greenpeace parce qu’elle se servait dans la forêt boréale canadienne d’arbres multi centenaires. Les ONG ont eu gain de cause après 5 ans d’opposition en obtenant que Kimberly-Clark n’achète plus de pulpe issue de la forêt boréale d’ici 2012 pour fabriquer ses mouchoirs Kleeenex,  papier toilette et autres couches Huggies. La société a même obtenu la certification FSC l’année dernière ce qui garantit une gestion durable des forêts dont est issu le bois. Guettez bien le label FSC sur les boites que vous achetez, c’est un vrai plus pour un moindre impact sur l’environnement.

Vous me direz c’est quand même bien pratique ces mouchoirs jetables, et certainement plus sain pour lutter contre les miasmes du rhume ; certes, mais autant je n’ai pas réussi à mettre mes enfants aux couches lavables, autant pour les mouchoirs je tente une nouvelle expérience baptisée Back to the basics : je ressors les mouchoirs en tissus que m’offrait ma mamie quand j’étais petite. Et j’ai de véritables trésors ! Jugez plutôt : un plan du métro parisien (mouais d’accord y’avait pas encore les lignes de Tramway , ni la 14 !), la liste des restaurants 3 étoiles de la capitale, des liserés de dentelle … et pour monsieur de bons vieux carreaux très smarts ! Regardez bien dans vos placards, vous en avez certainement, vous aussi.

Allez hop j’en glisse un dans mon sac, c’est so chic !

et pour en savoir plus sur la déforestation et les labels FSC et PEFC, c’est ici .

 

Donnez une heure, un jour, un week end ou plus à la nature : devenez écovolontaire 12 mai 2010

La Fondation Nicolas Hulot avec l’association A Pas de Loup vient de mettre en place un site qui permet à une vingtaine d’associations de proposer de façon mutualisée des actions ponctuelles pour la protection de la biodiversité partout en France comme : accueil et soin d’animaux, suivi et protection des espèces, entretien d’espaces naturels, écoconstruction… et cela sans avoir de compétences spécifiques.

Ce type d’actions bénévoles est une excellente réponse pour ceux qui veulent agir, se rendre utiles à la protection de la nature et qui ne savent pas forcément par quoi commencer ! Et chacun en tirera des bénéfices car les actions proposées permettent de mieux découvrir sa région et son écosystème, de bénéficier d’un partage de savoir des spécialistes de la nature, et de vivre des moments de rencontres et de convivialité.

Que ce soit pour un week end, ou une période de vacances, rendez vous sur le site et sélectionnez le temps dont vous disposez, la région où vous habitez, et une liste d’actions correspondantes vous sera proposée. Le must : organiser soi-même une action à faire partager !

Etudiants, retraités, actifs, jeunes et moins jeunes, seul, en couple ou en famille, écovolontaires de tous les pays unissez-vous* !

http://www.jagispourlanature.org/

*expression librement adaptée d’un certain K.Marx 😉

 

Une nouvelle forme de mobilité urbaine : l’autopartage 7 mai 2010

Filed under: culturel,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 10:14
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« Plus l’offre de transports sera diverse, plus elle sera attractive et complémentaire » estime Annick Lepetit l’adjointe au maire de Paris. De fait, après le bus, la voiture, le métro, le vélo, Vélib’/Vélov, le tramway, le covoiturage, voici l’autopartage !

Le principe de l’autopartage est de déconnecter l’usage de la voiture de sa possession, dès lors il vous est proposé de disposer d’une voiture en libre-service en ville contre un abonnement mensuel et d’un forfait horaire. Des sociétés comme Caisse Commune, Mobizen ou Okigo proposent déjà ce type de prestation à Paris, Rouen, Lille, Lyon ou Toulouse avec déjà plus de 5000 abonnés. Sachant que la France est plutôt en retard sur la mise en place de ce concept, les suisses, américains, allemands sont déjà convertis.

La nouveauté annoncée pour la fin 2011 ? L’arrivée à Paris et dans 29 communes limitrophes d’Autolib, un service d’autopartage avec une flotte de 3000 véhicules électriques, répartis dans 1000 stations dont 700 intramuros, et des places de stationnement dédiées en ville. L’abonnement se situerait autour des 15 euros par mois avec un montant horaire supplémentaire de 4 à 6 euros (l’appel d’offres est en cours). La différence avec l’existant c’est le principe de One Way qui permet tout comme le Vélib de prendre une voiture à une station et de la remettre à une autre.

La ville de Lyon, cette fois encore a été pionnière sur le sujet, qui dès 2005 s’est lancée dans l’opération suivie d’Antibes, La Rochelle et Besançon. En revanche la prestation proposée à Lyon, si elle partage le même nom d’Autolib’, diffère sur le fait que les voitures ne sont pas électriques et que le système n’est pas en One way, les lyonnais remettent la voiture à la station où ils l’ont prise. Le système One Way offre une grande souplesse mais aurait aussi le défaut d’être très coûteux, d’engendrer des déplacements de voitures pour réapprovisionner toutes les stations, et de favoriser des déplacements pendulaires pour aller au travail  qui sont faits initialement en transport en commun… donc provoquerait l’effet inverse de celui escompté de réduire le nombre de voitures en ville. C’est pourquoi les verts ont voté contre le projet à Paris et Montreuil. Ce peut-être paradoxal de vouloir réduire le nombre de voitures en en rajoutant 3000 sur la chaussée ! En fait, ces voitures sont amenées à remplacer les voitures dormantes qui restent au garage toute la semaine et qui finalement coutent cher pour une maigre utilisation. On estime qu’une voiture en autopartage en retire entre 6 et 20 appartenant à des particuliers citadins, selon le simulations opérées.

Alors, prêts à une nouvelle forme de liberté ?


sources : supplément Développement durable du Monde du 8/04/2010 et article de Terra Eco du 24/04/2010

Crédit photo : Image Zoo

 

Mon compost à Paris 5 mai 2010

Filed under: jardinage,Tri des déchets — greenmarie @ 7:58
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Alors que la ville de Paris lance une expérience de compostage dans 25 immeubles de la Capitale pour récupérer les déchets organiques des habitants, je me suis dit que c’était l’occasion de vous donner des nouvelles de mon propre compost ! Eh bien vous savez quoi ? il ne ressemble à rien et en plus il pue !!! C’est grave docteur Green ? Il parait que normalement cela ne doit pas sentir …

Mais je ne me décourage pas car je suis fan du principe, et quand je vois tout ce que je mets dedans j’ai le sentiment que ces déchets là aussi, en plus de ceux triés, vont avoir une utilité. On considère que les déchets organiques représentent 20% du volume de nos poubelles, cela ne m’étonne pas quand on sait tout ce qu’on peut mettre à composter : boites d’oeufs, serviettes en papier blanches, coquilles d’oeufs, marc de café, thé, épluchures, fleurs fanées, etc… à alterner avec de la matière sèche comme feuilles ou herbe coupée. Biensûr je ne mets ni viande, ni poisson, ni fromage pour ne pas attirer les bébêtes mais une amie m’a d’ores et déjà dit que je faisais des erreurs, il ne faut pas mettre les épluchures d’agrumes ou les peaux d’avocats qui freinent la décomposition, et qu’on peut doper le processus avec des orties.

En tout cas, j’ai commencé à prélever la matière décomposée pour la mélanger avec le terreau de mes plantes, elles vont en rafoler !

Si, comme l’adjoint au maire de Paris, vous pensez que le compostage favorise le lien social et crée un nouvel art de vivre en ville, et si vous voulez participer à la démarche de la mairie et mettre en place un compost dans votre immeuble, c’est par ici : www.environnement.paris.fr