mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Le degré zéro de la publicité 25 octobre 2011

Filed under: Alimentation,C'est dit,Politiquement (in)correct — greenmarie @ 4:39
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 Je suis tombée sur cette publicité la semaine dernière dans le métro parisien ; je me suis arrêtée pour la prendre en photo, bon, j’étais pas hyper à l’aise de prendre en photo des fesses (même fausses), mes voisins de couloir me regardaient d’un air bizarre 😉

Je me suis dit plusieurs choses -faut dire que j’avais trois quart d’heure de trajet à occuper – :
> mais où va donc se nicher le racolage ! si même les magasins Bio s’y mettent, on n’a pas fini d’exploiter le potentiel des parties les plus charnues de notre anatomie (ou celles des fruits en l’occurence ) !
> c’est vraiment le degré zéro de la publicité. Aucun rapport entre le concept créatif et la marque, on se demande bien ce que ça peut lui apporter, de la notoriété ? Et en même temps, c’est aussi le signe que le marché du bio se banalise, est entré dans notre paysage comme un élément du quotidien puisque qu’on en tire des pubs aussi nulles que bien d’autres.
> C’est une idée créative qui a déjà été utilisée au moins 2000 fois, si ça, c’est pas du recyclage je ne m’y connais !

Bref on pense que le bio est cher, mais cette pub ne vaut pas un clou !

Green Marie, ex-publicitaire 😉

 

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Les 5 choses à savoir sur … le bio 11 octobre 2011

Vous avez plébiscité la nouvelle rubrique sur « les 10 réflexes à adopter », voici « les 5 choses à savoir sur… » !

1 – Bio ne veut pas forcément dire écologique ! Ce sont deux notions qui se recoupent mais ne s’équivalent pas : la culture ou la fabrication d’un produit bio est indéniablement plus respectueuse de l’environnement (moins ou pas de pesticides, pas d’OGM, pas de résidus dans la nature, etc) mais le bilan carbone d’un produit bio peut être plus élevé qu’un conventionel surtout s’il est importé d’un pays lointain. Le tiercé gagnant : bio, local et de saison !

2 – Les produits frais bio ont plus de goût, d’antioxydants, de polyphénols, d’omégas 3, de zinc, de fer et moins (voire pas) de pesticides… mais pas de valeur nutritionnelle supérieure à la culture conventionnelle. Consommer bio c’est meilleur pour la santé et surtout pour l’environnement !

3- La définition du bio est différente selon le type de produit concerné :
> dans les cosmétiques, c’est l’absence de perturbateurs endocriniens, une majorité d’ingrédients d’origine naturelle, des ingrédients issus de l’agriculture biologique. Regardez bien les étiquettes et surtout les labels comme EcoCert car tous les produits cosmétiques bios ne s’équivalent pas.
> pour la viande ou le lait, c’est l’absence d’antibiotique et d’hormones et le respect des conditions de vie des animaux.
> pour les fruits et légumes, c’est l’absence de pesticides et d’OGM
> pour le coton, c’est l’absence de pesticides, etc…
Traquez les labels bio ou AB, ils sont fiables et correspondent à des cahiers des charges drastiques.

4 – L’agriculture biologique française est très en retard par rapport à ses voisins européens, elle pointe au 20ème rang. Moins de 3% de surfaces sont destinées au bio mais les conversions des agriculteurs sont exponentielles (près de 20 000 exploitations en 2010 , c’est 50% de plus qu’en 2008). Du coup on importe entre 40% et 60% des produits bios (surtout fruits et légumes).

5- On peut trouver des produits bios partout désormais, les références dans les grandes surfaces se sont multipliées et deviennent des arguments pour les enseignes ; par ailleurs cet engouement qui génère une croissance annuelle de 10% (même si les achats des français en bio ne représentent encore que 1,5% de leurs dépenses), permet de soutenir la filière et à terme de faire baisser les prix. On trouve aussi du bio à pas cher désormais.

Ca y est, vous maîtrisez vos basiques sur le bio ? Alors, à vous de jouer ! Consommer bio est un acte engagé autant que salutaire pour vous et notre environnement …

  • Mes billets sur le même sujet (et tous les billets en cliquant sur Bio dans les mots-clés à droite)

https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2009/09/03/les-produits-bios-sont-ils-meilleurs-pour-la-sante/
https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2009/06/01/la-france-tres-tres-en-retard-sur-le-bio/

 

Les 10 réflexes à adopter quand on fait les courses 7 septembre 2011


 Mes chers lecteurs, j’inaugure pour cette rentrée une nouvelle rubrique sur les 10 bons réflexes à avoir dans toutes les situations du quotidien !
Pour les puristes, ce sera une piqûre de rappel, mais pour les bonnes volontés qui ne savent pas toujours comment s’y prendre, ça devrait donner quelques réflexes faciles à adopter.

Aujourd’hui, on commence par les courses, parce que je ne sais pas pour vous, mais moi, samedi dernier, après 4 semaines au vert, je me suis sentie un peu larguée derrière mon caddie, j’avais perdu mes repères !

  • On achète les articles en grand format économique pour limiter les emballages (grand pot de fromage blanc ou grande boite de compote plutôt que les portions individuelles),
  • Pour les mêmes raisons, on préfère les fruits et légumes en vrac plutôt qu’emballés,
  • Et ces fruits et légumes, on les choisit de saison et de production locale (votre région, français) : les fraises en hiver, est ce bien raisonnable toute cette électricité pour chauffer les serres  ? et l’avocat du Pérou , il aurait pas un ptit goût de CO2 après tant de kilomètres parcourus ?! Si comme moi, vous n’avez aucune idée de ce qui pousse à quelle saison, cliquez ici, vous saurez tout mois après mois.
  • Question produits d’entretiens, on lève les pied sur le nombre de pschitt-pschitt, flacons et autres lingettes : 2 produits de nettoyage suffisent, à compléter avec du vinaigre blanc ou du citron pour enlever le calcaire. Biensûr on privilégie ceux labellisés avec le fleur bleue qui indique les produits écologiques qui contiennent un minimum de produits chimiques (moins de pollution de votre air intérieur, moins de résidus dans la nature).
  • On limite la viande en général et la rouge en particulier, d’abord c’est bon pour votre santé et surtout l’élevage est une des plus importantes source d’émissions de CO2 dans l’atmosphère.
  • Quand on a le choix, préférer les emballages en carton plutot qu’en plastique ou en verre (pour le lait typiquement, en brique et production « de nos campagnes ») ; le carton est fabriqué à partir du bois qui est une ressource renouvelable contrairement au pétrole à la base du plastique. En plus, les cycles de recyclage sont plus longs (7 fois pour le papier, 1 à 2 fois pour la plastique).
  • Autant que possible et selon le budget de chacun, privilégier les produits bios (dans un souci de préservation de l’environnement, de votre santé mais aussi de qualité des produits) et/ou issus du commerce équitable notamment le café, le thé, le riz, le sucre, le chocolat pour une démarche de solidarité avec les pays du sud.
  • Pour les produits non alimentaires, choisir de préférence ceux élaborés à partir de matières recyclées (papier toilette, sacs poubelles, papier à lettres, etc), non traitées au chlore (couches, filtres à café, enveloppes, …) et pour les achats de papier ou de mouchoirs, choisir les marques arborant le label FSC qui garantit l’origine du bois issu de forêts gérées durablement (et non de la déforestation sauvage),
  • D’une manière générale, acheter des matières premières à cuisiner plutôt que des plats tout préparés pleins de choses chimico-bizarres et d’emballages est un bon réflexe mais biensur c’est plus facile à dire qu’à faire (je sais de quoi je parle, je suis nulle en cuisine !!!). Mais faire le marché peut être un plaisir, non ?
  • Et pour finir, un grand classique : on apporte son super cabas ! Qu’il soit roulé dans le sac à main, stocké dans le coffre de la voiture ou accroché au porte manteau de l’entrée, pour éviter les sacs plastique biensûr (fabriqués en 3 secondes, utilisés en moyenne 20 minutes et qui mettent 100 ans à disparaitre dans la nature).

 Et bien, vous voilà parés pour vos prochaines courses. La première fois vous mettrez un peu plus de temps à regarder les étiquettes mais la fois d’après vous passerez dans la catégorie des pros, c’est promis ! Bonne rentrée !

ps : cette liste n’est pas exhaustive mais au fil des listes de bons réflexes je vous donnerai plus d’informations thématiques.

 

M is Green … washing ? 1 juillet 2011

Filed under: Alimentation,Marques responsables — greenmarie @ 9:00
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 Mon mari a une passion pour le Mac Do, c’est triste mais c’est comme ça, et le pire c’est qu’il a converti nos deux petits fistons à la junk food ! Alors quand on est arrivés le weekend dernier au Mac Do rutilant de Nevers, Monsieur était content des installations flambant neuves et moi de toutes les affiches sur l’électricité à 100% d’origine renouvelable ainsi que des polos Mac is green sur le dos des équipiers. Chacun son truc !

Green Marie ne se laisse plus embobiner depuis longtemps par les promesses écologiques des grandes marques, alors biensûr pour vous j’ai interrogé l’équipière, je lui demandé de poser pour une photo et j’ai surtout scruté le site internet de la marque au grand M jaune !

Que se cache t-il derrière cette affirmation M is Green ? 

> Electricité 100% d’origine renouvelable : chaque Mac Donald’s n’est évidemment pas équipé de panneaux photovoltaiques ni d’éoliennes ! En revanche, depuis 2010, la marque achète des certificats verts à de petites centrales de production d’électricité à base d’énergies renouvelables l’équivalent de sa consommation nationale. Mac Donald’s France s’engage à réduire de 60% ses émissions de gaz à effet de serre entre 2005 et 2020 sur le périmètre de ses restaurants et par client.

> Economies d’eau : grâce aux toilettes alimentées par l’eau de pluie et aux urinoirs sans eau, la marque économise des milliers de litres d’eau par an.

> Optimisation des emballages pour utiliser moins de matières premières, moins de plastique notamment.

> Jus de pommes des menus enfants bios, café labellisé Rainforest et plus encore… il faut reconnaitre que la marque est particulièrement active.

Alors biensûr, ce serait une hérésie de considérer la multinationale Mac Donald’s comme écologique avec ses innombrables déchets générés, son lot de gâchis de nourriture, l’élevage et l’agriculture intensifs sous-tendus par le vente de millions de steacks hachés et de pommes de terre frites chaque jour, la fabrication de tous les jouets en plastique jetables présents dans les Happy Meal, l’absence de tri des emballages…

Pour autant je salue les efforts de la marque  car je considère que quand les grandes entreprises s’engagent concrètement, elles emmènent leurs concurrents avec/malgré eux. Et surtout, par leur puissance d’achats, elles peuvent faire grandir des marchés émergents comme le bio ou les énergies renouvelables. Biensur les entreprises ne sont pas philanthropes, elles espèrent en tirer un bénéfice en termes de fidélisation des clients et d’amélioration de leur image, et après tout pourquoi pas ? C’est un cycle vertueux qui s’enclenche.

Il est de bon ton d’être sceptique sur ce type de démarche, personnellement je préfère voir le verre à moitié plein, optimiste que je suis !

 

Une parisienne à la campagne 4 juin 2011

Filed under: Alimentation,mes états d'âme !,Tri des déchets — greenmarie @ 8:06
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 Green Marie a pris ses quartiers d’été en Anjou ; ce qui explique en partie pourquoi je blogue si peu en ce moment et en même temps le changement de perspectives m’apporte des sujets à vous faire partager. Quand je songe au cri du cœur de mes enfants en découvrant du jardin la vue sur le clocher du village : « Oh la Tour Eiffel ! « , je me dis que les indécrottables parisiens que nous sommes avaient bien besoin d’un retour au terroir !

Les weekends à la campagne commencent à 7 heures quand les cloches sonnent les matines (comme dans la chanson, ding-dingue-dong, ding-dingue-dong) ; pas moyen de se rendormir elles sonnent pendant un quart d’heure 😦

Très vite après l’installation dans la maison de famille, j’ai cherché mes repères : Visite à la mairie pour connaître les conditions de tri des déchets : « ah oui biensur ici aussi on trie « … il faut juste apporter les emballages, le papier/prospectus et le verre dans des collecteurs à la sortie de la ville, en voiture donc… Mais mon plaisir, c’est qu’on va devenir majoritairement locavores grâce à une Amap (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) auprès de laquelle on peut commander son fromage, sa viande et ses fruits et légumes ; on peut aussi s’approvisionner directement chez l’éleveur de poulets … vous savez des poulets sans barquette ni film plastique mais avec une tête et des pattes 😉 . Pour l’instant c’est surtout le vin du coin qu’on a expérimenté ! Saumur rouge, blanc, rosé, on a tout bu ! Le plus beau ce sont les producteurs de vins bios nombreux dans la région. Autre source de satisfaction en cette période de sécheresse c’est la citerne qui récupère l’eau de pluie avec laquelle je peux arroser mes rosiers…

Bref j’ai l’impression qu’on redécouvre les choses simples, la proximité, les produits achetés directement aux producteurs ! Un changement de perspectives, je vous dis ! Seule désillusion en allant chez Bricoman cet après midi devant le regard incrédule du vendeur quand je lui ai demandé de la peinture bio … « c’est la première fois qu’on me demande ça ! ».

 

C’est tout un art de pique-niquer comme il faut ! 25 avril 2011

Pour le dernier jour des vacances, chez Green Marie, on a pris la clé des champs et improvisé un pique-nique bien sympathique.

Quels bons réflexes pour limiter les emballages et manger le plus écologiquement possible ?

> on a tout emporté dans des tupperware ! pas de film plastique, pas de papier aluminium autour des sandwichs. Pensez à la fabrication de tous ces produits jetables qui servent si peu et nécessitent pour leur production des ressources non renouvelables (pétrole et métaux) et beaucoup d’énergie pour un usage unique et si bref.

> on a rempli la gourde d’eau du robinet. Pas de bouteille plastique achetée.

> j’ai fait un recyclage opportuniste en ressortant les sachets de mayonnaise et ketchup du Mac Do/Quick ainsi que les serviettes en papier que je mets de côté à chaque fois (et oui je garde tout cela… 😉 )

> on a mangé plutôt bio : jambon, fruits, etc.. mais mauvais points du côté des fruits pas tous de saison et pas locaux,

> et comme un pique-nique sans chips serait comme une campagne présidentielle sans Nicolas Hulot, j’ai opté pour la marque de chips à l’huile de tournesol ! Pas (ou peu) d’huile de palme – planquée sous le terme huile végétale généralement -, c’est pas toujours facile d’en trouver.

Bonne reprise aux parisiens et bonnes vacances aux autres !

Sur les mêmes sujets :

https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2010/07/17/la-chasse-a-lhuile-de-palme/

https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2009/02/12/bannir-le-jetable-pour-adopter-le-durable/

 

Quittez l’aspartame pour des sucres plus naturels 12 mars 2011

Filed under: Alimentation — greenmarie @ 2:38
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Sommes nous à l’aube d’un scandale sanitaire ? l’Aspartame, alias l’édulcorant E951, présent dans près de 6000 produits de consommation courante comme les chewing-gums, les sodas, les yaourts, les médicaments, globalement tous les produits dits sans sucres & light, est de plus en plus montré du doigt.

  • Plusieurs raisons à cela :

> son homologation ne doit rien à sa soi-disant innocuité mais plutôt à des pressions politiques : en 1980, un comité d’enquête de la Fédéral Drug Administration américaine conclut qu’il ne faut pas autoriser l’aspartame. En 1981, Donald Rumsfeld , qui fut pdg de Searle le labo qui a inventé l’aspartame, rejoint l’équipe de Ronald Reagan fraichement élu président des Etats-Unis et participe à la nomination du nouveau président de la FDA. Surprise : quelque temps plus tard l’aspartame est déclaré sans danger.
> L’innocuité de cette substance chimique avait été déclarée sur la base d’études fournies par le labo inventeur ! Or de nombreuses études scientifiques contradictoires basées sur des tests de souris ont montré des risques de troubles du système nerveux, de tumeurs cérébrales, de cancer du foie et du poumon.

La conclusion de cet exemple qui pourrait tout aussi bien être celui du Bisphénol A dans les biberons : « Nous ne sommes pas protégés par les institutions censées protéger notre santé » déclare André Cicolella, chimiste toxicologue, président du Réseau Environnement Santé, dans le Télérama de cette semaine.

  • Il y a des alternatives non chimiques à l’aspartame et au sucre blanc (ce dernier est pauvre en éléments nutritionnels et fait grimper très rapidement le taux de glycémie et donc les risques d’inflammations propices au cancer ; David Servan-Schreiber dans son livre Anticancer conseille d’abandonner ce type de sucre raffiné) :

la Stevia, une plante sud-américaine hautement sucrante (200 à 300 fois plus que le sacharose), naturelle et sans calories. A elle seule elle pourrait révolutionner le secteur du light… les Coca et autres Pepsi seraient sur le coup !

le miel

le sirop d’agave

– et pour les mordus du sucre cristallin, on peut choisir du sucre non raffiné, issu du commerce équitable.

Bref, vous l’avez compris, il n’y a pas de fatalité à consommer des produits chimiques !  Ouf, la gourmandise est sauve 😉

Sources : Télérama n°3191 mars 2011, Terra Eco n°23 mars 2011, arte.fr extraits de Notre Poison Quotidien de Marie Monique Robin. Diffusion – événement le 15 mars à 20h40 sur Arte.

Et pour aller plus loin l’article très détaillé sur le site Owni : http://owni.fr/2011/03/15/les-dangers-de-l’aspartame-et-le-silence-des-autorites-publiques/