mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Le degré zéro de la publicité 25 octobre 2011

Filed under: Alimentation,C'est dit,Politiquement (in)correct — greenmarie @ 4:39
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 Je suis tombée sur cette publicité la semaine dernière dans le métro parisien ; je me suis arrêtée pour la prendre en photo, bon, j’étais pas hyper à l’aise de prendre en photo des fesses (même fausses), mes voisins de couloir me regardaient d’un air bizarre 😉

Je me suis dit plusieurs choses -faut dire que j’avais trois quart d’heure de trajet à occuper – :
> mais où va donc se nicher le racolage ! si même les magasins Bio s’y mettent, on n’a pas fini d’exploiter le potentiel des parties les plus charnues de notre anatomie (ou celles des fruits en l’occurence ) !
> c’est vraiment le degré zéro de la publicité. Aucun rapport entre le concept créatif et la marque, on se demande bien ce que ça peut lui apporter, de la notoriété ? Et en même temps, c’est aussi le signe que le marché du bio se banalise, est entré dans notre paysage comme un élément du quotidien puisque qu’on en tire des pubs aussi nulles que bien d’autres.
> C’est une idée créative qui a déjà été utilisée au moins 2000 fois, si ça, c’est pas du recyclage je ne m’y connais !

Bref on pense que le bio est cher, mais cette pub ne vaut pas un clou !

Green Marie, ex-publicitaire 😉

 

 

Le film d’animation Cars 2 fâche l’industrie pétrolière 23 août 2011

Green Marie est encore en vacances, elle en profite pour faire tout ce qu’elle ne fait pas le reste de l’année : cuisiner, jardiner, bouquiner et… aller au ciné. Pas voir des films d’auteur remarquez, plutôt grand petit public du genre les Schtroumpfs ou Cars 2 ; ah bah oui, en vacances avec des enfants on ne fait pas toujours ce que l’on veut !!!

N’empêche que Cars 2 est un sujet tout trouvé pour mon blog. Je vous fais le pitch, comme on dit : un milliardaire organise une course automobile pour promouvoir un carburant alternatif au pétrole. Flash Mac Queen reprend du service ; il est maintenant un grand champion, il a gagné 4 fois la Piston Cup et, oui mesdames, il est encore amoureux de la jolie Porsche Sally  (lecteur qui n’as pas vu Cars 1, passe ton chemin 😉 ) ; il se retrouve embarqué malgré lui avec son pote Martin dans une histoire pleine de revrombissements menée pare-brise battant par l’agent Finn Mac Missile. Le méchant dans cette histoire, c’est l’industrie pétrolière qui veut décrédibiliser les carburants alternatifs pour mieux vendre son or noir … et à la fin, devinez qui gagne ? Flash biensûr avec le biocarburant de son copain Fillmore.

Bon, franchement ce nouvel opus n’a pas le charme décalé et surprenant du premier mais je relève que de plus en plus les problématiques actuelles sont présentes dans les films et notamment auprès des enfants. Déjà Pixar avec Wall-E, le petit robot qui compacte les déchets d’une planète bleue devenue poubelle et désertée par les hommes, nous avait alertés sur les excès de la société de consommation.

La morale écologique de l’histoire est-elle le vrai sujet du film ? Le réalisateur s’en défend et effectivement le volet écologique semble n’être là que pour alimenter le ressors d’un scénario qui oppose une fois encore les gentils et les méchants. Ce qui est plus intéressant, ce sont les réactions des libéraux américains qui ont qualifié le film de gauchiste et anti-pétrolier, crédibilisant encore plus leur image sectaire et agressive. Qu’il faille travailler au remplacement d’un pétrole qui viendra à manquer est une évidence, que des alternatives soient possibles l’est tout autant, que cette question soit vitale dans notre société énergivore et qu’elle inspire des auteurs est normal. Ca me fait penser à la pub Volkswagen qui se foutait de la gu… des écologistes représentés en hippies soixante-huitards qui s’effrayaient d’émettre du CO2 en parlant. Pourquoi cette question de la transition énergétique est-elle toujours aussi immature et passionnée ? 

En tout cas, le soi-disant endoctrinement des enfants dénoncé par les lobbies américains ne passera pas par mes fistons, lesquels n’ont rien compris à cette histoire d’espionnage jamesbondienne ni aux enjeux du réchauffement climatique d’ailleurs ; les Green Marie Babies sont trop petits, je les laisse peinards encore quelques années après, hop, tous au tri !

Voir l’article sur le sujet du site Rue89

Ps : un conseil en passant : oubliez le film des Schtroumpfs, c’est tout niais et très inutilement américanisé pour le coup.

 

Ma mère est décroissante (même si elle ne le sait pas !) 12 juin 2011

Filed under: C malin !,C'est dit,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 1:17
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 En ce moment je passe du temps chez ma mère et c’est l’occasion de retrouver des bribes de mon enfance : voyez sur la photo ces objets qu’on ne trouve plus dans les foyers modernes ! Lequel d’entre vous étale encore sa pâte à tarte préparée à la main ? hache son persil ou encore râpe son gruyère en tournant la petite manivelle ? qui met son sucre en poudre dans une boite tupperware ?  qui met sa salade dans la centrifugeuse ? qui fait encore ses yaourts dans la yaourtière ? A l’heure des pâtes à tarte toutes prêtes, du gruyère râpé en sachet, des herbes ciselées et séchées, de la salade en sachet et des centaines de références de yaourts dans les rayons des supermarchés, retrouver ces objets me fait d’abord un effet nostalgique ; mais ensuite, je me dis que ma mère est, sans le savoir, décroissante et ça, j’en suis fière ! 

Quand je lui ai parlé de mon idée de billet en lui en ai donné le titre, elle m’a regardée l’air inquisiteur et m’a demandé : « qu’est ce que tu vas encore raconter sur moi ???? » C’est qu’être décroissante n’est pas un gros mot ! Ce qualificatif a été donné à un mouvement d’individus qui font le choix de ne pas céder à la frénésie de consommation de nos sociétés capitalistes modernes. A l’achat compulsif, même bio, même équitable ; à la quête du toujours plus neuf, plus design, plus récent, ils préfèrent ne pas acheter ; mais plutôt réparer, recycler, réutiliser ce qu’ils ont déjà. Pas toujours facile d’ailleurs à l’heure où l’obsolescence des objets est programmée par les fabricants pour limiter leur durée de vie afin d’accélerer leur remplacement … et vous, vous êtes plutôt du genre à tout acheter neuf chez Ikéa, de la seconde main sur leboncoin.fr ou à garder ce que vous avez ???

 

Mes autres billets sur le même sujet :

– sur l’obsolescence programmée : la vidéo The Story of Stuff
 
 devenez les rois de la récup’ : https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2009/01/13/devenez-les-rois-de-la-recup

j’ai testé pour vous le vide-grenier

 

Pourquoi la France a-t-elle sabordé sa révolution verte ? 21 avril 2011

Filed under: C'est dit,Politiquement (in)correct — greenmarie @ 8:21
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En pleine période de lancement de campagne présidentielle et au moment où Nicolas Hulot se lance dans la bataille pour essayer de faire bouger, une fois encore, les lignes chez des politiques qui décidément ont la mémoire courte et les engagements opportunistes, il m’a semblé intéressant de vous faire partager cet article paru dans le Télérama du 6 avril dernier. De quoi se rafraîchir la mémoire et reconstituer un feuilleton qui montre comment les politiques ont détricoté le Grenelle de l’Environnement et comment celui qui en était l’instigateur a retourné sa veste en même temps que les résultats électoraux. Eclairant.

« Quatre ans après son lancement en grandes pompes, la France a sabordé sa révolution verte. Est-ce la faute de la crise économique ? Ou des hommes politiques et des lobbys de l’énergie, qui s’ingénient depuis quatre ans à vider le Grenelle de sa substance ? »

Par un savant jeu de forces géologiques et politiques, un tsunami au Japon peut déclencher une vague verte en Allemagne. En France ? On est prémuni. Aussi bien des nuages radioactifs que des ébullitions écologistes. Naguère, pourtant, la France crut vivre une révolution écologique, un tournant majeur, la refonte totale de son mode de pensée, la dénucléarisation de son bel esprit. On appela cet épisode lointain le Grenelle de l’environnement.

“Le temps de l’action est venu” Nicolas Sarkozy.

Rappelons-nous : ce jeudi 25 octobre 2007, à l’Elysée, lors de son discours de présentation du Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkozy s’enflamme : « Je veux que le Grenelle soit l’acte fondateur d’une nouvelle politique, d’un New Deal écologique en France, en Europe et dans le monde ! » Chantal Jouanno, qui a écrit le discours, jubile. Nicolas Hulot, première étincelle du Grenelle avec son fameux Pacte écologique, crépite de joie. Les ONG n’osent y croire. José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, Al Gore et Wangari Maathai, les deux Prix Nobel de la paix, sont venus et écoutent ce président tout neuf qui prétend bouleverser la France et le monde : « Le temps de l’action est venu, continue Sarkozy. C’est bien à une révolution que nous invite ce Grenelle de l’environnement, une révolution dans nos façons de penser, dans nos façons de décider, une révolution dans nos comportements, dans nos politiques, dans nos objectifs et dans nos critères ! »

Hachis de mesurettes

Quatre ans plus tard, il faut admettre que le président de la République n’a pas menti. Au moins d’un point de vue mathématique. Si l’on considère qu’une révolution est un tour sur soi-même avec une arrivée au point de départ, le Grenelle est en effet une révolution. »

lire la suite

Auteur : Nicolas Delesalle

 

Pas facile d’être mon green mari ! 29 novembre 2010

Filed under: C'est dit,culturel,mes états d'âme ! — greenmarie @ 8:14

Il faut bien le reconnaître, c’est pas tous les jours facile d’être le mari de Green Marie !

Non seulement,

– je le brime en refusant d’acheter du Nutella plein d’huile de palme,

– je suis obligée de transvaser ma lessive écologique dans un bidon d’Ariel pour lui faire croire que c’est de la « vraie » !

– pour manger de la viande, il doit se réfugier au Mac Do,

– je scrute le contenu des courses qu’il a pourtant  bien voulu faire ; devant ma tête d’incomprise : « ben quoi, c’est bio ! », « ben oui, il est bio ton avocat mais il vient du Pérou, en avion … »

– en vacances je trie aussi, et qui c’est qui se tape dans sa voiture un gros sac de bouteilles à jeter dans un collecteur de verre avant d’arriver sur l’autoroute du retour  ? ah ben on n’a pas croisé de collecteur finalement… et hop 400 kilomètres, gling gling, elles font les bouteilles pour être recyclées à Paris !

– je porte atteinte à sa virilité en lui demandant de tester des cosmétiques bio pour hommes  :« j’ai essayé tes trucs de gonzesse, je sais pas trop quoi te dire vu qu’avec ma barbe y’a pas tellement de place pour mettre ma crème sur le visage » 😦 , argh j’y avais pas pensé à celle là !

 

Et pourtant, mon green mari a parfois gain de cause … pour le lave-vaisselle par exemple j’ai lutté pendant 2 ans avant d’être épuisée par les négociations sur qui fera la vaisselle (c’était avant de savoir que ça consommait moins d’eau qu’à la main !).
Son prochain combat : le sèche linge ! J’ai reçu un mail il y a trois jours au titre énigmatique : » héhéhé ». Je l’ouvre en me disant « cool ! une surprise ! il est trop mignon mon chéri » et là je découvre tout un article sur les avantages du sèche-linge, injustement accusé de tous les maux. Non, non j’suis pas déçue pourquoi ?
Je n’ai pas encore décidé si un sèche linge allait bientôt bousiller les élastiques des chaussettes familiales et faire grimper au rideau la note d’électricité , j’ai un argument de poids : « à 1000 euros la bête en catégorie A+, c’est le sèche-linge ou les vacances ! à toi de choisir … »

 

 

Leclerc : un écologiste opportuniste 8 octobre 2010

Je viens de voir à la TV la publicité pour l’enseigne Leclerc sur le programme 2020 : Zéroprospectus et comme souvent avec les publicités Leclerc je suis agacée. Je ne sais pas quel est le public cible de cette enseigne mais je ne dois pas être dedans. La fausse polémique, les messages fracassants, la défense des consommateurs non desintéressée me hérissent le poil depuis des années car tout semble bon pour faire parler de l’enseigne. Je ne saurais expliquer pourquoi je n’ai jamais cru à la sincérité des engagements de Leclerc, peut-être que parce que quand on a aussi mauvaise réputation dans le traitement de ses salariés et de ses fournisseurs il est inconcevable à mes yeux d’aller faire la leçon aux autres, même sur un autre terrain, en l’occurence ici l’écologie.

Pourtant on peut bien reconnaitre à Michel-Edouard Leclerc le mérite d’avoir été le premier à s’engager concrètement avec l’arrêt des sacs de caisse. Initiant un mouvement vertueux et une prise de conscience qui a fait redevenir les cabas à la mode et baisser le nombre de sacs jetables en plastique de 14 milliards par an en France à moins de 3 milliards aujourd’hui (un sac sert en moyenne 20 minutes, ne se recycle pas et met de 100 à 400 ans à disparaitre dans la nature mais seulement 1 seconde à être fabriqué …).

Son nouveau combat est donc les prospectus commerciaux qui inondent nos boites aux lettres. On ne peut pas lui donner tort, étant donné le nombre d’arbres abattus pour fabriquer ces pousse-à-la-consommation éphémères qui sont, qui plus est, difficiles à recycler car très fortement encrés. D’ailleurs les enseignes de grandes distribution paient une taxe supplémentaire pour la valorisation de l’ensemble des prospectus qu’ils répandent.

Quel est le programme de l’enseigne sur le sujet ?

> une dématérialisation des prospectus, repris sur internet et accessibles sur smatphone (belle opportunité de constituer un fichier client ciblé)

> le recyclage des prospectus apportés en magasin

> la réduction du poids, du format et de la pagination des prospectus.

Biensûr supprimer les sacs comme les prospectus est avant tout une économie pour Leclerc mais je ne suis pas gênée par le fait que les intérêts économiques des entreprises se croisent avec les engagements environnementaux, cela ne peut fonctionner que comme cela. Comme j’aime à le répéter, les entreprises ne sont pas philanthropiques !

Non, ce qui me gêne c’est la revendication à tout va. Je crois que décidément je préfère l’humilité dans les discours, plus souvent synonyme de sincérité.

Le conseil opportun(iste) du jour : mettez donc un autocollant Stop la Pub sur votre boite aux lettres !

 

le Made in France existe-t-il encore ? 3 octobre 2010

Le ministère de l’Industrie vient de créer un Observatoire du « fabriqué en France » qui a déterminé la part de produits fabriqués en France dans notre économie. En l’occurence, cela correspond à 64% des biens totaux consommés dans notre pays, mais il faut savoir que la mention Fabriqué en France peut être donnée à un produit assemblé en France mais dont les composants ont été fabriqués à l’étranger (c’est de plus en plus le cas). Les conséquences de cette mondialisation de l’industrie qui fait appel à de la main d’oeuvre peu chère dans les pays moins développés, portent évidemment sur l’emploi avec la destruction de 200 000 emplois en 10 ans rien qu’en France, la perte d’un savoir-faire traditionnel et biensûr la hausse des émissions de gaz à effet de serre dûe aux transport. D’un autre point de vue, elle permet aussi à moyen terme de faire progresser les salaires et les conditions de travail dans les pays à qui nous sous-traitons…

La question est : sommes-nous prêts à payer plus cher nos vêtements par exemple ? Certains d’entre nous le souhaitent, pour sauver des emplois, pour avoir des produits de qualité et moins standardisés. Pour ceux là, le chemin n’est pas simple car derrière le Made In France se cache des réalités très diverses et le choix est de plus en plus rare. Pour ne pas dire inexistant sur des produits de type vêtements, hi-fi, fleurs, mobilier, jeux vidéos, jouets…etc

Lu dans Le Monde Magazine de cette semaine : « Tout nus. Statistiquement, près de 95% des français se promèneraient en tenue d’Adam et Eve s’ils décidaient de ne porter que des vêtements fabriqués dans l’hexagone ». Ces propos sont illustrés par une série de photos par paires montrant des personnes chez elles ou au bureau ; à gauche ils sont parmi les objets qui les entourent quotidiennement, à droite avec uniquement les produits fabriqués en France. Comment vous dire ? le résultat est saisissant !!!  Mieux qu’un long discours sur la mondialisation ! Par exemple, le musicien dans son studio d’enregistrement ne se retrouve qu’avec une vieille platine et ses deux bureaux mais les guitares, synthés et autres tables de mixages sont envolées !! idem les copains fans de jeux vidéos qui se retrouvent à poil dans leur salon vide ou encore la fleuriste à qui il ne reste qu’un bouquet !

La question que je me pose n’est pas tant de savoir où en est le made in France ni ce que nous ferions sans produits importés mais plus largement : la mondialisation de la production fait elle avancer ou reculer l’équilibre nécessaire à un développement durable ? pour qu’il y ait développement durable il faut que les trois piliers : économique, social et environnemental se rejoignent. Et cela, où que ce soit, a un coût qu’il va falloir que nous intégrions ; la recherche du toujours moins cher ne s’accordera pas avec la raréfaction des ressources naturelles …

crédit photo : Mattieu Sartre

 

Les émissions de gaz à effet de serre baissent-elles en France, oui ou non ?! 12 septembre 2010

La réponse est OUI !!!! Et même si vous avez lu le contraire, sachez que c’est un faux débat entre le gouvernement qui se félicite de son travail et les experts qui chipotent sur les dates ! Voici quelques chiffres qui vous éclaireront je l’espère :

L’objectif de baisse des émissions de gaz à effet de serre fixé à la France au titre du protocole de Kyoto a été atteint. Les émissions ont baissé de 10,3% entre 1990 et 2009 ; cette diminution est très nette seulement depuis 2007 (-4% rien qu’en 2009) à la faveur de la prise de conscience des citoyens et entreprises, des actions gouvernementales en faveur des énergies propres, de la hausse du prix du charbon et du gaz mais surtout grâce à … la crise actuelle qui ralentit l’activité économique partout dans le monde. Cette performance est d’autant plus importante qu’elle s’est faite malgré une hausse de 10% de la population et avec des périodes de croissance forte.

En Europe, la tendance à la baisse est clairement confirmée également (-14 % entre 1990 et 2009) même si les disparités entre pays sont très fortes : émissions en baisse en France, Allemagne, Scandinavie, Royaume-Uni et dans les pays de l’ex bloc communiste (du fait de l’effondrement de certaines économies des pays de l’Est) et en hausse en Espagne (+42% 😦 ), Irlande, Italie et Autriche. Les résultats de l’Union Européenne peuvent être mis en regard aussi des contre-performances d’autres pays industrialisés comme les Etats-Unis (+13% d’émissions de gaz à effet de serre), le Canada (24%), ou l’Australie (+31%).

L’accélération des baisses d’émissions de gaz à effet de serre fait même envisager aux dirigeants européens d’élever à 30% l’objectif de baisse pour 2020 au lieu des 20% prévus initialement !

Alors biensûr, ces résultats sont à la fois encourageants pour la France (dont les choix énergétiques majoritairement nucléaires permettent ces bons résultats mais créent aussi d’autres problèmes dont la gestion des déchets radioactifs)  et l’Europe qui doivent faire leur révolution culturelle et comportementale pour être compétitives demain ; ces résultats sont aussi décourageants quand on voit les émissions en hausse aux Etats-Unis notamment, et quand on imagine les hausses à venir dans les hypers pays tels que l’Inde ou la Chine qui naturellement aspirent à améliorer leur niveau de vie. Cette année la température moyenne sur Terre a été de 14° soit la moyenne la plus forte jamais enregistrée …

On peut se réjouir cependant en pensant que l’Europe montre l’exemple et prouve qu’il est possible d’inverser la tendance en matière d’émissions de gaz à effet de serre. Le chemin est encore long mais une toute petite lumière au bout du tunnel est bonne à prendre, non ?!

Source : http://www.terra-economica.info, http://www.lemonde.fr

et pour réviser vos basiques sur le sujet : https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2010/01/02/effet-de-serre-vs-couche-dozone/

 

Carte postale de mes vacances 9 août 2010

Filed under: C'est dit,mes états d'âme !,Tri des déchets — greenmarie @ 8:23
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Sachez-le, même les pieds dans l’eau, Green Marie est au taquet pour traquer les pratiques écologiques de ses congénères ! Et il faut bien remarquer que des efforts sont faits pour informer les citadins en short et tongs des conséquences de la pollution de la mer notamment. Que ce soit à l’Océanopolis de Brest, au Grand Aquarium de St Malo ou sur les plages, j’ai trouvé des panneaux explicatifs ou des mises en situation de déchets avec la mention du nombre d’années nécessaires à leur dégradation dans la mer … brrrr ça fait froid dans le dos. Si on pouvait soulever la mer comme un tapis, on serait choqués de tous les déchets (et bateaux rouillés !) qu’on trouverait au fond. 

Ce sont les plages qu’on nettoie toujours en priorité pour préserver le tourisme et les vacanciers, mais les fonds marins n’intéressent pas grand monde ; si les mouettes et les poissons avaient un pouvoir d’achat je serais rassurée pour la propreté de la grande bleue 😉

Allez, bonnes vacances à tous, reposez-vous bien et on se retrouve avec plaisir à la rentrée !


 

J’ai regardé pour vous Capital Terre sur M6 25 mars 2010

... et vous savez quoi ? J’ai trouvé l’émission vraiment bien ! Moi qui ne regardais plus Capital et ses sujets racoleurs depuis des années, j’avoue que j’ai trouvé l’adaptation vraiment réussie et même pertinente. L’angle choisi qui part de notre quotidien en remontant toute la filière de production est incroyablement efficace : que ce soit les chips et l’huile de palme ou le boeuf et l’élevage intensif, la démonstration est implacable car très complète, concrète et argumentée. On voit la matière première et toutes les étapes de fabrication, y compris en usine ce qui est peu courant et croyez moi ça donne envie de se mettre au fourneau plus souvent pour éviter les plats industriels ! La volonté du reportage est de faire prendre conscience de l’impact de ce que l’on mange, impact énorme et le plus souvent insoupçonné.

Il faut juste se faire à l’idée que Guy Lagache est dans un plan sur deux : Guy en Tshirt dans la forêt indonésienne, Guy sur une barque, Guy dans son  4×4, Guy avec une charlotte sur la tête dans une usine, Guy qui goute des pommes de terre cuites au micro-ondes… etc, en même temps on a vu garçon moins agréable à regarder 😉

> sur l’huile de palme, le constat est simplement dramatique et la responsabilité de l’industrie agro-alimentaire est énorme ; l’huile de palme, parce qu’elle est la moins chère à produire, est aujourd’hui la matière grasse la plus employée au monde, on la trouve partout : poissons panés, gâteaux secs, chips, glaces, plats cuisinés, biscuits, le Nutella, les Kinder, etc. Et pourtant elle n’est pas bonne pour la santé et provoque des désastres écologiques en Indonésie et en Malaisie (ces deux pays à eux seuls représentent 80% de la production mondiale) où les forêts primaires sont rasées pour faire pousser de façon intensive le palmier à huile. La biodiversité recule sous la pression des tronçonneuses, le nombre d’orang-outangs a été divisé par deux, ils meurent à cause de la chute des arbres ou de faim faute d’espace vital suffisant et biensur la disparition de tous ces arbres participe au réchauffement climatique puisqu’ils n’absorbent plus le CO2 (le palmier est une plante, et une plante absorbe 3x moins qu’un arbre).

> concernant l’élevage intensif, je vous avais déjà raconté son impact prédominant sur l’environnement, mais le reportage est allé plus loin. On a pu voir un élevage 75 000 têtes, réparties dans des enclos sans herbe, car les bêtes naturellement herbivores sont priées de manger plutot du maïs qui permet d’engraisser plus vite et subissent des piqûres d’hormones de croissance. Ainsi cet élevage industriel engraisse des bêtes en 18 mois là où il en fallait le double auparavant ; la productivité augmente car la demande est de plus en plus importante et qu’elle a permis de faire baisser le prix de la viande de 30% en 30 ans au mépris du respect de la vie animale. L’impact écologique de ces élevages est en outre consternant : méthane dégagé par les bêtes responsable de 18% des gaz à effet de serres mondiaux, infiltrations des sols et des nappes phréatiques avec des antibiotiques, hormones de croissance et autres nitrates dégagés par la bouse, surfaces agricoles destinées aux céréales pour nourrir les bêtes, etc…

> Mais le reportage propose aussi des façons de consommer plus responsable en étant plus vigilants : produits locaux, de saison, bios, viande et volailles issues d’élevage traditionnel, indice carbone sur les emballages (chez Casino qui a été précurseur) ou encore industriel soucieux de qualité, de santé et d’environnement tel Findus qui propose des poissons panés à base d’huile de colza plus chère que celle de palme mais aussi plus saine.

Le sujet de l’alimentation mondialisée, vous l’avez compris, est complexe. Les enjeux sont énormes, avec une population planétaire qui passera de 7 à 9 milliards d’hommes d’ici 40 ans et qu’il faut nourrir. Les habitants du monde ne sont pas égaux devant la faim selon qu’ils vivent dans des pays riches ou pauvres, dotés de terres agricoles ou non. L’exemple de l’Ethiopie, sorte de mère porteuse de nourriture pour des pays comme l’Inde dont la production en terre éthiopienne n’est destinée qu’aux indiens et qui ne profite absolument pas aux indigènes, est symbolique de la prise de conscience que nous sommes sur une petite planète à qui l’on demande beaucoup trop.


Vous le constatez, l’émission était riche d’informations, elle m’a vraiment emballée, j’ai hâte de voir la suivante ! et d’ici là ouvrez l’oeil en faisant vos courses …

http://www.m6.fr/emission-capital_terre/