mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Le renouveau des zoos 25 septembre 2011

Filed under: culturel — greenmarie @ 11:42
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 Aujourd’hui, les zoos modernes et réglementaires sont devenus des Centres de conservation et de reproduction des espèces animales menacées ; avec le braconnage, la déforestation qui détruit les habitats naturels, l’avancée de l’homme sur les terres sauvages, la disparition des espèces animales et végétales est accélérée de façon très préoccupante. Songez qu’il ne resterait que 1600 pandas dans le monde et 3500 tigres (ils étaient 40 000 en 1900, 1800 en 1972), ces chiffres montrent la fragilité de certaines espèces.

Là où il y a encore 20 ans, les zoos pouvaient sembler des mouroirs pour animaux exhibés au public en quête d’exotisme, leur rôle aujourd’hui s’apparente plus à une contribution au rattrapage de ce que l’homme détruit d’une autre main.

Ils se sont investis désormais d’une triple mission :

  • – La préservation des espèces : par la reproduction au sein du zoo qui permet par la suite une réintégration en milieu naturel et/ou la participation à un programme d’échanges gratuits entre zoos dans le cadre de l’EAZA ; dès lors les animaux ne sont plus capturés dans la nature ou vendus mais échangés gratuitement.
  • – L’éducation du public au respect et à la préservation de la nature.
  • – Le bien-être physique et psychique des animaux en captivité. Plus de cages mais des enclos naturels reconstituant leur milieu naturel (pour les primates, les rivières remplacent les barrières) ; des jeux y compris avec la nourriture pour stimuler leurs instincts de quête de nourriture (des poissons entiers au centre d’un grand glaçon pour les ours polaires,etc). Cependant, même avec toute l’attention nécessaire, le problème des animaux captifs reste le manque de place et l’ennui. Si certaines espèces assez joueuses et vivant en collectivité s’en accommodent, d’autres comme les félins, les éléphants, ou les ours meurent d’ennui ; ils dorment tout le temps, tournent en rond, développent des comportements stéréotypés.

Le zoo de Doué la Fontaine, en Anjou, se développe depuis 50 ans sur un site naturel aménagé à partir d’une ancienne carrière de tuffeau avec des enclos encaissés dans la pierre. Pour fêter son cinquantenaire, le zoo a été rebaptisé Bioparc pour mieux illustrer sa démarche complète : participation à des opérations de réintégration d’espèces dans la nature, mais aussi de préservation dans leur milieu naturel en s’appuyant et formant les populations locales, choix d’aménagements internes au zoo avec des matériaux écologiques (bois, bambou,etc), ventes dans la boutique d’objets éthiques et traditionnels, souci du bien-être des animaux (soin, dressage, stimulation), tri des déchets proposé dans le Parc, menus à base de produits bios au restaurant, souci de pédagogie à l’intention du public (panneaux pour chaque espèce précisant son mode de vie, sa longévité, son niveau de risque de disparition ; tables d’orientation avec empreintes des animaux pour comparer, etc…)  bref tout cela m’a semblé d’une grande cohérence et m’a réconciliée avec les zoos !

Tous ne sont pas aussi exemplaires ; le zoo parisien de Vincennes avant d’être complètement refait était une honte, et on voit des zoos dans le monde laisser mourir de faim les animaux faute d’argent disponible ; mais la tendance est l’amélioration du cadre et des conditions de vie des animaux dans une stratégie gagnants-gagnants car biensûr les visiteurs préfèrent voir des animaux vifs et dans un cadre accueillant.

Bref, moi qui disais depuis toujours « je déteste les zoos », désormais je dis à mes enfants, « on y retourne ?! »


 

 

 

 

 

 

 

 

pour en savoir plus : le site de l’association des zoos français : http://www.afdpz.org/

et aussi : le point de vue d’une maman en visite au Bioparc, par ma copine Zaza.

 

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Le film d’animation Cars 2 fâche l’industrie pétrolière 23 août 2011

Green Marie est encore en vacances, elle en profite pour faire tout ce qu’elle ne fait pas le reste de l’année : cuisiner, jardiner, bouquiner et… aller au ciné. Pas voir des films d’auteur remarquez, plutôt grand petit public du genre les Schtroumpfs ou Cars 2 ; ah bah oui, en vacances avec des enfants on ne fait pas toujours ce que l’on veut !!!

N’empêche que Cars 2 est un sujet tout trouvé pour mon blog. Je vous fais le pitch, comme on dit : un milliardaire organise une course automobile pour promouvoir un carburant alternatif au pétrole. Flash Mac Queen reprend du service ; il est maintenant un grand champion, il a gagné 4 fois la Piston Cup et, oui mesdames, il est encore amoureux de la jolie Porsche Sally  (lecteur qui n’as pas vu Cars 1, passe ton chemin 😉 ) ; il se retrouve embarqué malgré lui avec son pote Martin dans une histoire pleine de revrombissements menée pare-brise battant par l’agent Finn Mac Missile. Le méchant dans cette histoire, c’est l’industrie pétrolière qui veut décrédibiliser les carburants alternatifs pour mieux vendre son or noir … et à la fin, devinez qui gagne ? Flash biensûr avec le biocarburant de son copain Fillmore.

Bon, franchement ce nouvel opus n’a pas le charme décalé et surprenant du premier mais je relève que de plus en plus les problématiques actuelles sont présentes dans les films et notamment auprès des enfants. Déjà Pixar avec Wall-E, le petit robot qui compacte les déchets d’une planète bleue devenue poubelle et désertée par les hommes, nous avait alertés sur les excès de la société de consommation.

La morale écologique de l’histoire est-elle le vrai sujet du film ? Le réalisateur s’en défend et effectivement le volet écologique semble n’être là que pour alimenter le ressors d’un scénario qui oppose une fois encore les gentils et les méchants. Ce qui est plus intéressant, ce sont les réactions des libéraux américains qui ont qualifié le film de gauchiste et anti-pétrolier, crédibilisant encore plus leur image sectaire et agressive. Qu’il faille travailler au remplacement d’un pétrole qui viendra à manquer est une évidence, que des alternatives soient possibles l’est tout autant, que cette question soit vitale dans notre société énergivore et qu’elle inspire des auteurs est normal. Ca me fait penser à la pub Volkswagen qui se foutait de la gu… des écologistes représentés en hippies soixante-huitards qui s’effrayaient d’émettre du CO2 en parlant. Pourquoi cette question de la transition énergétique est-elle toujours aussi immature et passionnée ? 

En tout cas, le soi-disant endoctrinement des enfants dénoncé par les lobbies américains ne passera pas par mes fistons, lesquels n’ont rien compris à cette histoire d’espionnage jamesbondienne ni aux enjeux du réchauffement climatique d’ailleurs ; les Green Marie Babies sont trop petits, je les laisse peinards encore quelques années après, hop, tous au tri !

Voir l’article sur le sujet du site Rue89

Ps : un conseil en passant : oubliez le film des Schtroumpfs, c’est tout niais et très inutilement américanisé pour le coup.

 

Le changement d’heure sert-il encore à quelque chose ? 27 mars 2011

Le changement d’heure sert-il encore à quelque chose ? à part nous casser les pieds et dérégler les rythmes de chacun je veux dire !

Voilà l’explication du ministère du développement durable : « L’heure d’été a été instituée en France en 1975 suite au choc pétrolier de 1974, avec l’objectif d’effectuer des économies d’énergie en réduisant les besoins d’éclairage. Il s’agit principalement de faire correspondre au mieux les heures d’activités avec les heures d’ensoleillement pour limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel. Le changement d’heure a permis d’économiser en 2009 440 GWh en éclairage, soit la consommation d’environ 800 000 ménages. Grâce à ces économies, la France a ainsi évité l’émission de 44 000 tonnes de CO2. »

Ca a l’air évident, mais quand Terra Eco mène l’enquête ça ne l’est plus tant que ça :
>  l’économie réalisée selon les calculs de l’Adème en 2003 serait de 1,3 TWh soit 0,27% de la consommation globale d’électricité française. Mais « entre temps, les ampoules basse consommation ont débarqué dans nos logis. A elles seules, celles là devraient permettre aux Français de consommer 8 Twh de moins par an à l’horizon 2016. C’est l’Ademe qui le dit. Nos 1,3 Twh économisés de départ font désormais pâle figure. »

 

Bref, au delà des initiatives ponctuelles, c’est bel et bien un changement culturel qu’il va nous falloir aborder, celui de la recherche de sobriété énergétique. La question ne peut pas être comment produire et consommer plus d’énergie. La planète ne pourrait physiquement le supporter, ses ressources sont épuisables à court terme. La solution c’est apprendre à consommer moins d’énergie.

Les 3 leviers de plus en plus mis en avant sont :

> la recherche de sobriété dans la consommation
> l’augmentation de la performance énergétique de nos installations
> et le développement des énergies renouvelables.

 

Sur ce, dormez bien, vérifiez que votre réveil est à l’heure d’été pour arriver à l’heure au bureau !

 

sources : http://www.developpement-durable.gouv.fr/

http://www.terra-economica.info/Changement-d-heure-pas-si-ecolo,9440.html

 

Copenhague, ville à vivre et ville durable 17 février 2011

Filed under: à l'étranger,culturel — greenmarie @ 9:35
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Je ne suis pas rancunière : malgré l’échec du sommet de Copenhague en 2009, j’ai décidé d’y passer le week end dernier !!! et j’ai découvert pourquoi la tenue de ce sommet était légitime dans cette ville-là dont l’ambition est d’être neutre en carbone à l’horizon 2025 :

> ribambelles d ‘éoliennes dans la mer le long de la côte, qui produisent 15 % de l’électricité de la ville.
> des km de pistes cyclables, il y a d’ailleurs plus de vélos que d’habitants : 560 000 comptabilisés pour 516 000 habitants !
> des sachets de sucre issus du commerce équitable sur les tables des restaurants, et du beurre bio aussi,
> de l’écodesign au pays du design, rien de plus naturel … voyez sur la photo prise au musée du design comment réaliser un (beau) fauteuil à partir de bouteilles en plastique et avec très peu d’étapes de production,
> je n’ai pas spécialement vu de restaurants bios mais des coiffeurs bios oui !
> question nourriture, ce sont les poissons fumés qui sont le plus souvent proposés, ils sont délicieux certes mais j’ai mangé en deux jours plus que mon quota des 6 derniers mois. Quand je pense qu’à Paris je boude les restos japonais pour ne pas participer à l’épuisement des stocks de poissons … arghhh c’était trop bon !

 

Pas facile d’être mon green mari ! 29 novembre 2010

Filed under: C'est dit,culturel,mes états d'âme ! — greenmarie @ 8:14

Il faut bien le reconnaître, c’est pas tous les jours facile d’être le mari de Green Marie !

Non seulement,

– je le brime en refusant d’acheter du Nutella plein d’huile de palme,

– je suis obligée de transvaser ma lessive écologique dans un bidon d’Ariel pour lui faire croire que c’est de la « vraie » !

– pour manger de la viande, il doit se réfugier au Mac Do,

– je scrute le contenu des courses qu’il a pourtant  bien voulu faire ; devant ma tête d’incomprise : « ben quoi, c’est bio ! », « ben oui, il est bio ton avocat mais il vient du Pérou, en avion … »

– en vacances je trie aussi, et qui c’est qui se tape dans sa voiture un gros sac de bouteilles à jeter dans un collecteur de verre avant d’arriver sur l’autoroute du retour  ? ah ben on n’a pas croisé de collecteur finalement… et hop 400 kilomètres, gling gling, elles font les bouteilles pour être recyclées à Paris !

– je porte atteinte à sa virilité en lui demandant de tester des cosmétiques bio pour hommes  :« j’ai essayé tes trucs de gonzesse, je sais pas trop quoi te dire vu qu’avec ma barbe y’a pas tellement de place pour mettre ma crème sur le visage » 😦 , argh j’y avais pas pensé à celle là !

 

Et pourtant, mon green mari a parfois gain de cause … pour le lave-vaisselle par exemple j’ai lutté pendant 2 ans avant d’être épuisée par les négociations sur qui fera la vaisselle (c’était avant de savoir que ça consommait moins d’eau qu’à la main !).
Son prochain combat : le sèche linge ! J’ai reçu un mail il y a trois jours au titre énigmatique : » héhéhé ». Je l’ouvre en me disant « cool ! une surprise ! il est trop mignon mon chéri » et là je découvre tout un article sur les avantages du sèche-linge, injustement accusé de tous les maux. Non, non j’suis pas déçue pourquoi ?
Je n’ai pas encore décidé si un sèche linge allait bientôt bousiller les élastiques des chaussettes familiales et faire grimper au rideau la note d’électricité , j’ai un argument de poids : « à 1000 euros la bête en catégorie A+, c’est le sèche-linge ou les vacances ! à toi de choisir … »

 

 

Un New-York inattendu 1 novembre 2010

Deuxième et dernière carte postale de New York : je me suis baladée dans le marché de Union Square (Upper East Side) d’abord amusée de voir des citrouilles partout et certains vendeurs déguisés – Halloween c’est du sérieux là bas ! -, ensuite j’étais surprise de voir des fruits et légumes partout quand on voit ce que mangent les américains !!!

En fait, il s’agissait d’un marché de produits locaux, biologiques ou encore en provenance directe du producteur. C’est ainsi qu’en plus des pains d’épices, miels, plantes aromatiques, champignons bizarres, fruits et légumes à profusion, j’ai vu des éleveurs de moutons vendre la laine, les peaux mais aussi de la viande sous vide dans des glaciaires !!!! Et ça marche, le marché ce samedi était très fréquenté !

Derrière le marché, se trouvent aussi  des poubelles dédiées au compost dans lesquelles les habitants du quartier apportent leurs épluchures et autres déchets organiques.

J’avoue que j’ai été surprise par les différentes marques de prise en compte des impératifs environnementaux dans cette ville : bus hybrides, poubelles de tri en ville, recyclage dans les restaurants, offre de cafés équitables et biologiques dans les chaînes Starbucks ou Prêt à manger, jusqu’au vénérable Empire State Building qui revendique désormais une baisse de 38,4% de sa consommation énergétique après un ambitieux programme de travaux !

Biensûr tout cela n’est pas idyllique, New York n’est pas représentatif des Etats-Unis et le mode de vie américain et notamment l’alimentation à emporter génère énormément de déchets : les new-yorkais emportent leurs cafés et repas dans un nombre incalculable d’emballages en carton, plastique, aluminium, etc… manger sur le pouce est plus courant que s’asseoir au restaurant pour manger dans de la vaisselle. Les changements culturels sont longs mais je fais confiance au dynamisme américain pour transformer une contrainte en une opportunité de business !

Best Regards xxx

Green Marie

 

Les émissions de gaz à effet de serre baissent-elles en France, oui ou non ?! 12 septembre 2010

La réponse est OUI !!!! Et même si vous avez lu le contraire, sachez que c’est un faux débat entre le gouvernement qui se félicite de son travail et les experts qui chipotent sur les dates ! Voici quelques chiffres qui vous éclaireront je l’espère :

L’objectif de baisse des émissions de gaz à effet de serre fixé à la France au titre du protocole de Kyoto a été atteint. Les émissions ont baissé de 10,3% entre 1990 et 2009 ; cette diminution est très nette seulement depuis 2007 (-4% rien qu’en 2009) à la faveur de la prise de conscience des citoyens et entreprises, des actions gouvernementales en faveur des énergies propres, de la hausse du prix du charbon et du gaz mais surtout grâce à … la crise actuelle qui ralentit l’activité économique partout dans le monde. Cette performance est d’autant plus importante qu’elle s’est faite malgré une hausse de 10% de la population et avec des périodes de croissance forte.

En Europe, la tendance à la baisse est clairement confirmée également (-14 % entre 1990 et 2009) même si les disparités entre pays sont très fortes : émissions en baisse en France, Allemagne, Scandinavie, Royaume-Uni et dans les pays de l’ex bloc communiste (du fait de l’effondrement de certaines économies des pays de l’Est) et en hausse en Espagne (+42% 😦 ), Irlande, Italie et Autriche. Les résultats de l’Union Européenne peuvent être mis en regard aussi des contre-performances d’autres pays industrialisés comme les Etats-Unis (+13% d’émissions de gaz à effet de serre), le Canada (24%), ou l’Australie (+31%).

L’accélération des baisses d’émissions de gaz à effet de serre fait même envisager aux dirigeants européens d’élever à 30% l’objectif de baisse pour 2020 au lieu des 20% prévus initialement !

Alors biensûr, ces résultats sont à la fois encourageants pour la France (dont les choix énergétiques majoritairement nucléaires permettent ces bons résultats mais créent aussi d’autres problèmes dont la gestion des déchets radioactifs)  et l’Europe qui doivent faire leur révolution culturelle et comportementale pour être compétitives demain ; ces résultats sont aussi décourageants quand on voit les émissions en hausse aux Etats-Unis notamment, et quand on imagine les hausses à venir dans les hypers pays tels que l’Inde ou la Chine qui naturellement aspirent à améliorer leur niveau de vie. Cette année la température moyenne sur Terre a été de 14° soit la moyenne la plus forte jamais enregistrée …

On peut se réjouir cependant en pensant que l’Europe montre l’exemple et prouve qu’il est possible d’inverser la tendance en matière d’émissions de gaz à effet de serre. Le chemin est encore long mais une toute petite lumière au bout du tunnel est bonne à prendre, non ?!

Source : http://www.terra-economica.info, http://www.lemonde.fr

et pour réviser vos basiques sur le sujet : https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2010/01/02/effet-de-serre-vs-couche-dozone/