mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Les 5 choses à savoir sur le recyclage 25 novembre 2011

Et voilà un nouvel opus des 5 choses à savoir pour vous conforter dans l’utilité de trier (oui, oui, il y en a encore qui se demandent si ça sert vraiment à quelque chose ! )

  • Aujourd’hui plus de 63% des déchets ménagés sont recyclés, l’objectif fixé à Eco-Emballages par le Grenelle de l’environnement est d’arriver à 75%. Les performances varient par matériau : Acier : 111 %, Aluminium : 32 %, Papier-carton : 54 %, Plastique : 21 %, Verre : 80 %.
  • La double flèche verte que vous trouvez un peu partout maintenant sur les emballages ne signifie pas recyclable mais que l’entreprise cotise auprès d’Eco-Emballages pour participer à l’effort de collecte et de recyclage.
  • Le verre et les métaux (boîtes de conserve, canettes et aérosols en aluminium) sont recyclables à l’infini.
  • Le papier se recycle jusqu’à 7 fois, après la fibre du papier est trop cassée mais en dernier cycle elle se transforme en boite à chaussures, boites d’oeufs ou puzzles.
  • Plus d’un million de tonnes d’emballages en plastique sont mises sur le marché chaque année et seules 230 000 tonnes ont été recyclées en 2010. 

Je complète avec les informations données par l’organisme Eco-Emballages sur leur site que je trouve très bien fait :

> Recycler c’est avant tout préserver des ressources naturelles non renouvelables et parfois produites et acheminées depuis l’autre bout du monde. Par exemple, si on recycle une tonne de canettes d’aluminium, on évite l’extraction de deux tonnes de bauxite.

> Recycler c’est aussi économiser de l’énergie. Ainsi refondre des cannettes d’aluminium nécessite 95% d’énergie en moins que d’extraire ce métal à partir de minerai en première production. Quand on recycle une tonne de plastique, on économise 650 kg de pétrole brut.

> Le recyclage limite également les émissions de gaz à effet de serre, donc le réchauffement climatique. En 2009, grâce au recyclage de près de 3 millions de tonnes de déchets ménagers, nous avons évité l’émission de 1,87 millions de tonnes d’équivalent CO2. Cela représente l’équivalent de 800 000 voitures en moins sur les routes.

http://www.ecoemballages.fr/

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Les 5 choses à savoir sur … le bio 11 octobre 2011

Vous avez plébiscité la nouvelle rubrique sur « les 10 réflexes à adopter », voici « les 5 choses à savoir sur… » !

1 – Bio ne veut pas forcément dire écologique ! Ce sont deux notions qui se recoupent mais ne s’équivalent pas : la culture ou la fabrication d’un produit bio est indéniablement plus respectueuse de l’environnement (moins ou pas de pesticides, pas d’OGM, pas de résidus dans la nature, etc) mais le bilan carbone d’un produit bio peut être plus élevé qu’un conventionel surtout s’il est importé d’un pays lointain. Le tiercé gagnant : bio, local et de saison !

2 – Les produits frais bio ont plus de goût, d’antioxydants, de polyphénols, d’omégas 3, de zinc, de fer et moins (voire pas) de pesticides… mais pas de valeur nutritionnelle supérieure à la culture conventionnelle. Consommer bio c’est meilleur pour la santé et surtout pour l’environnement !

3- La définition du bio est différente selon le type de produit concerné :
> dans les cosmétiques, c’est l’absence de perturbateurs endocriniens, une majorité d’ingrédients d’origine naturelle, des ingrédients issus de l’agriculture biologique. Regardez bien les étiquettes et surtout les labels comme EcoCert car tous les produits cosmétiques bios ne s’équivalent pas.
> pour la viande ou le lait, c’est l’absence d’antibiotique et d’hormones et le respect des conditions de vie des animaux.
> pour les fruits et légumes, c’est l’absence de pesticides et d’OGM
> pour le coton, c’est l’absence de pesticides, etc…
Traquez les labels bio ou AB, ils sont fiables et correspondent à des cahiers des charges drastiques.

4 – L’agriculture biologique française est très en retard par rapport à ses voisins européens, elle pointe au 20ème rang. Moins de 3% de surfaces sont destinées au bio mais les conversions des agriculteurs sont exponentielles (près de 20 000 exploitations en 2010 , c’est 50% de plus qu’en 2008). Du coup on importe entre 40% et 60% des produits bios (surtout fruits et légumes).

5- On peut trouver des produits bios partout désormais, les références dans les grandes surfaces se sont multipliées et deviennent des arguments pour les enseignes ; par ailleurs cet engouement qui génère une croissance annuelle de 10% (même si les achats des français en bio ne représentent encore que 1,5% de leurs dépenses), permet de soutenir la filière et à terme de faire baisser les prix. On trouve aussi du bio à pas cher désormais.

Ca y est, vous maîtrisez vos basiques sur le bio ? Alors, à vous de jouer ! Consommer bio est un acte engagé autant que salutaire pour vous et notre environnement …

  • Mes billets sur le même sujet (et tous les billets en cliquant sur Bio dans les mots-clés à droite)

https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2009/09/03/les-produits-bios-sont-ils-meilleurs-pour-la-sante/
https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2009/06/01/la-france-tres-tres-en-retard-sur-le-bio/