mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Le degré zéro de la publicité 25 octobre 2011

Filed under: Alimentation,C'est dit,Politiquement (in)correct — greenmarie @ 4:39
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 Je suis tombée sur cette publicité la semaine dernière dans le métro parisien ; je me suis arrêtée pour la prendre en photo, bon, j’étais pas hyper à l’aise de prendre en photo des fesses (même fausses), mes voisins de couloir me regardaient d’un air bizarre 😉

Je me suis dit plusieurs choses -faut dire que j’avais trois quart d’heure de trajet à occuper – :
> mais où va donc se nicher le racolage ! si même les magasins Bio s’y mettent, on n’a pas fini d’exploiter le potentiel des parties les plus charnues de notre anatomie (ou celles des fruits en l’occurence ) !
> c’est vraiment le degré zéro de la publicité. Aucun rapport entre le concept créatif et la marque, on se demande bien ce que ça peut lui apporter, de la notoriété ? Et en même temps, c’est aussi le signe que le marché du bio se banalise, est entré dans notre paysage comme un élément du quotidien puisque qu’on en tire des pubs aussi nulles que bien d’autres.
> C’est une idée créative qui a déjà été utilisée au moins 2000 fois, si ça, c’est pas du recyclage je ne m’y connais !

Bref on pense que le bio est cher, mais cette pub ne vaut pas un clou !

Green Marie, ex-publicitaire 😉

 

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Le film d’animation Cars 2 fâche l’industrie pétrolière 23 août 2011

Green Marie est encore en vacances, elle en profite pour faire tout ce qu’elle ne fait pas le reste de l’année : cuisiner, jardiner, bouquiner et… aller au ciné. Pas voir des films d’auteur remarquez, plutôt grand petit public du genre les Schtroumpfs ou Cars 2 ; ah bah oui, en vacances avec des enfants on ne fait pas toujours ce que l’on veut !!!

N’empêche que Cars 2 est un sujet tout trouvé pour mon blog. Je vous fais le pitch, comme on dit : un milliardaire organise une course automobile pour promouvoir un carburant alternatif au pétrole. Flash Mac Queen reprend du service ; il est maintenant un grand champion, il a gagné 4 fois la Piston Cup et, oui mesdames, il est encore amoureux de la jolie Porsche Sally  (lecteur qui n’as pas vu Cars 1, passe ton chemin 😉 ) ; il se retrouve embarqué malgré lui avec son pote Martin dans une histoire pleine de revrombissements menée pare-brise battant par l’agent Finn Mac Missile. Le méchant dans cette histoire, c’est l’industrie pétrolière qui veut décrédibiliser les carburants alternatifs pour mieux vendre son or noir … et à la fin, devinez qui gagne ? Flash biensûr avec le biocarburant de son copain Fillmore.

Bon, franchement ce nouvel opus n’a pas le charme décalé et surprenant du premier mais je relève que de plus en plus les problématiques actuelles sont présentes dans les films et notamment auprès des enfants. Déjà Pixar avec Wall-E, le petit robot qui compacte les déchets d’une planète bleue devenue poubelle et désertée par les hommes, nous avait alertés sur les excès de la société de consommation.

La morale écologique de l’histoire est-elle le vrai sujet du film ? Le réalisateur s’en défend et effectivement le volet écologique semble n’être là que pour alimenter le ressors d’un scénario qui oppose une fois encore les gentils et les méchants. Ce qui est plus intéressant, ce sont les réactions des libéraux américains qui ont qualifié le film de gauchiste et anti-pétrolier, crédibilisant encore plus leur image sectaire et agressive. Qu’il faille travailler au remplacement d’un pétrole qui viendra à manquer est une évidence, que des alternatives soient possibles l’est tout autant, que cette question soit vitale dans notre société énergivore et qu’elle inspire des auteurs est normal. Ca me fait penser à la pub Volkswagen qui se foutait de la gu… des écologistes représentés en hippies soixante-huitards qui s’effrayaient d’émettre du CO2 en parlant. Pourquoi cette question de la transition énergétique est-elle toujours aussi immature et passionnée ? 

En tout cas, le soi-disant endoctrinement des enfants dénoncé par les lobbies américains ne passera pas par mes fistons, lesquels n’ont rien compris à cette histoire d’espionnage jamesbondienne ni aux enjeux du réchauffement climatique d’ailleurs ; les Green Marie Babies sont trop petits, je les laisse peinards encore quelques années après, hop, tous au tri !

Voir l’article sur le sujet du site Rue89

Ps : un conseil en passant : oubliez le film des Schtroumpfs, c’est tout niais et très inutilement américanisé pour le coup.

 

Le coup de g….. de Ken 10 juin 2011

Filed under: Politiquement (in)correct — greenmarie @ 2:32
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Pourquoi la France a-t-elle sabordé sa révolution verte ? 21 avril 2011

Filed under: C'est dit,Politiquement (in)correct — greenmarie @ 8:21
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En pleine période de lancement de campagne présidentielle et au moment où Nicolas Hulot se lance dans la bataille pour essayer de faire bouger, une fois encore, les lignes chez des politiques qui décidément ont la mémoire courte et les engagements opportunistes, il m’a semblé intéressant de vous faire partager cet article paru dans le Télérama du 6 avril dernier. De quoi se rafraîchir la mémoire et reconstituer un feuilleton qui montre comment les politiques ont détricoté le Grenelle de l’Environnement et comment celui qui en était l’instigateur a retourné sa veste en même temps que les résultats électoraux. Eclairant.

« Quatre ans après son lancement en grandes pompes, la France a sabordé sa révolution verte. Est-ce la faute de la crise économique ? Ou des hommes politiques et des lobbys de l’énergie, qui s’ingénient depuis quatre ans à vider le Grenelle de sa substance ? »

Par un savant jeu de forces géologiques et politiques, un tsunami au Japon peut déclencher une vague verte en Allemagne. En France ? On est prémuni. Aussi bien des nuages radioactifs que des ébullitions écologistes. Naguère, pourtant, la France crut vivre une révolution écologique, un tournant majeur, la refonte totale de son mode de pensée, la dénucléarisation de son bel esprit. On appela cet épisode lointain le Grenelle de l’environnement.

“Le temps de l’action est venu” Nicolas Sarkozy.

Rappelons-nous : ce jeudi 25 octobre 2007, à l’Elysée, lors de son discours de présentation du Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkozy s’enflamme : « Je veux que le Grenelle soit l’acte fondateur d’une nouvelle politique, d’un New Deal écologique en France, en Europe et dans le monde ! » Chantal Jouanno, qui a écrit le discours, jubile. Nicolas Hulot, première étincelle du Grenelle avec son fameux Pacte écologique, crépite de joie. Les ONG n’osent y croire. José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, Al Gore et Wangari Maathai, les deux Prix Nobel de la paix, sont venus et écoutent ce président tout neuf qui prétend bouleverser la France et le monde : « Le temps de l’action est venu, continue Sarkozy. C’est bien à une révolution que nous invite ce Grenelle de l’environnement, une révolution dans nos façons de penser, dans nos façons de décider, une révolution dans nos comportements, dans nos politiques, dans nos objectifs et dans nos critères ! »

Hachis de mesurettes

Quatre ans plus tard, il faut admettre que le président de la République n’a pas menti. Au moins d’un point de vue mathématique. Si l’on considère qu’une révolution est un tour sur soi-même avec une arrivée au point de départ, le Grenelle est en effet une révolution. »

lire la suite

Auteur : Nicolas Delesalle

 

Le changement d’heure sert-il encore à quelque chose ? 27 mars 2011

Le changement d’heure sert-il encore à quelque chose ? à part nous casser les pieds et dérégler les rythmes de chacun je veux dire !

Voilà l’explication du ministère du développement durable : « L’heure d’été a été instituée en France en 1975 suite au choc pétrolier de 1974, avec l’objectif d’effectuer des économies d’énergie en réduisant les besoins d’éclairage. Il s’agit principalement de faire correspondre au mieux les heures d’activités avec les heures d’ensoleillement pour limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel. Le changement d’heure a permis d’économiser en 2009 440 GWh en éclairage, soit la consommation d’environ 800 000 ménages. Grâce à ces économies, la France a ainsi évité l’émission de 44 000 tonnes de CO2. »

Ca a l’air évident, mais quand Terra Eco mène l’enquête ça ne l’est plus tant que ça :
>  l’économie réalisée selon les calculs de l’Adème en 2003 serait de 1,3 TWh soit 0,27% de la consommation globale d’électricité française. Mais « entre temps, les ampoules basse consommation ont débarqué dans nos logis. A elles seules, celles là devraient permettre aux Français de consommer 8 Twh de moins par an à l’horizon 2016. C’est l’Ademe qui le dit. Nos 1,3 Twh économisés de départ font désormais pâle figure. »

 

Bref, au delà des initiatives ponctuelles, c’est bel et bien un changement culturel qu’il va nous falloir aborder, celui de la recherche de sobriété énergétique. La question ne peut pas être comment produire et consommer plus d’énergie. La planète ne pourrait physiquement le supporter, ses ressources sont épuisables à court terme. La solution c’est apprendre à consommer moins d’énergie.

Les 3 leviers de plus en plus mis en avant sont :

> la recherche de sobriété dans la consommation
> l’augmentation de la performance énergétique de nos installations
> et le développement des énergies renouvelables.

 

Sur ce, dormez bien, vérifiez que votre réveil est à l’heure d’été pour arriver à l’heure au bureau !

 

sources : http://www.developpement-durable.gouv.fr/

http://www.terra-economica.info/Changement-d-heure-pas-si-ecolo,9440.html

 

Ma voiture, mes préoccupations écologiques, mon dilemme ! 18 décembre 2010

Pour la première fois, en 15 ans de vie professionnelle, j’ai dû me résoudre à prendre une voiture pour me rendre au boulot chaque jour (ceux qui ont suivi les périples de l’obtention de mon permis de conduire à l’époque diront que c’est toujours 15 ans de gagnés pour la sécurité routière !!!) Conduire c’est pas mon truc, c’est sûr ; au volant je m’énerve, je trouve en toute mauvaise foi, que les autres conduisent comme des manches !

Bref, jusqu’ici je faisais la morale à ceux qui nous polluent chaque jour en allant bosser en voiture alors qu’à Paris l’offre de transports est quand même plutôt fournie. J’ai arpenté, plus souvent qu’à mon tours, les couloirs du métro, du tramway, du RER et des bus, à tel point que je connais presque par coeur les lignes de la RATP.

Je travaille désormais en banlieue, et c’est tout vu, je mets une demie heure en voiture versus une heure et demie en transports. Voiture donc. Pas une grosse, une petite Twingo légère et sympathique, sans prétention, ni fioritures, ni gadgets électroniques : 13 ans d’âge, pas de conduite assistée, ni fermeture centralisée, ni ouverture électrique des fenêtres, ni pot catalytique, ni même autoradio !! A ce niveau là, c’est de l’ascétisme 😉

Premier dilemme : j’avais le choix de récupérer Titine qui pollue plus que la moyenne actuelle parce qu’ancienne ou d’en acheter une neuve qui nécessite des tonnes de métaux pour être produite (soient 8,5 tonnes de CO2 d’après l’Ademe). Sachant qu’à moins de 20 000 km/an, je mettrai dans le meilleur des cas 11 ans à compenser les émissions de fabrication par la baisse des émissions quotidiennes*, j’ai donc fait un choix à la fois économique et écologique : j’ai choisi de garder Titine.

Deuxième dilemme : j’ai pris goût à la conduite et au confort de ne pas avoir à trimballer mon ordinateur, mon sac à main, mon cahier, mon agenda à bout de bras dans la rue. Du coup, je la prends parfois aussi quand je vais bosser dans Paris, … ahlalala je vous déçois, Green Marie n’est pas si vertueuse que tous les billets de ce blog le laissent penser !

Et pourtant, en plus d’être polluante, ma voiture me coûte un bras. Mon piteux bilan après 4 mois de conduite : essence = 80€/mois, 1 amende pour stationnement = 35 €, un excès de vitesse = 45€, notes de parking = 50€, ticket de parking oublié = 32 € , à venir 4 pneus neufs : 350 €… qui s’ajoutent au montant de ma carte Navigo dont j’ai encore besoin !

Donc à la veille du premier de l’an, je prends ma première bonne résolution : je sors Titine seulement pour les allers et retours au boulot, et ferai tout le reste en transports en commun …

 

Si vous vous posez la question de changer de voiture, lisez au préalable le très complet article de Terra Eco sur la question : http://www.terra-economica.info

 

le Made in France existe-t-il encore ? 3 octobre 2010

Le ministère de l’Industrie vient de créer un Observatoire du « fabriqué en France » qui a déterminé la part de produits fabriqués en France dans notre économie. En l’occurence, cela correspond à 64% des biens totaux consommés dans notre pays, mais il faut savoir que la mention Fabriqué en France peut être donnée à un produit assemblé en France mais dont les composants ont été fabriqués à l’étranger (c’est de plus en plus le cas). Les conséquences de cette mondialisation de l’industrie qui fait appel à de la main d’oeuvre peu chère dans les pays moins développés, portent évidemment sur l’emploi avec la destruction de 200 000 emplois en 10 ans rien qu’en France, la perte d’un savoir-faire traditionnel et biensûr la hausse des émissions de gaz à effet de serre dûe aux transport. D’un autre point de vue, elle permet aussi à moyen terme de faire progresser les salaires et les conditions de travail dans les pays à qui nous sous-traitons…

La question est : sommes-nous prêts à payer plus cher nos vêtements par exemple ? Certains d’entre nous le souhaitent, pour sauver des emplois, pour avoir des produits de qualité et moins standardisés. Pour ceux là, le chemin n’est pas simple car derrière le Made In France se cache des réalités très diverses et le choix est de plus en plus rare. Pour ne pas dire inexistant sur des produits de type vêtements, hi-fi, fleurs, mobilier, jeux vidéos, jouets…etc

Lu dans Le Monde Magazine de cette semaine : « Tout nus. Statistiquement, près de 95% des français se promèneraient en tenue d’Adam et Eve s’ils décidaient de ne porter que des vêtements fabriqués dans l’hexagone ». Ces propos sont illustrés par une série de photos par paires montrant des personnes chez elles ou au bureau ; à gauche ils sont parmi les objets qui les entourent quotidiennement, à droite avec uniquement les produits fabriqués en France. Comment vous dire ? le résultat est saisissant !!!  Mieux qu’un long discours sur la mondialisation ! Par exemple, le musicien dans son studio d’enregistrement ne se retrouve qu’avec une vieille platine et ses deux bureaux mais les guitares, synthés et autres tables de mixages sont envolées !! idem les copains fans de jeux vidéos qui se retrouvent à poil dans leur salon vide ou encore la fleuriste à qui il ne reste qu’un bouquet !

La question que je me pose n’est pas tant de savoir où en est le made in France ni ce que nous ferions sans produits importés mais plus largement : la mondialisation de la production fait elle avancer ou reculer l’équilibre nécessaire à un développement durable ? pour qu’il y ait développement durable il faut que les trois piliers : économique, social et environnemental se rejoignent. Et cela, où que ce soit, a un coût qu’il va falloir que nous intégrions ; la recherche du toujours moins cher ne s’accordera pas avec la raréfaction des ressources naturelles …

crédit photo : Mattieu Sartre