mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Les 5 choses à savoir sur … le bio 11 octobre 2011

Vous avez plébiscité la nouvelle rubrique sur « les 10 réflexes à adopter », voici « les 5 choses à savoir sur… » !

1 – Bio ne veut pas forcément dire écologique ! Ce sont deux notions qui se recoupent mais ne s’équivalent pas : la culture ou la fabrication d’un produit bio est indéniablement plus respectueuse de l’environnement (moins ou pas de pesticides, pas d’OGM, pas de résidus dans la nature, etc) mais le bilan carbone d’un produit bio peut être plus élevé qu’un conventionel surtout s’il est importé d’un pays lointain. Le tiercé gagnant : bio, local et de saison !

2 – Les produits frais bio ont plus de goût, d’antioxydants, de polyphénols, d’omégas 3, de zinc, de fer et moins (voire pas) de pesticides… mais pas de valeur nutritionnelle supérieure à la culture conventionnelle. Consommer bio c’est meilleur pour la santé et surtout pour l’environnement !

3- La définition du bio est différente selon le type de produit concerné :
> dans les cosmétiques, c’est l’absence de perturbateurs endocriniens, une majorité d’ingrédients d’origine naturelle, des ingrédients issus de l’agriculture biologique. Regardez bien les étiquettes et surtout les labels comme EcoCert car tous les produits cosmétiques bios ne s’équivalent pas.
> pour la viande ou le lait, c’est l’absence d’antibiotique et d’hormones et le respect des conditions de vie des animaux.
> pour les fruits et légumes, c’est l’absence de pesticides et d’OGM
> pour le coton, c’est l’absence de pesticides, etc…
Traquez les labels bio ou AB, ils sont fiables et correspondent à des cahiers des charges drastiques.

4 – L’agriculture biologique française est très en retard par rapport à ses voisins européens, elle pointe au 20ème rang. Moins de 3% de surfaces sont destinées au bio mais les conversions des agriculteurs sont exponentielles (près de 20 000 exploitations en 2010 , c’est 50% de plus qu’en 2008). Du coup on importe entre 40% et 60% des produits bios (surtout fruits et légumes).

5- On peut trouver des produits bios partout désormais, les références dans les grandes surfaces se sont multipliées et deviennent des arguments pour les enseignes ; par ailleurs cet engouement qui génère une croissance annuelle de 10% (même si les achats des français en bio ne représentent encore que 1,5% de leurs dépenses), permet de soutenir la filière et à terme de faire baisser les prix. On trouve aussi du bio à pas cher désormais.

Ca y est, vous maîtrisez vos basiques sur le bio ? Alors, à vous de jouer ! Consommer bio est un acte engagé autant que salutaire pour vous et notre environnement …

  • Mes billets sur le même sujet (et tous les billets en cliquant sur Bio dans les mots-clés à droite)

https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2009/09/03/les-produits-bios-sont-ils-meilleurs-pour-la-sante/
https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2009/06/01/la-france-tres-tres-en-retard-sur-le-bio/

Publicités
 

Quittez l’aspartame pour des sucres plus naturels 12 mars 2011

Filed under: Alimentation — greenmarie @ 2:38
Tags: , , ,

Sommes nous à l’aube d’un scandale sanitaire ? l’Aspartame, alias l’édulcorant E951, présent dans près de 6000 produits de consommation courante comme les chewing-gums, les sodas, les yaourts, les médicaments, globalement tous les produits dits sans sucres & light, est de plus en plus montré du doigt.

  • Plusieurs raisons à cela :

> son homologation ne doit rien à sa soi-disant innocuité mais plutôt à des pressions politiques : en 1980, un comité d’enquête de la Fédéral Drug Administration américaine conclut qu’il ne faut pas autoriser l’aspartame. En 1981, Donald Rumsfeld , qui fut pdg de Searle le labo qui a inventé l’aspartame, rejoint l’équipe de Ronald Reagan fraichement élu président des Etats-Unis et participe à la nomination du nouveau président de la FDA. Surprise : quelque temps plus tard l’aspartame est déclaré sans danger.
> L’innocuité de cette substance chimique avait été déclarée sur la base d’études fournies par le labo inventeur ! Or de nombreuses études scientifiques contradictoires basées sur des tests de souris ont montré des risques de troubles du système nerveux, de tumeurs cérébrales, de cancer du foie et du poumon.

La conclusion de cet exemple qui pourrait tout aussi bien être celui du Bisphénol A dans les biberons : « Nous ne sommes pas protégés par les institutions censées protéger notre santé » déclare André Cicolella, chimiste toxicologue, président du Réseau Environnement Santé, dans le Télérama de cette semaine.

  • Il y a des alternatives non chimiques à l’aspartame et au sucre blanc (ce dernier est pauvre en éléments nutritionnels et fait grimper très rapidement le taux de glycémie et donc les risques d’inflammations propices au cancer ; David Servan-Schreiber dans son livre Anticancer conseille d’abandonner ce type de sucre raffiné) :

la Stevia, une plante sud-américaine hautement sucrante (200 à 300 fois plus que le sacharose), naturelle et sans calories. A elle seule elle pourrait révolutionner le secteur du light… les Coca et autres Pepsi seraient sur le coup !

le miel

le sirop d’agave

– et pour les mordus du sucre cristallin, on peut choisir du sucre non raffiné, issu du commerce équitable.

Bref, vous l’avez compris, il n’y a pas de fatalité à consommer des produits chimiques !  Ouf, la gourmandise est sauve 😉

Sources : Télérama n°3191 mars 2011, Terra Eco n°23 mars 2011, arte.fr extraits de Notre Poison Quotidien de Marie Monique Robin. Diffusion – événement le 15 mars à 20h40 sur Arte.

Et pour aller plus loin l’article très détaillé sur le site Owni : http://owni.fr/2011/03/15/les-dangers-de-l’aspartame-et-le-silence-des-autorites-publiques/

 

A moi l’Amap et les paniers surprise ! 5 octobre 2010

Youpi, je suis officiellement inscrite à l’Amap de ma ville depuis ce soir , j’irai désormais chercher mon panier toutes les semaines ! Je vous ai déjà raconté le principe ici. Finis les légumes bio suremballés des grandes surfaces !

Voyez sur cette photo le contenu de mon panier de 15 euros : 1 kg de pommes de terre, 1 botte de radis, 1 botte de navet, 1 kg de pommes, 1 botte de carottes, jusque là tout va bien je connais ; mais à cela s’ajoutent les ingrédients mystère : un pâtisson et des branches de bourrache … mais qu’est ce que je fais de ça, moi ?!!!

C’est tout le charme des paniers en provenance directe du producteur, il vous met des trucs que les fleurs de bitume comme moi ne connaissent même pas, mais que lui, il a dans son jardin et qu’il nous fait partager ! Bon, bah y ‘a plus qu’à plonger dans les sites de recettes et convaincre Monsieur de tester mes nouvelles trouvailles !

J’en profite pour vous donner les primeurs de saison du mois d’octobre :

> chataignes, coings, figues, framboise, mûres, myrtille, pêches, poires, pommes, raisins

> artichauts, aubergine, blette, brocoli, carotte, céleri, choux, concombre, courgette, épinards, fenouil, haricots verts, laitue, maïs, navet, oignons, poireaux, pommes de terre, radis, salade, tomates.

et pour télécharger le tableau des fruits et légumes de saison, il y a le site convivial de la Fondation Nicolas Hulot : http://www.desfraisesauprintemps.com/

 

Du bio dans les cantines ! 5 septembre 2010

Filed under: Alimentation,au bureau,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 10:37
Tags: , , , ,

C’était une idée proposée par Nicolas Hulot dans son pacte écologique, elle a été reprise dans le cadre du grenelle de l’environnement, c’est aujourd’hui un engagement de la France que 20% de la nourriture distribuée dans les cantines des établissements publics comme les écoles ou les hôpitaux soit d’origine biologique en 2012.

Cette démarche a plusieurs vertus :

de santé publique tout d’abord pour limiter l’ingestion de pesticides, d’OGM et préserver les nappes phréatiques des pollutions chimiques,

de pédagogie ensuite car les parents comme les enfants sont les prescripteurs d’une meilleure alimentation et d’un autre mode de vie,

– et enfin cette démarche vise à booster le secteur de l’agriculture bio française (seulement 2% des surfaces agricoles aujourd’hui et 6% prévus en 2012) en lui offrant des débouchés assurés. C’est qu’après avoir été à la pointe il y a 20 ans, l’agriculture bio française aujourd’hui à la traîne de certains pays européens. Ce qui crée un paradoxe écologique : la demande de bio est extrêmement forte en France mais nous devons importer la majorité des produits agricoles par des modes de transports polluants (à hauteur de 99% à Paris) !

Les expériences menées dans les cantines montrent que la mise en place du bio dans les cantines est d’abord un choix politique avec un travail de concertation entre les municipalités, le personnel de  cuisine, les directions d’établissements et les parents. L’adhésion préalable au projet par toutes les parties prenantes est la plus grosse difficulté rencontrée !

Certaines villes comme St Etienne finance le dispositif totalement, d’autres partiellement. Un surcoût de 0,30 euros par repas pour 30% de bio est à prévoir ; tout dépend des choix de composition des menus (absence de viande une fois par semaine, laitages bios, légumes de saison et locaux, etc…).

Si vous voulez en savoir plus ou même lancer une étude préalable, je vous renvoie vers le site dédié du WWF qui avait mené une campagne efficace sur le sujet : www.ouiaubiodansmacantine.fr

Bonne rentrée à tous !

 

Saignant ou à point le greenwashing ?! 8 juin 2010

Et hop un bon petit cas de greenwashing découvert aujourd’hui dans le métro ! Pour augmenter les ventes de viande rouge ou pour contrer la mauvaise réputation méritée de l’élevage intensif, l’interprofessionnelle de la viande bovine sort une campagne de communication qui m’a quelque peu hérissé les poils ... »Le boeuf, une énergie naturelle ».

La pauvre Nature est décidément invoquée à toutes les sauces, déjà on avait « Faim de naturel » pour le jambon Herta issu de cochons n’ayant jamais vu un brin d’herbe, maintenant c’est la viande rouge dont l’excès est connu pour favoriser les maladies cardiovasculaires. Le pire c’est que l’élevage dans le monde est responsable de près de 20% des émissions de gaz à effet de serre … non seulement faire engraisser ses grosses bêtes nécessite beaucoup d’eau (4000 litres pour l’équivalent d’un steack) et de céréales (7 kilos pour un kilo de viande) mais en plus le méthane qui s’échappe de leurs orifices est 21 fois plus réchauffant que le CO2 dans l’atmosphère.

Alors c’est sûr, le boeuf c’est plus naturel qu’un bâton de surimi mais quant à ses bienfaits sur l’homme et la nature, on repassera ! ( OK l’élevage français n’est pas celui des Etats Unis ni de l’Amérique latine mais quand même faut pas pousser mémé dans les orties – j’adore cette expression 😉 )

Pour en savoir plus, je vous renvoie vers mon précédent billet sur le sujet.

 

La France très très en retard sur le bio … 1 juin 2009

Filed under: Alimentation,c bon, c beau, c bio — greenmarie @ 6:22
Tags: , , ,

Image 6Beaucoup d’articles ces temps-ci sur le bio français, qui donnent des informations unanimes sur le fait que les consommateurs français plébiscitent le bio, le voudraient moins cher mais qu’en face de cette demande l’offre de lait, de viande, de fruits et légumes est très en retard et ne permet pas de fournir la demande. Les produits bios sont donc largement importés… ce qui n’est pas vraiment écologique étant donné le CO2 généré par le transport de toutes ces matières premières ; un beau paradoxe à la française !

 

La France était pourtant pionnière sur cette filière il y a 20 ans et s’est fait dépasser depuis par la plupart de ses voisins européens qui ont fait des choix politiques plus judicieux : la part de l’agriculture bio en France est de 2% aujourd’hui, celle de l’Autriche culmine à 13%, la Suisse 12%, l’Italie 9%, la République Tchèque 6,61%, l’Allemagne 4,85%, l’Espagne 3,73%, le Royaume Uni 3,60% … et les Etats Unis à moins d’un demi point !

« Le bio est soudain devenu, l’automne dernier, priorité nationale, Grenelle de l’environnement oblige. Michel Barnier, le ministre de l’agriculture, veut que triple d’ici quatre ans la surface agricole bio, de 500 000 hectares à 1,6 million d’hectares. Fort ambitieux. Il faudrait que les agriculteurs se convertissent en masse ». Or une conversion prend du temps – au moins 3 ans pour effacer la plus grande partie des pesticides des sols -, et la productivité d’une exploitation bio est moins importante qu’en agriculture conventionnelle.

 

Je vous invite à lire ce très bon article du Point : http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-05-26/l-incroyable-faillite-du-bio-francais/916/0/345177

ainsi que celui du magazine Terra Eco qui en a fait un dossier spécial, je vous reparlerai des arguments du bio pour la santé, la nature, l’emploi, le commerce, …dans un prochain billet.

 

S’y retrouver dans les écolabels 25 février 2009

Les écolabels sont des indicateurs indispensables pour les consommateurs qui souhaitent consommer de façon responsable, ils sont pour les plus connus extrêmement fiables ; mais de nouveaux labels apparaissent au risque de semer la confusion, petit passage en revue des principaux labels existants :

 

image-12 Le label AB garantit qu’un aliment est composé d’au moins 95% d’ingrédients issu du mode de production biologique (sans pesticides, sans OGM), respectueux de l’environnement et du bien-être animal (pas d’antibiotiques préventifs). 

www.agencebio.org/

 

image-22La marque NF Environnement est l’écolabel français délivré par l’AFNOR Certification. A performance d’usage égale, la marque NF Environnement distingue celui dont l’impact sur l’environnement est réduit.

www.marque-nf.com/pages.asp?ref=gp_reconnaitre_nf_nfenvironnement

 

image-33 Seul écolabel européen,  il a pour objectif de promouvoir la conception, la production, la commercialisation et l’utilisation de produits ayant une incidence moindre sur l’environnement pendant tout leur cycle de vie. Il concerne les produits et services tels que : appareils électroménagers, vêtements, produits de jardinage et d’entretien,…

www.ecolabel.fr        

 

image-42  image-53 Deux labels qui certifient qu’un produit en bois ou à base de bois a été produit à partir de bois issu de forêts gérées  durablement. Un label français : Programme de Reconnaissance et des Certifications Forestières et un label international : Forest Stewardship Council, ce dernier étant le plus complet et rigoureux intégrant notamment la défense des peuples indigènes, des forestiers, etc…

Pour un point très complet : http://www.greenpeace.org/france/campaigns/forets/label-fsc-certification

 

image-71 L’association Cosmebio garantit que le produit qu’il a testé contient au minimum 95% d’ingrédients d’origine naturelle et au minimum 10% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique sur le total du produit fini. Respect de la nature, des équilibres naturels, aucun test sur les animaux, emballages et suremballages biodégradables ou recyclables, informations consommateur sur les ingrédients utilisés sont les critères de labellisation d’un produit cosmétique. http://www.cosmebio.org/

 

image-8 Le label MSC Marine Stewardship Council certifie les pêcheries qui contribuent à améliorer la santé des océans du monde entier , il aide à créer un marché international pour les produits de la mer durables.

http://www.msc.org/fr

 

 

pour en savoir plus :  http://www.lefigaro.fr/vert/2009/01/20/01023-20090120ARTFIG00533-trop-nombreux-les-ecolabels-perdent-en-visibilite-.php