mon oeil sur la planète

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Les 10 réflexes à adopter quand on fait les courses 7 septembre 2011


 Mes chers lecteurs, j’inaugure pour cette rentrée une nouvelle rubrique sur les 10 bons réflexes à avoir dans toutes les situations du quotidien !
Pour les puristes, ce sera une piqûre de rappel, mais pour les bonnes volontés qui ne savent pas toujours comment s’y prendre, ça devrait donner quelques réflexes faciles à adopter.

Aujourd’hui, on commence par les courses, parce que je ne sais pas pour vous, mais moi, samedi dernier, après 4 semaines au vert, je me suis sentie un peu larguée derrière mon caddie, j’avais perdu mes repères !

  • On achète les articles en grand format économique pour limiter les emballages (grand pot de fromage blanc ou grande boite de compote plutôt que les portions individuelles),
  • Pour les mêmes raisons, on préfère les fruits et légumes en vrac plutôt qu’emballés,
  • Et ces fruits et légumes, on les choisit de saison et de production locale (votre région, français) : les fraises en hiver, est ce bien raisonnable toute cette électricité pour chauffer les serres  ? et l’avocat du Pérou , il aurait pas un ptit goût de CO2 après tant de kilomètres parcourus ?! Si comme moi, vous n’avez aucune idée de ce qui pousse à quelle saison, cliquez ici, vous saurez tout mois après mois.
  • Question produits d’entretiens, on lève les pied sur le nombre de pschitt-pschitt, flacons et autres lingettes : 2 produits de nettoyage suffisent, à compléter avec du vinaigre blanc ou du citron pour enlever le calcaire. Biensûr on privilégie ceux labellisés avec le fleur bleue qui indique les produits écologiques qui contiennent un minimum de produits chimiques (moins de pollution de votre air intérieur, moins de résidus dans la nature).
  • On limite la viande en général et la rouge en particulier, d’abord c’est bon pour votre santé et surtout l’élevage est une des plus importantes source d’émissions de CO2 dans l’atmosphère.
  • Quand on a le choix, préférer les emballages en carton plutot qu’en plastique ou en verre (pour le lait typiquement, en brique et production « de nos campagnes ») ; le carton est fabriqué à partir du bois qui est une ressource renouvelable contrairement au pétrole à la base du plastique. En plus, les cycles de recyclage sont plus longs (7 fois pour le papier, 1 à 2 fois pour la plastique).
  • Autant que possible et selon le budget de chacun, privilégier les produits bios (dans un souci de préservation de l’environnement, de votre santé mais aussi de qualité des produits) et/ou issus du commerce équitable notamment le café, le thé, le riz, le sucre, le chocolat pour une démarche de solidarité avec les pays du sud.
  • Pour les produits non alimentaires, choisir de préférence ceux élaborés à partir de matières recyclées (papier toilette, sacs poubelles, papier à lettres, etc), non traitées au chlore (couches, filtres à café, enveloppes, …) et pour les achats de papier ou de mouchoirs, choisir les marques arborant le label FSC qui garantit l’origine du bois issu de forêts gérées durablement (et non de la déforestation sauvage),
  • D’une manière générale, acheter des matières premières à cuisiner plutôt que des plats tout préparés pleins de choses chimico-bizarres et d’emballages est un bon réflexe mais biensur c’est plus facile à dire qu’à faire (je sais de quoi je parle, je suis nulle en cuisine !!!). Mais faire le marché peut être un plaisir, non ?
  • Et pour finir, un grand classique : on apporte son super cabas ! Qu’il soit roulé dans le sac à main, stocké dans le coffre de la voiture ou accroché au porte manteau de l’entrée, pour éviter les sacs plastique biensûr (fabriqués en 3 secondes, utilisés en moyenne 20 minutes et qui mettent 100 ans à disparaitre dans la nature).

 Et bien, vous voilà parés pour vos prochaines courses. La première fois vous mettrez un peu plus de temps à regarder les étiquettes mais la fois d’après vous passerez dans la catégorie des pros, c’est promis ! Bonne rentrée !

ps : cette liste n’est pas exhaustive mais au fil des listes de bons réflexes je vous donnerai plus d’informations thématiques.

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Les émissions de gaz à effet de serre baissent-elles en France, oui ou non ?! 12 septembre 2010

La réponse est OUI !!!! Et même si vous avez lu le contraire, sachez que c’est un faux débat entre le gouvernement qui se félicite de son travail et les experts qui chipotent sur les dates ! Voici quelques chiffres qui vous éclaireront je l’espère :

L’objectif de baisse des émissions de gaz à effet de serre fixé à la France au titre du protocole de Kyoto a été atteint. Les émissions ont baissé de 10,3% entre 1990 et 2009 ; cette diminution est très nette seulement depuis 2007 (-4% rien qu’en 2009) à la faveur de la prise de conscience des citoyens et entreprises, des actions gouvernementales en faveur des énergies propres, de la hausse du prix du charbon et du gaz mais surtout grâce à … la crise actuelle qui ralentit l’activité économique partout dans le monde. Cette performance est d’autant plus importante qu’elle s’est faite malgré une hausse de 10% de la population et avec des périodes de croissance forte.

En Europe, la tendance à la baisse est clairement confirmée également (-14 % entre 1990 et 2009) même si les disparités entre pays sont très fortes : émissions en baisse en France, Allemagne, Scandinavie, Royaume-Uni et dans les pays de l’ex bloc communiste (du fait de l’effondrement de certaines économies des pays de l’Est) et en hausse en Espagne (+42% 😦 ), Irlande, Italie et Autriche. Les résultats de l’Union Européenne peuvent être mis en regard aussi des contre-performances d’autres pays industrialisés comme les Etats-Unis (+13% d’émissions de gaz à effet de serre), le Canada (24%), ou l’Australie (+31%).

L’accélération des baisses d’émissions de gaz à effet de serre fait même envisager aux dirigeants européens d’élever à 30% l’objectif de baisse pour 2020 au lieu des 20% prévus initialement !

Alors biensûr, ces résultats sont à la fois encourageants pour la France (dont les choix énergétiques majoritairement nucléaires permettent ces bons résultats mais créent aussi d’autres problèmes dont la gestion des déchets radioactifs)  et l’Europe qui doivent faire leur révolution culturelle et comportementale pour être compétitives demain ; ces résultats sont aussi décourageants quand on voit les émissions en hausse aux Etats-Unis notamment, et quand on imagine les hausses à venir dans les hypers pays tels que l’Inde ou la Chine qui naturellement aspirent à améliorer leur niveau de vie. Cette année la température moyenne sur Terre a été de 14° soit la moyenne la plus forte jamais enregistrée …

On peut se réjouir cependant en pensant que l’Europe montre l’exemple et prouve qu’il est possible d’inverser la tendance en matière d’émissions de gaz à effet de serre. Le chemin est encore long mais une toute petite lumière au bout du tunnel est bonne à prendre, non ?!

Source : http://www.terra-economica.info, http://www.lemonde.fr

et pour réviser vos basiques sur le sujet : https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2010/01/02/effet-de-serre-vs-couche-dozone/

 

L’imposture de Claude Allègre 3 mars 2010

Filed under: C'est dit — greenmarie @ 8:01
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Une fois n’est pas coutume, je vais relayer une polémique car je suis extrèmement agacée par Claude Allègre qui ne trouve rien de mieux pour faire parler de lui que de jouer avec le feu en proférant des contre-vérités. Le GIEC regroupe 95% des plus grands spécialistes mondiaux du climat ; et de nos jours on entend plus parler des climato-sceptiques que des travaux du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat.
Je ne prétends pas être une experte sur le sujet donc je vous donne à lire la réponse parue le 2 mars dans le Monde de Jean-Louis Feloux, ancien responsable des programmes d’observation de la Terre du CNES et ancien directeur des recherches océaniques de l’Ifremerdu, qui réfute de façon argumentée les assertions d’Allègre.
« Première assertion mensongère : « Imposture que d’affirmer qu’on peut prévoir, qu’on sait prévoir le climat qu’il fera dans un siècle. (…)On sait, au contraire, que la météo est imprévisible à plus de quatre jours, et parfois moins. » Elève Allègre, vous êtes recalé ! Vous confondez (mais vous le faites exprès, je n’en doute pas) la prévision météorologique et la projection climatique. Un médecin serait imprudent de prévoir votre disparition à court terme. Mais il lui est facile d’affirmer que dans un siècle vous ne serez plus des nôtres (moi non plus, d’ailleurs). De même, la prévision déterministe du temps météorologique trouve ses limites dans une fourchette de 4 à 15 jours, selon la latitude. Mais on peut prédire la prochaine glaciation, rythmée par les oscillations de l’orbite terrestre sous l’influence des autres astres du système solaire. Et on peut projeter la température moyenne au cours du siècle à venir, en extrapolant le bilan radiatif de la Terre sous l’influence d’un effet de serre accru – phénomène que les physiciens du siècle dernier comprenaient déjà mieux que vous ne faites mine de le faire – et en fonction de scénarios de comportement de nos sociétés, hélas trop optimistes (et vous aurez à répondre de votre minuscule rôle dans la fuite en avant que vous encouragez).

Deuxième mensonge : « affirmer que le changement climatique que l’on observe – sans savoir dans quel sens, finalement, il aura lieu – serait dû à un facteur unique : les teneurs en gaz carbonique de l’atmosphère ». Mensonge renforcé d’autres assertions non moins fielleuses :« incapacité (congénitale ?) des climatologues à maîtriser certaines méthodes statistiques »,« observations accréditant l’idée que le Soleil joue un rôle majeur ». Les climatologues parlent des gaz à effet de serre, dont le dioxyde de carbone n’est que le plus important, mais n’ignorent ni le méthane, ni les oxydes d’azote, ni les CFC, et quelques autres, ni surtout la vapeur d’eau, dont le rôle d’amplification de l’effet de serre additionnel est fondamental. Mais ils soulignent que le long temps de résidence dans l’atmosphère du dioxyde de carbone, de l’ordre du siècle, en fait le problème numéro un. Ce que Claude Allègre feint d’ignorer.

Quant au changement climatique observé, il est « sans équivoque ». N’en déplaise à Claude Allègre, il n’y a pas de satellite climato-sceptique (non plus d’ailleurs que les autres systèmes d’observation). Au demeurant, les satellites, les flotteurs et les mouillages océaniques, les systèmes de mesure au sol, en avion ou en ballon, n’ont pas d’opinion : ils se bornent à observer et mesurer plus de vingt variables climatiques essentielles. Et ce qu’ils imagent et mesurent est « sans équivoque » : le niveau de l’océan s’élève d’un peu plus de 3 mm par an, à un rythme double de celui du XXe siècle ; les glaces de mer arctiques se réduisent en été comme peau de chagrin : plus de 5 millions de km2 disparus en trente ans ; le Groenland fond bien plus vite que prévu ; la déforestation ne ralentit pas, et elle compte pour 15 % des 10 milliards de tonnes de carbone déversés chaque année dans l’atmosphère, qui s’enrichit chaque année de 3 parties par million de CO2 ; le contenu thermique de l’océan augmente ; l’océan renferme un réchauffement global retardé qui viendra inexorablement s’ajouter à celui déjà enregistré ; l’acidité des océans s’accroît elle aussi, par suite de la dissolution du gaz carbonique en excédent dans l’atmosphère, au grand dam des organismes marins qui n’ont rien connu de tel au cours des derniers 25 millions d’années au moins.

(…)

Troisième mensonge : aucun climatologue ne prétend que le changement climatique serait le seul problème auquel l’humanité aurait à faire face. Les défis cumulés et interconnectés de l’énergie, de l’eau, de l’alimentation, de la démographie, sans parler des maladies émergentes ou de la prolifération nucléaire, sont bien réels, et le problème climatique ne fait qu’aggraver les conditions de leur solution, notamment pour les plus pauvres dont Claude Allègre prétend se faire le héraut. (…)

pour lire l’article en entier :

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/03/01/claude-allegre-en-finir-avec-l-imposture-par-jean-louis-fellous_1312676_3232.html

 

Emballée par ECO EMBALLAGES ! 20 juin 2009

Filed under: Les bonnes pratiques,Tri des déchets — greenmarie @ 8:30
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Rassurez moi chers lecteurs, dites-moi …

que vous connaissez tous le point vert qui est désormais représenté sur 95% des emballages français,

que vous savez désormais que ce point ne veut pas dire que l’emballage est recyclable mais que le fabricant cotise auprès de  l’organisme EcoEmballages.

C’est le cas ? alors vous faites partie des 87% de français qui déclarent avoir recyclé leurs déchets en 2008, à hauteur de 61,3% des emballages ménagers. Bravo vous avez participé à éviter l’émission de l’équivalent de 1,5 million de tonnes de CO2 !


Aujourd’hui 98% des français sont équipés pour trier, l’augmentation du pourcentage de matières recyclées dépendra désormais non plus de l’équipement mais de la qualité du tri, c’est pourquoi je vous soumets un outil aussi incontournable qu’efficace : le guide intéractif pour bien trier , ultra simple et complet : à regarder à chaque fois qu’on a un doute  devant sa poubelle !


Si vous vous demandez quoi faire de votre casserole usagée, de votre emballage de Mac Do, des boites à camembert, des bouchons de liège, de vos vieilles baskets ou encore de votre TV, vous trouverez votre réponse sur ce site interactif : http://tri-recyclage.ecoemballages.fr/

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Par ailleurs, le site d’éco-emballage est hyper bien fait, la passionaria des poubelles que je suis y a passé près d’une heure sans s’ennuyer ; on y trouve des jeux, des quizz, des vidéos, des schémas  :

– découvrez en quoi sont recyclées les boites de conserve, de céréales ou encore les briques de soupe

– devenez un trieur d’élite, c’est marrant !

– sortez votre éco-calculette pour quantifier l’équivalent d’énergie, de pétrole et de CO2 que vous évitez chaque semaine en triant vos déchets, grâce à une simulation personnalisée.

http://www.ecoemballages.fr

 

Combien ça pollue ? 2 novembre 2008

A l’instar des étiquettes de performance énergétique sur l’électroménager dit « blanc », les transactions immobilières doivent être assorties d’un diagnostic énergétique à remettre à l’acheteur par le vendeur du bien ; ces informations sont indicatives bien qu’obligatoires mais l’on peut s’attendre à ce que dans les prochaines années ce type de critères entrent en ligne de compte dans la valorisation des biens immobiliers (pour info, sur Paris les logements sont le plus souvent classés en E, F, ou G ; les A et B ne peuvent techniquement pas être atteints à Paris).

Dans un esprit similaire, les produits de consommation courante auront à afficher leur impact écologique en termes de CO2 émis – calculé sur tout le cycle de vie du produit, de la fabrication, au transport et au recyclage – à partir de 2011 ( la mesure n’a été pour l’instant appliquée qu’aux voitures, le gouvernement ayant eu à faire face à une levée de boucliers des industriels). A noter, que l’enseigne Casino est pionnière sur le sujet et proposera d’ici la fin de l’année l’indice carbone d’une centaine de ses produits.

A titre d’exemple, Je vous restitue un exercice réalisé par le magazine Le Point de cette semaine : les équivalences d’émission de gaz à effet de serre nécessaires pour produire, fabriquer et acheminer jusqu’au consommateur un kilo de :

Fruits et légumes de saison = 0 à 1 g. de CO2 ; Lait, yaourt = 1 à 1,5 g. de CO2 ; Volaille = 2 g. de CO2; Viande de porc et charcuterie : 4 à 5 g. de CO2 ; Produits de la mer = 5 à 7 g. de CO2 ; Fromages = 10 g. de CO2 ; Viande rouge = entre 25 et 30 g. de CO2

J’ai dans l’idée qu’il va falloir devenir végétariens pour s’en sortir et si possible Locavore* … !

* qui consomme les fruits et légumes de saison locaux.