mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

The Body Shop : l’enseigne pionnière qui a montré le chemin 18 novembre 2010

 

Créée en 1976, l’enseigne anglaise de cosmétiques The Body Shop est très souvent citée comme l’entreprise pionnière en matière de développement durable. Femme de convictions, sa créatrice Anita Roddick, a trouvé la clé du succès et de l’harmonie avec ses idéaux en misant sur quelques idées simples : proposer des produits naturels issus du commerce équitable.

Le succès a été très rapide ; le concept a trouvé un écho très vite sans avoir de publicité à faire ; prenant ainsi le contre-pied d’un secteur qui mise tout sur le marketing avec forces promesses mensongères de rajeunissement., The Body Shop faisait alors plutôt campagne sur l’estime de soi  (préparant le terrain à la marque Dove des années plus tard).

Les engagements de la marque :

– pas de tests sur les animaux

– refus de la publicité mensongère, dénonciation des stéréotypes de beauté (minceur, visage jeune et lisse)

– transparence dans la gestion et la gouvernance de l’entreprise avec l’édition, avant tout le monde,  d’un bilan écologique, éthique et social

– fonder une relation durable de valeurs, et pas seulement commerciale, avec son public

– politique environnementale et architecture écologique dans les magasins : matériel d’aménagement, sacs de caisses en papier recyclé, encres végétales,

– …

L’enseigne a été rachetée par L’Oréal en 2006 avec le pari que l’enseigne ferait des émules dans ce grand groupe … il semblerait qu’il n’en soit rien malheureusement.

Quoi qu’il en soit, je continue à me fournir chez The Body Shop, d’abord parce que je suis fan de leurs produits et ensuite parce que j’ai conscience qu’acheter utile est un acte d’engagement et de résistance face à la profusion de produits merdiques et néfastes qu’on nous propose !



 

Pour tout savoir sur le commerce équitable 24 octobre 2010

Filed under: Alimentation,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 8:42
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Le commerce équitable progresse en France mais une étude réalisée le mois dernier montre que l’appréhension du sujet par le grand public est contrastée :

> les français connaissent le terme de commerce équitable à plus de 80% mais la moitié seulement sait de quoi il s’agit exactement,

> 62% des personnes interrogées déclarent avoir déjà acheté au moins un produit issu du commerce équitable, mais seulement 22% en achètent une fois par mois,

> la filière souffre d’un déficit de lisibilité du fait de la multiplication des labels éthiques, bios, équitables, écologiques … et le prix plus élevé des produits équitable reste un frein important pour les consommateurs.

Le bilan que dresse le site est celui ci :

« L’ouverture vers les produits éthiques, l’engagement citoyen, la réponse positive aux problématiques du développement durable sont une réalité. En particulier pour les personnes à fort niveau de diplôme, de revenus, de catégorie socio-professionnelle, qui vont elles-mêmes chercher les informations et « tirent » la filière vers le haut. Mais pour les autres ? Dans la mesure du possible (et de leur budget), une partie de plus en plus importante des consommateurs cherche à consommer « autrement », à aller vers des produits qui ont du « sens ». »

Donc si vous voulez connaître les étapes de le fabrication d’un T-shirt équitable, voir un exemple d’exploitation de café équitable au Brésil, suivre l’histoire d’un riz Thaïlandais jusqu’à votre casserole, savoir qui est Max Havelaar, faire le point sur les labels, savoir décomposer le prix d’un produit issu du commerce équitable, faire la différence entre éthique et équitable, connaître la politique d’achats de collectivités territoriales pour soutenir et faire grandir la filière ou encore poser des questions à des experts … c’est par ici !

www.jeconsommeequitable.fr

 

Ekyog, la marque éthique, écologique et à la mode 30 juin 2010

Il y a encore assez peu d’entreprises qui ont intégré dès le départ le développement durable à leur stratégie, mais il y en a de plus en plus. Et le succès est au rendez-vous, ce qui prouve qu’éthique et écologique peuvent être synonymes de réussite économique. En France, on peut citer Botanic, Nature & Découvertes, Alter Eco, Véja et donc Ekyog.

Le point commun des fondateurs de ces belles marques ? Vouloir concilier business et responsabilité d’entreprise. Si la plupart des entreprises dans le monde se voient bien obligées de proposer des gammes de produits ou services écologiques pour coller au marché, rares sont celles qui poussent la démarche à tous les niveaux de son fonctionnement. Ekyog fait partie de ces oiseaux rares qui ont de surcroit une très grande exigence quant à la qualité, au confort et la modernité des articles proposés : matières premières naturelles, bios ou recyclées (coton bios, laine, lin, Tencel à base de bois, soie, polyester recyclé), produits écoconçus, gestion éthique des partenaires et fournisseurs, cohérence de la stratégie d’entreprise en interne comme à l’externe, dans l’entreprise comme dans les boutiques (management valorisant, boutique écoconçues, équipements – cintres, parquets, meubles, publicités- fabriqués à partir de bois labellisé PEFC, 10% des revenus reversés à une fondation Ekyog qui promeut les pratiques écologiques et éthiques dans le monde). Sur les aspects mode à proprement parlé, les vêtements Ekyog sont sobres, confortables, féminins, entre sportswear et habillé ; de bons basiques selon moi que l’on garde parce qu’ils sont de bonne qualité et moins sujets aux changements de mode (l’anti H&M, quoi !). La gamme de prix est celle des marques comme Maje, Comptoir des cotonniers, Sandro, 123, etc, le supplément d’âme en plus !

Ekyog emploie aujourd’hui 150 personnes et annonce un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros ; impressionnant quand on imagine les difficultés rencontrées pour sortir des schémas traditionnels du commerce et de la mode ! Car biensûr, avoir une démarche aussi respectueuse de l’environnement et des hommes demande un surcroît d’énergie et de travail pour les fondateurs mais que la satisfaction doit être grande d’avoir réussi à concilier ses valeurs avec son métier ! Ils sont forts ces bretons 😉

www.ekyog.fr

 

Un site marchand de produits éthiques et écologiques by ebay 3 mai 2010

Filed under: culturel,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 9:04
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Voilà une belle (bien que tardive) découverte pour moi : le site marchand worldofgood.com lancé en 2008 par ebay qui propose un large choix de produits éthiques, éthniques, écologiques et biologiques issus du monde entier et surtout des pays du Sud. Les artisans et artistes locaux proposent à la vente leur production en direct et à prix fixe (pas d’enchères ici), l’internaute est guidé par de sigles qui indiquent les caractéristiques du produit concernant le respect de la vie animale, le commerce équitable/améliorations sociales, l’impact environnemental, le soutien à une cause mais aussi une présentation de l’origine des produits, de leur histoire et des personnes qui les façonnent.

Ce qui donne une offre très large, très hétérogène et l’on a plaisir à flaner sur le site pour faire des découvertes amusantes ou séduisantes. J’ai particulièrement apprécié les jouets, les bijoux, les sacs et cabas, je suis moins fan des vêtements qui sont quand même très typés éthniques … Green Marie question mode est assez classique, qu’on se le dise 😉

Ces produits artisanaux sont souvent distribués dans des réseaux confidentiels et de façon très limitée par certaines chaines de distribution spécialisée, worldofgood est donc une réponse opportune à la demande croissante d’objets qui ont d’autant plus de valeur qu’ils ont du sens …

http://worldofgood.ebay.com/

 

Tout beau, tout bio ! 30 avril 2010

Quitte à rhabiller la famille autant le faire avec des vêtements en coton bio n’est-ce pas ? et quand bio rime avec beau et rigolo, moi je n’hésite pas ! Voyez ce monstre vert qui réclame une Green City et cet ours qui trouve que le bio c’est cool (et que la banquise devrait rester cool/froide elle aussi), j’ai trouvé ces sympathiques petites choses chez Monoprix et Petit Bateau. Le must ? les T-shirts proposés par Monoprix et illustrés par des créateurs sont bios et équitables : le coton labellisé bioRé assure des conditions de vie et de travail dignes à des cultivateurs d’Inde et de Tanzanie.

A partir de 12 euros, dont 1 reversé à la fondation suisse bioRé.

 

Le quinoa, victime de son succès 18 novembre 2009

Filed under: Alimentation,c bon, c beau, c bio — greenmarie @ 7:03
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Le quinoa est une plante originaire des Andes cultivée depuis des millénaires par les Incas qui pousse sur les hauts plateaux d’Amérique latine. La graine, seule partie que nous consommons, était considérée par les indiens comme sacrée, le symbole de la fertilité de la terre dans les rites paîens.

Ces dernières années, le quinoa est plébiscité en Europe et particulièrement en France, premier importateur mondial, où cette graine tendre est très appréciée et remplace désormais les céréales, le riz ou la semoule. Il faut dire que ses qualités gustatives et nutritionnelles sont nombreuses : riche en protéines, plein de minéraux, léger, croquant, goûtu, facile à cuisiner, il a tout pour plaire !

Devenu incontournable, on en trouve du blond, du rouge, du noir ; du bio, de l’équitable ; dans les plats cuisinés, les gels douche, le chocolat, les biscuits (notamment chez Alter Eco).

Mais cette success story qui permet aujourd’hui de faire vivre quelques 40 00 familles et limite l’exode rural sur les terres arides du sud de la Bolivie, a aussi un revers de la médaille que nous révèle un article du magazine Terra Eco. « Car en misant sur l’exportation, sa culture ancestrale s’est intensifiée au point de bouleverser les structures sociale et environnementale de la région. Elle menace même la fertilité des sols. (…) Abandon de l’élevage de lamas, appauvrissement des sols, érosion des terres et apparitions de nouveaux ravageurs, … d’année en année, la productivité baisse et la désertification est en marche. L’idée d’une juste rétribution des producteurs et la garantie « bio » constituent les clés du succès, mais elles ne suffisent pas à assurer la durabilité des cultures. »

Faut il dès lors bouder le quinoa ? biensûr non, d’abord parce qu’encore une fois il nourrit des familles dans des régions pauvres jusque là, ensuite parce qu’il est délicieux ! Il faut seulement être vigilant sur le fait qu’il soit bio et équitable, deux conditions qui font avancer la production vers un mode durable.

pour en savoir plus :

– sur le site de l’institut de recherche pour le développement : www.ird.fr/equeco

– avec l’article de Terra Eco de septembre 2009

 

Alter Eco, un incontournable du commerce équitable 18 février 2009

 

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 Le commerce équitable est en plein essor en France, les marques de grandes distribution s’y mettent aussi ; Max Havelaar est le label le plus connu parce qu’il est l’un des pionniers.

Qu’est ce que le commerce équitable ? C’est un commerce solidaire, direct, juste, transparent, qualitatif*. Il permet aux cultivateurs et producteurs de vendre leurs récoltes et d’être payés à un prix juste qui leur permette d’avoir un revenu fixe et garanti pour vivre dignement et développer une activité économique pérenne dans des zones en voie de développement (du sud le plus souvent). Les produits les plus couramment proposés issus du commerce équitable sont le riz, le sucre, le coton, le thé, le café, le chocolat mais j’ai découvert aussi les cookies ! 

J’ai choisi de vous parler d’ALTER ECO, PME française d’une cinquantaine de personnes créée en 1998 et dont la devise affichée sur certains de leurs produits est « Made in respect ». Encore une fois, c’est un exemple d’entreprise moderne qui adopte une démarche de transparence avec ses clients en multipliant des informations sur la provenance des produits, leur composition, la taille de la structure qui les fabrique , les ingrédients d’origine, l’empreinte carbone,  les engagements de l’entreprise et enfin un outil malin : l’alterecomètre qui à l’intérieur de chaque emballage vous détaille le nombre de familles bénéficiaires des revenus de la vente, la surface cultivée, le pourcentage de revenus supplémentaires pour les producteurs, et pour la coopérative et enfin le pourcentage du prix de vente pour le pays d’origine. Il y a également une photo des producteurs qui crée une proximité et une empathie incroyables !

Les produits d’altereco sont disponibles dans pas mal de grandes enseignes de distribution, personnellement j’ai passé commande sur leur site internet et j’ai été livrée 2 jours après. Tout est bon ! comme vous le voyez sur la photo je suis friande de chocolat et je n’ai pas été déçue ! J’ai également acheté des produits de beauté  que j’ai bien appréciés mais je précise que si certaines denrées alimentaires sont bios chez altereco en revanche les cosmétiques ne le sont pas MAIS à base de 95% d’ingrédients d’origine naturelle, sans parfum de synthèse, sans colorant chimique, sans OGM, non testés sur les animaux et dans des emballages non polluants et recyclables.

*définition d’altereco

 

C’est quand même plus sympa de savoir par qui, où et comment ce que vous mangez est fabriqué non ? la satisfaction d’être utile à une bonne cause donne une sacrée saveur aux ingrédients cuisinés ; ça tombe bien, altereco fournit le livret de recettes !

www.altereco.com

et aussi www.maxhavelaarfrance.org

http://boutique.consoglobe.com/