mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Des timbres écolos pour vos cartes postales de vacances ! 15 avril 2011

Green Marie est en vacances, et vous savez quoi ça fait rudement du bien !

Congénères, et futurs congénères, pour vos cartes postales à Mamie et tata Jacqueline, optez donc pour des timbres de La Poste en papier coton ! Assez jolis ma foi, des illustrations prônant la sauvegarde notre belle planète. Le papier support est labellisé, le tout est semble-t -il recyclable d’après les mentions de La Poste. Je ne demande qu’à les croire, je m’interroge juste sur la colle…mais bon après tout le timbre on le met sur une enveloppe, il est pas fait pour partir à la poubelle, même si elle est jaune.

Ma pensée du jour : je ne connais pas le tirage de cette collection de timbres mais si on fabriquait désormais tous les timbres avec des fibres naturelles, imaginez le volume, ça serait une sacrément bonne idée et un bel exemple donné par nos services publics. Comme en plus, ce sont nos impôts qui les financent, on serait fiers d’être responsables !

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J’ai regardé pour vous l’émission Capital Terre, opus n°2 17 février 2011

Filed under: à l'étranger — greenmarie @ 10:44
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Hier soir j’ai pris mon cahier et mon stylo, et poussé mes fistons au lit pour voir à la télé le nouvel opus de l’émission Capital Terre dont le premier numéro m’avait pas mal bluffée l’année dernière. Pour tout vous dire, là un peu moins parce que je n’étais pas toujours sûre d’être dans une émission d’information ou de téléréalité dont Guy Lagache serait le héros (ah Guy au fond de la mine d’étain, en sueur dans la jungle, dans une exploitation agricole en Chine, en combinaison dans une déchèterie, poussant un caddy au supermarché,…).

Passés ce parti-pris de sexysation du sujet écologique et la bêtise du titre : Comment consommer sans piller la planète ? (consommer – trop- c’est piller la planète de toutes façons mais chez M6 on n’a peut-être pas envie de  fâcher les annonceurs qui investissent leurs écrans de publicité en prônant la décroissance 😉 ), j’ai suivi avec attention les aventures de Tintin Guy autour du monde remontant la filière de fabrication des objets de notre quotidien.

C’est là, je trouve, la grande force de cette émission que d’expliquer et montrer clairement toutes ces étapes invisibles pour nos yeux d’occidentaux : de la matière première à la mise en rayon. Et biensûr c’est édifiant :

> le cheminement de la culture des balles de coton recueillies à la main dans les pays du sud, nécessitant pas moins de 11000 litres d’eau pour récolter un kilo, asséchant au passage les cours d’eau et même les mers comme celle d’Aral, qui passent ensuite par l’étape de teinture à base de produits toxiques déversés dans la nature avant d’être cousus par des ouvriers mal payés … l’explosion de la demande de coton est telle qu’elle a été multipliée par 3 ces 50 dernières années et ça ne va pas s’arranger à l’avenir.

> l’extraction des métaux précieux indispensables à la fabrication de  nos téléphones portables notamment, des métaux qui sont une ressource non renouvelable (la masse d’étain disponible dans les sous sols est estimée à disparaitre d’ici 20 ans) et qui génère des conflits armés en République démocratique du Congo notamment. Et pourtant nous jetons nos téléphones avant même qu’ils ne soient en panne, poussés par des technologies et des design toujours plus innovants.

> l’utilisation intensive de la matière plastique dans tous les objets et modes de consommation du quotidien, dans une logique jetable qui a un coût très lourd pour l’environnement : le pétrole est une matière non renouvelable et surtout 10% des plastiques produits sont laissés dans la nature et finissent dans la mer où ils s’accumulent au fond puis se morcellent et se fragmentent. La concentration de plastique dans l’eau est de plus en plus importante et elle se retrouve même dans la chaine alimentaire . Des mers de plastique ont été identifiées à 5 endroits dans les océans du globe, rien qu’en Méditerranée le nombre de fragments est estimé à 250 milliards.

Ces démonstrations ont une vraie valeur pédagogique car la frénésie de consommation qui caractérise notre époque est déconnectée de toute réalité physique, de la conscience que notre planète est finie et que ce que nous surexploitons ne reviendra pas. Consommons moins, consommons mieux.

Voir aussi mon billet sur le premier numéro de l’émission.

 

Ekyog, la marque éthique, écologique et à la mode 30 juin 2010

Il y a encore assez peu d’entreprises qui ont intégré dès le départ le développement durable à leur stratégie, mais il y en a de plus en plus. Et le succès est au rendez-vous, ce qui prouve qu’éthique et écologique peuvent être synonymes de réussite économique. En France, on peut citer Botanic, Nature & Découvertes, Alter Eco, Véja et donc Ekyog.

Le point commun des fondateurs de ces belles marques ? Vouloir concilier business et responsabilité d’entreprise. Si la plupart des entreprises dans le monde se voient bien obligées de proposer des gammes de produits ou services écologiques pour coller au marché, rares sont celles qui poussent la démarche à tous les niveaux de son fonctionnement. Ekyog fait partie de ces oiseaux rares qui ont de surcroit une très grande exigence quant à la qualité, au confort et la modernité des articles proposés : matières premières naturelles, bios ou recyclées (coton bios, laine, lin, Tencel à base de bois, soie, polyester recyclé), produits écoconçus, gestion éthique des partenaires et fournisseurs, cohérence de la stratégie d’entreprise en interne comme à l’externe, dans l’entreprise comme dans les boutiques (management valorisant, boutique écoconçues, équipements – cintres, parquets, meubles, publicités- fabriqués à partir de bois labellisé PEFC, 10% des revenus reversés à une fondation Ekyog qui promeut les pratiques écologiques et éthiques dans le monde). Sur les aspects mode à proprement parlé, les vêtements Ekyog sont sobres, confortables, féminins, entre sportswear et habillé ; de bons basiques selon moi que l’on garde parce qu’ils sont de bonne qualité et moins sujets aux changements de mode (l’anti H&M, quoi !). La gamme de prix est celle des marques comme Maje, Comptoir des cotonniers, Sandro, 123, etc, le supplément d’âme en plus !

Ekyog emploie aujourd’hui 150 personnes et annonce un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros ; impressionnant quand on imagine les difficultés rencontrées pour sortir des schémas traditionnels du commerce et de la mode ! Car biensûr, avoir une démarche aussi respectueuse de l’environnement et des hommes demande un surcroît d’énergie et de travail pour les fondateurs mais que la satisfaction doit être grande d’avoir réussi à concilier ses valeurs avec son métier ! Ils sont forts ces bretons 😉

www.ekyog.fr

 

Les soldes, oui s’il y a du coton bio ! 6 février 2010

Filed under: c bon, c beau, c bio,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 9:14
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Bon ça y est j’ai succombé aux soldes lesquelles rien que d’y penser me donnaient des boutons il y a 3 semaines ; trop tôt sans doute après l’overdose d’achats de Noël.

Mais voilà je suis tombée sur des fringues en coton bio ou recyclées et ça m’a bien plu ! car autant pour la nourriture et les cosmétiques j’ai mes repères autant pour les vêtements je trouve que la filière bio est souvent cantonnée à des marques confidentielles pas faciles d’accès, au style assez pointu et parfois très chères.

Je revois mon jugement après un passage chez Muji où j’ai pu acheter un jean en coton bio et un tshirt fabriqué à partir de fils recyclés (cf la photo), plutôt pas mal non ? et côté prix, pas d’exagération : jean à 60 € et Tshirt à 20€. Chez H&M, j’ai trouvé des tshirts et chaussettes en coton bio à petits prix.(Vous me direz que le bio pas cher donne des garanties environnementales et pas sociales, c’est sûrement vrai), et chez Petit Bateau j’ai acheté des sous vêtements en coton bio également (7,50€ le slip enfant tout de même).

Les enseignes de grande distribution ne sont pas en reste, notamment Monoprix dont les ventes de TShirts et layette en coton bio s’élèvent désormais à hauteur de 15% des ventes de ces gammes de produits.

Alors biensûr, même bio le coton reste une aberration écologique car très très gros consommateur d’eau et de pesticides ; mais comme par ailleurs la coton est l’objet de luttes commerciales sans merci entre les gros producteurs américains ultra subventionnés et notamment les petits producteurs africains, encourager la culture de coton bio c’est favoriser la qualité et la démarche de progrès des petits producteurs. Le must ? le coton équitable ET bio, ça existe ! Le label Max Havelaar y travaille …

 

La marque Petit Bateau se met au bio 11 février 2009

Filed under: c bon, c beau, c bio,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 8:30
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petit-bateau-bioInfo repérée sur le le blog des Green Girls :

« Au menu : plusieurs collections en coton bio labellisées Oeko-Tex (c’est à dire fabriqué sans produits toxiques). La ligne de sous-vêtements écrus (culottes, boxers, tee-shirts et débardeurs) est déjà en magasin depuis quelques jours, ainsi que sur le site web de Petit Bateau.

Dès le mois de mars suivra une collection puériculture comprenant notamment un ensemble (veste et combi sans manche), un body milleraies, une gigoteuse et un bavoir.

Bon point vert : les vêtements sont colorés de façon naturelle et ne comporteront aucune étiquette. Ils sont tamponnés d’une sérigraphie à même la matière, un logo BIO orange. Et vogue l’écologie à petits prix ! »

 

Je complète ce billet en précisant que je viens de recevoir un mailing de Petit Bateau (j’ai des toupies à convertir !) qui contient un petit encadré disant : »Plus doux avec la planète ! Petit Bateau m’écrit sur du papier 60% recyclé. Je peux aussi choisir de recevoir par email en donnant mon email en boutique ou sur le site » . Voilà de la cohérence dans les idées !

www.petit-bateau.fr 

source : http://greengirls.over-blog.com/article-27007991.html

avec mes remerciements

 

Ils ont du coton bio, vive la Bretagne, ils ont du coton bio, vive les bretons ! 27 janvier 2009

image-26Bon ben autant vous avouer tout de suite que je suis bretonne comme ça je peux assumer la subjectivité de ce billet !

Quand j’ai vu le reportage à la TV sur la société Armor Lux qui se payait le luxe (si j’ose dire…) en plein marasme économique de décrocher superbement le contrat d’équipement des tenues professionnelles de la SNCF après avoir déjà gagné celles de La Poste et d’Aéroport de Paris en 2007, je me suis dit youpi c’est un super sujet pour mon blog (et c’est enfin une bonne nouvelle pour la SNCF quelque peu chahutée en ce moment 😀 ) ! 

Non seulement ça fait plaisir de voir qu’il y a des entreprises qui marchent en France en ce moment mais surtout cette réussite a du panache car tous ces milliers de vêtements professionnels (20 000 rien que pour la SNCF) sont réalisés en coton équitable. En effet une filière coton bio et équitable a été mise en place via un programme de co-développement sur 3 ans entre la région Bretagne et l’Afrique de l’Ouest (Mali et Burkina Faso), qui a permis une première livraison de 1000 tonnes de coton en  2008.

La démarche d’Armor Lux ne s’arrête pas là, l’entreprise bretonne a pris des engagements depuis 2005 en matière de développement durable, de Responsabilité Sociale et Environnementale, de protection de l’environnement (label Oeko Tex standard 100 qui garantit des teintures sans produits toxiques) et enfin de commerce équitable avec le label Max Havelaar ; comme quoi on peut conjuguer performance économique et démarche responsable …

allez Kénavo !

pour en savoir plus, voir les billets d’aboneobio sur le sujet

et sur le site d’Armor Lux sur http://www.armorlux.com/_fr_/pages%7Eentreprise%7Edeveloppement-durable.htm