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Une nouvelle forme de mobilité urbaine : l’autopartage 7 mai 2010

Filed under: culturel,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 10:14
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« Plus l’offre de transports sera diverse, plus elle sera attractive et complémentaire » estime Annick Lepetit l’adjointe au maire de Paris. De fait, après le bus, la voiture, le métro, le vélo, Vélib’/Vélov, le tramway, le covoiturage, voici l’autopartage !

Le principe de l’autopartage est de déconnecter l’usage de la voiture de sa possession, dès lors il vous est proposé de disposer d’une voiture en libre-service en ville contre un abonnement mensuel et d’un forfait horaire. Des sociétés comme Caisse Commune, Mobizen ou Okigo proposent déjà ce type de prestation à Paris, Rouen, Lille, Lyon ou Toulouse avec déjà plus de 5000 abonnés. Sachant que la France est plutôt en retard sur la mise en place de ce concept, les suisses, américains, allemands sont déjà convertis.

La nouveauté annoncée pour la fin 2011 ? L’arrivée à Paris et dans 29 communes limitrophes d’Autolib, un service d’autopartage avec une flotte de 3000 véhicules électriques, répartis dans 1000 stations dont 700 intramuros, et des places de stationnement dédiées en ville. L’abonnement se situerait autour des 15 euros par mois avec un montant horaire supplémentaire de 4 à 6 euros (l’appel d’offres est en cours). La différence avec l’existant c’est le principe de One Way qui permet tout comme le Vélib de prendre une voiture à une station et de la remettre à une autre.

La ville de Lyon, cette fois encore a été pionnière sur le sujet, qui dès 2005 s’est lancée dans l’opération suivie d’Antibes, La Rochelle et Besançon. En revanche la prestation proposée à Lyon, si elle partage le même nom d’Autolib’, diffère sur le fait que les voitures ne sont pas électriques et que le système n’est pas en One way, les lyonnais remettent la voiture à la station où ils l’ont prise. Le système One Way offre une grande souplesse mais aurait aussi le défaut d’être très coûteux, d’engendrer des déplacements de voitures pour réapprovisionner toutes les stations, et de favoriser des déplacements pendulaires pour aller au travail  qui sont faits initialement en transport en commun… donc provoquerait l’effet inverse de celui escompté de réduire le nombre de voitures en ville. C’est pourquoi les verts ont voté contre le projet à Paris et Montreuil. Ce peut-être paradoxal de vouloir réduire le nombre de voitures en en rajoutant 3000 sur la chaussée ! En fait, ces voitures sont amenées à remplacer les voitures dormantes qui restent au garage toute la semaine et qui finalement coutent cher pour une maigre utilisation. On estime qu’une voiture en autopartage en retire entre 6 et 20 appartenant à des particuliers citadins, selon le simulations opérées.

Alors, prêts à une nouvelle forme de liberté ?


sources : supplément Développement durable du Monde du 8/04/2010 et article de Terra Eco du 24/04/2010

Crédit photo : Image Zoo

 

Ikéa propose le covoiturage à ses clients 13 janvier 2010

Depuis mars dernier, l’enseigne Ikéa a mis en place une plateforme de covoiturage en ligne à disposition de ses clients. Très simple, vous entrez le nom du magasin au départ ou à l’arrivée, ou le repérez grâce à la géolocalisation, postez votre annonce en tant que conducteur et passager et enfin vous appelez le contact si vos annonces correspondent !

http://covoiturage.ikea.fr/

L’enseigne suédoise a lancé une réflexion plus globale pour réduire son impact sur le réchauffement climatique et noué dans cette perspective un partenariat stratégique avec le WWF en mars 2009. De tels partenariats permettent aux entreprises d’être conseillées et accompagnées par des experts de l’ONG, qui en retour leur demandent de financer des projets concrets de préservation de la biodiversité.

Les engagements d’Ikéa en matière d’efficacité énergétique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre :

– Réduire de 25 % sa consommation énergétique totale par rapport à 2005 (par mètre cube vendu en magasin et mètre cube déplacé dans les dépôts centraux)

– Utiliser 100 % d’énergies renouvelables pour les besoins en électricité et chauffage des unités IKEA

– Cesser la vente d’ampoules à incandescence fin 2009

Avec un objectif de passer de 5% à 15% en 2015 de visiteurs ayant recours aux transports doux, Ikéa commence seulement avec le covoiturage à mettre en place une politique plus ambitieuse.

> Green Marie ayant le sens pratique comme vous le savez, elle s’est posé une question : « mais comment tu fais si tu repars avec un canapé, deux lampes, 3 sachets de daims et une plante verte ??? tu squattes la voiture de ton conducteur occasionnel qui sera dès lors vacciné contre le covoiturage ?!!!  » La réponse qui m’a été faite a achevé de me convaincre de l’utilité d’une telle pratique conviviale après tout : un client qui envisage d’acheter sa cuisine chez Ikéa revient en moyenne 5 fois !!! Mais oui biensur, c’est du vécu : repérer le modèle de cuisine, prendre les mesures, voir un conseiller et dessiner son plan sur une petite fiche quadrillée avec le crayon de bois, revenir parce que b…de…m ça rentre pas dans ma vraie cuisine, refaire le plan, commander les éléments, revenir parce « eh m… j’ai oublié les plinthes, …ça vous rappelle quelque chose ?!

 

Covoiturage, pour particuliers et entreprises 8 mars 2009

Filed under: au bureau,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 7:02
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image-1 Après la mise en place du tri du papier, du recyclage des cartouches d’encre et dans l’attente des fontaines à eau raccordées au réseau, avec mon groupe de travail Développement Durable du bureau on s’est attelés au covoiturage. Ce système a plusieurs vertus : il rend service à ceux qui ne sont pas véhiculés et dont le trajet quotidien pour aller travailler est mal desservi par les transports en commun, il permet de faire des économies d’essence, diminue de fait la pollution et la dernière raison et non des moindres : ce système est convivial !

 

On a commencé par interroger les collaborateurs par mail pour savoir combien d’entre eux pouvaient être intéressés par cette solution et parmi les intéressés la proportion de détenteurs de véhicules. Ensuite on a fait un benchmark des prestataires existants, que voici :

  • Pour les particuliers, plusieurs sites web existent et la prestation est gratuite, seul le trajet peut-être payant à hauteur de 1€ souvent pour partager les frais d’essence : www.easycovoiturage.com/www.covoiturage.fr/

Il suffit de s’inscrire, préciser si on a une voiture ou non, entrer son point de départ et sa destination que ce soit pour aller travailler ou partir en week end ! Comme beaucoup de sites d’échanges de biens ou de services, on peut laisser des commentaires et appréciations sur la personne qui  vous a covoituré afin d’éviter les mauvaises surprises.

 

  • Pour les professionnels, monter un groupe dédié à l’intérieur du site ou développer sa propre plateforme a un coût : de 600 € /an (+ 1€ par inscrit la première année) jusqu’à 20 000 € !

La société mobility+, apporte une expertise aux entreprises et collectivités pour concevoir les plans de déplacements, diagnostiquer les modes opératoires, intégrer une dimension conseil sur les économies d’énergie, les impacts environnementaux et la sécurité, et enfin proposer des solutions. Notamment de créer votre propre plateforme de covoiturage en partenariat avec www.covoiturage.com, pour 3990€.

Dans mon entreprise on a choisi de trouver une solution nous même à l’aide de google maps…

 

J’ai lu dans Enjeux les Echos de la semaine dernière que Renault après avoir testé cette solution sur le site du Technocentre de Guyancourt (78) allait le généraliser à l’ensemble de ses sites. Plutôt un bon exemple d’action responsable de la part d’un constructeur automobile non ?