mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Ca composte pas mal à Londres et à Barcelone ! 28 septembre 2010

Filed under: à l'étranger,Les bonnes pratiques,Tri des déchets — greenmarie @ 8:43
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Le compost est assez répandu au Royaume Uni, à la campagne mais aussi en ville et notamment à Londres où une grande majorité des « boroughs » (arrondissement)  ont instauré le composting depuis quatre ou cinq ans. C’est le borough qui fournit gratuitement les 2 boites, une petite et une grande ; « tu remplis la petite dans ta cuisine et tu la vides ensuite dans la grande qui se trouve dehors (si possible) ; le ramassage est hebdomadaire. Alors, le seul truc affreux ce sont les odeurs de décomposition, surtout quand il fait chaud, que tu es partie en vacances ou que tu y a mis de la viande pas cuite…Parfois j’y mets du bicarbonate de soude pour atténuer les odeurs. » Sinon, « tu peux acheter une wormery  (un lombricompost in french), c’est carrément plus tendance qu’une paire de bottes Paul Smith », m’assure Sara, ma copine londonienne !

Du côté de l’Espagne, les barcelonais ne sont pas en reste puisque de nouvelles bennes à ordures ont été installées, avec un double système d’ouverture (avec un levier manuel et une pédale) et un système de fermeture retardée. La benne à ordure de Barcelone a trois versions adaptées aux différents tronçons de la ville et aux cinq types de déchets :  jaune pour les emballages, bleu pour les papiers, vert pour les verres, gris pour les ordures qu’on ne peut pas recycler et marron pour les déchets organiques. Pour stimuler le tri, là aussi, la mairie a offert aux habitants une petite poubelle pour ces déchets organiques. Merci à ma chère LNA pour cette carte postale espagnole inhabituelle mais bien intéressante !

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Carte postale de mes vacances 9 août 2010

Filed under: C'est dit,mes états d'âme !,Tri des déchets — greenmarie @ 8:23
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Sachez-le, même les pieds dans l’eau, Green Marie est au taquet pour traquer les pratiques écologiques de ses congénères ! Et il faut bien remarquer que des efforts sont faits pour informer les citadins en short et tongs des conséquences de la pollution de la mer notamment. Que ce soit à l’Océanopolis de Brest, au Grand Aquarium de St Malo ou sur les plages, j’ai trouvé des panneaux explicatifs ou des mises en situation de déchets avec la mention du nombre d’années nécessaires à leur dégradation dans la mer … brrrr ça fait froid dans le dos. Si on pouvait soulever la mer comme un tapis, on serait choqués de tous les déchets (et bateaux rouillés !) qu’on trouverait au fond. 

Ce sont les plages qu’on nettoie toujours en priorité pour préserver le tourisme et les vacanciers, mais les fonds marins n’intéressent pas grand monde ; si les mouettes et les poissons avaient un pouvoir d’achat je serais rassurée pour la propreté de la grande bleue 😉

Allez, bonnes vacances à tous, reposez-vous bien et on se retrouve avec plaisir à la rentrée !


 

Cabas addict ! 2 juin 2010

Filed under: C malin !,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 9:56
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Je ne sais pas pour vous mais depuis que je ne prends plus de sacs plastiques lors de mes courses j’ai tendance à accumuler les cabas ! C’est qu’ils n’ont pas tous le même usage !!! J’ai toujours sur moi mes deux sacs pliés dans leur pochette pour les courses légères genre journaux, pharmacie (pourquoi prendre ces petits sacs plastiques qui n’ont aucune chance de re-servir ?!), boulangerie, … pour les courses de la semaine  il y a les grands cabas moches des grandes surfaces (bien pratiques quand même, je les prends aussi pour partir en vacances et y fourrer les chaussures et les jouets des enfants) et pour les courses ponctuelles je me suis fait plaisir avec des cabas en tissus qui distillent leur message engagé que j’adore arborer à la caisse des magasins !!! J’évite même les sacs des boutiques de vêtements, on les accumule souvent pour rien.

Et enfin, dans la série back to the basics, mon bon vieux panier rose et le filet de mamie remis au goût du jour ! Et vous, vous avez adopté votre cabas ?

 

Découvrez No Impact Man 23 avril 2010

ou « Peut-on sauver la planète sans rendre dingue sa famille ? ». Ce livre au sous-titre évocateur m’a été offert par mon petit mari… vous croyez qu’il y a un message pas très caché derrière ce cadeau ?!!

L’auteur Colin Beavan est un écrivain new-yorkais qui vit à Manhattan et qui a décidé de réduire au maximum son empreinte environnementale et celle de sa famille pendant une année, femme et petite fille faisant partie de l’aventure à leur corps défendant au départ puis jouant le jeu. Le ton est assez drôle, léger quand il raconte ses premiers déboires, ses découvertes, les recherches de solutions, les relations avec ses amis et sa famille car biensûr au départ l’auteur est complètement néophyte en la matière ; comme n’importe quel américain moyen il surconsomme sans avoir aucune idée des conséquences de son mode de vie ni de la provenance de ce qu’il achète.

Imaginez : fini les transports en commun et vive la trottinette et le vélo, finis les ascenseurs, fini les mouchoirs en papiers, le papier toilette, les sacs plastiques, les gobelets, les plats à emporter et vive les petits plats maison avec des produits locaux et de saison, fini la télé et vive les jeux de sociétés, la lecture et les câlins sous la couette, fini le shopping et vive la récup’ et les dépôts vente... les entorses au règlement du projet No Impact : le café (sa femme y est accro), le gaz pour cuisiner, et la machine à laver.  Il ira jusqu’à couper l’électricité pour aller au bout de sa démarche qu’il va faire partager tous les jours à travers son blog devenu extrêmement populaire. Très vite les médias américains se sont emparés de son aventure, soit en la saluant soit en la ridiculisant, mais les encouragements et les bons conseils sont venus de tout le pays à travers les commentaires laissés par les lecteurs de son blog.

Ce qui m’a plu dans ce livre ? En plus du fait qu’il est agréable, facile à lire (surtout quand on est peinarde en vacances en Bretagne 😉 ) et bien documenté,  j’ai vraiment aimé que la démarche ne soit pas celle d’une privation mais plutôt d’une découverte et d’une démonstration que l’on peut vivre autrement qu’en essayant de rassasier (sans y arriver) notre soif de consommation frénétique. La France n’est pas les Etats-Unis où la consommation est un injonction de l’Etat, comme la raconte très bien Annie Leonard dans son film court devenu célèbre The Story of Stuff. Mais l’aventure humaine, les états d’âmes, les difficultés puis les petites et grandes victoires sont belles à partager avec l’auteur qui à l’occasion de cette expérience à la fois professionnelle et personnelle a redonné un sens à sa vie en se sentant plus utile aux autres et à la planète. Vous imaginez bien que tout cela a eu une certaine résonance sur moi qui essaie aussi à mon niveau de faire changer les choses, car c’est bien la morale de l’histoire : « nous pouvons tous faire changer ceux qui nous entourent en commençant par changer nous-même. »

Bref, après vous l’avoir chaudement recommandé,  je n’ai plus qu’à le faire lire à celui qui me l’a offert, ce livre salutaire et sympathique 😉  !

 

Des sacs poubelle plus écologiques 14 mars 2010

Filed under: Les bonnes pratiques,Tri des déchets — greenmarie @ 8:37
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Faire les courses me casse les pieds mais il faut reconnaître que c’est aussi une occasion de découvrir comment certains produits évoluent, comment les impératifs écologiques poussent les industriels à proposer des produits plus responsables. Et bien, cette fois-ci je suis tombée sur un rayon de sacs poubelle et parmi ces sacs 100% pétrole, ultra résistants car ultra épais et donc très peu dégradables, j’ai aussi trouvé des modèles  fabriqués avec du plastique recyclé et même des sacs biodégradables rapidement à base d’amidons végétaux.

Voici ce que j’ai trouvé dans une grande enseigne, je suppose que vous en trouverez dans d’autres :

-des sacs marque distributeur en polyéthylène « 100% recyclé provenant du tri sélectif post consommateur »

– des sacs de la même marque distributeur en amidon de maïs donc biodégradables facilement, et même compostables. Ils ont des poignées ce que je trouve hyper pratique.

– des sacs de la marque référente sur ce type de produits également biodégradables facilement et compostable car fabriqués à base d’amidon végétaux (pommes de terre ? maïs ? ce n’est pas précisé)

Quoi qu’il en soit, je n’achetais plus de sacs poubelle depuis des années car je me servais des sacs de courses mais comme maintenant j’ai toujours un sac en toile dans mon sac à main, je n’ai plus assez de sacs plastique… Du coup, quitte à racheter des sacs poubelle pour éviter les ruptures de stocks à la maison, autant acheter utile : soit en plastique recyclé (c’est du pétrole en moins d’utilisé), soit en amidons végétaux, sans pétrole et dégradables naturellement. Cela étant, tous nos déchets non recyclables finissent à l’incinérateur donc dégradables ou pas c’est la même chose ; à priori oui, tout est incinéré mais dans les faits on retrouve des sacs dans la nature, dans la mer, sur les bords des routes, en décharges … alors mieux vaut limiter leur durée de vie.

 

Dans la salle de bain, on trie aussi ! 10 mars 2010

Et vous, vous triez les déchets dans votre salle de bain ? C’est une vraie question car si 84% des français affirment trier leurs déchets, ils le font surtout dans la cuisine et seulement à 55% dans la salle de bain, et parmi ceux qui trient en sortant de la douche, ils ne sont qu’1 sur 5 à trier correctement !! Ca ne fait plus beaucoup de monde au final pour espérer recycler les 75 000 tonnes d’emballages de produits cosmétiques et d’hygiène …

Et puisque dans l’étude menée par EcoEmballages avec son partenaire Garnier, c’est le manque d’informations qui est invoqué, Green Marie va tâcher de vous donner quelques tuyaux !

Voyez sur la photo, le petit jeu auquel je me suis prêtée (pendant ce temps là, vous étiez au resto ou au ciné, eh oui on s’éclate comme on peut !) : il fallait dire dans quelle poubelle on jette les différents déchets de salle de bain. Alors le tube de dentifrice vide, vous en faites quoi ? et vos coton-tiges ? et votre rasoir jetable ?

Voici ce qui se recycle :

– les bombes aérosols en aluminium, genre déodorants ou mousse à raser

– les flacons de shampooing et de gel douche vides

– les emballages en carton des produits cosmétiques et d’hygiène

– et même les pots de crème en verre à mettre dans la poubelle spéciale verre ceux là

et ce qui ne se recycle pas : les cotons-tiges, les disques démaquillant, le tube de dentifrice, les brosses à dents, les rasoirs jetables, les tubes de mascara, etc… pour les produits en plastique, c’est leur petite taille qui les empêche d’être intégrés dans le process de tri puis de transport des plastiques recyclables.

Vous avez une grande salle de bain, passez à la poubelle double ! Petite salle de bain ? ben, elle est pas si loin la cuisine, non ?!

Biensûr, on peut aussi optimiser ses achats pour réduire les emballages, en optant pour des grands formats économiques, en réduisant le nombre de produits utilisés ou encore en choisissant le bon vieux savon à la place du gel douche ! Les mauvaises langues me diront qu’on peut aussi renoncer à se laver 😉

 

Recyclez vos piles et batteries 21 septembre 2009

Batribox est un programme créé en 2006 à l’initiative d’un éco-organisme chargé de la collecte et du recyclage de piles et de batteries. Les adhérents sont pour la plupart des fabricants et distributeurs (téléphonie, électroménager, informatique, jouets, photographie,…), ils financent donc la collecte et le tri des piles et batteries qu’ils commercialisent.

Image 5

Les points de collectes sont nombreux : collectivités, petites et moyennes surfaces de vente spécialisées (Franprix, Leader Price ou encore Botanic par exemple) mais aussi les entreprises. Il est d’ailleurs assez simple de faire venir Batribox jusqu’à votre entreprise, il suffit de les contacter pour se faire livrer de petites boites en carton à mettre à la disposition des collaborateurs qui pourront y déposer leurs piles et batteries usagées. Hélas aujourd’hui en France, seulement 1 pile sur 4 est recyclée, les 3 autres partent soit dans la nature soit en incinérateur.

Ce qui se recycle :  les batteries de téléphones, d’ordinateurs portables, d’appareils photos, les piles salines, alcalines, les piles bouton, …

Et pour tout savoir sur le cycle de tri et de traitement, voici une vidéo explicative : http://www.batribox.fr/#/fr/recyclage-mode-d-emploi/

Les métaux lourds sont récupérés et réutilisés dans l’industrie. Il faut savoir que les métaux sont très gourmands en énergie pour être extraits de la terre, que ce ne sont pas des matières renouvelables, et qu’ils peuvent être très polluants s’ils sont abandonnés dans la nature.

Pour en savoir plus, allez sur le site internet qui est très didactique : points de collectes, identification des appareils contenant des piles et batteries, explication du cycle de tri et de recyclage : http://www.batribox.fr/

et visionnez l’animation des Apprentis z’écolos : http://www.dailymotion.com/video/x4un1g_les-apprentis-zecolos-la-pile_news