mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Découvrez No Impact Man 23 avril 2010

ou « Peut-on sauver la planète sans rendre dingue sa famille ? ». Ce livre au sous-titre évocateur m’a été offert par mon petit mari… vous croyez qu’il y a un message pas très caché derrière ce cadeau ?!!

L’auteur Colin Beavan est un écrivain new-yorkais qui vit à Manhattan et qui a décidé de réduire au maximum son empreinte environnementale et celle de sa famille pendant une année, femme et petite fille faisant partie de l’aventure à leur corps défendant au départ puis jouant le jeu. Le ton est assez drôle, léger quand il raconte ses premiers déboires, ses découvertes, les recherches de solutions, les relations avec ses amis et sa famille car biensûr au départ l’auteur est complètement néophyte en la matière ; comme n’importe quel américain moyen il surconsomme sans avoir aucune idée des conséquences de son mode de vie ni de la provenance de ce qu’il achète.

Imaginez : fini les transports en commun et vive la trottinette et le vélo, finis les ascenseurs, fini les mouchoirs en papiers, le papier toilette, les sacs plastiques, les gobelets, les plats à emporter et vive les petits plats maison avec des produits locaux et de saison, fini la télé et vive les jeux de sociétés, la lecture et les câlins sous la couette, fini le shopping et vive la récup’ et les dépôts vente... les entorses au règlement du projet No Impact : le café (sa femme y est accro), le gaz pour cuisiner, et la machine à laver.  Il ira jusqu’à couper l’électricité pour aller au bout de sa démarche qu’il va faire partager tous les jours à travers son blog devenu extrêmement populaire. Très vite les médias américains se sont emparés de son aventure, soit en la saluant soit en la ridiculisant, mais les encouragements et les bons conseils sont venus de tout le pays à travers les commentaires laissés par les lecteurs de son blog.

Ce qui m’a plu dans ce livre ? En plus du fait qu’il est agréable, facile à lire (surtout quand on est peinarde en vacances en Bretagne 😉 ) et bien documenté,  j’ai vraiment aimé que la démarche ne soit pas celle d’une privation mais plutôt d’une découverte et d’une démonstration que l’on peut vivre autrement qu’en essayant de rassasier (sans y arriver) notre soif de consommation frénétique. La France n’est pas les Etats-Unis où la consommation est un injonction de l’Etat, comme la raconte très bien Annie Leonard dans son film court devenu célèbre The Story of Stuff. Mais l’aventure humaine, les états d’âmes, les difficultés puis les petites et grandes victoires sont belles à partager avec l’auteur qui à l’occasion de cette expérience à la fois professionnelle et personnelle a redonné un sens à sa vie en se sentant plus utile aux autres et à la planète. Vous imaginez bien que tout cela a eu une certaine résonance sur moi qui essaie aussi à mon niveau de faire changer les choses, car c’est bien la morale de l’histoire : « nous pouvons tous faire changer ceux qui nous entourent en commençant par changer nous-même. »

Bref, après vous l’avoir chaudement recommandé,  je n’ai plus qu’à le faire lire à celui qui me l’a offert, ce livre salutaire et sympathique 😉  !

 

Surfez mieux, surfez slow ! 13 février 2010

On a du mal à imaginer la réalité physique et technique qui se cache derrière les échanges virtuels apportés par l’ordinateur et notamment la révolution Internet ; et pourtant avec les mails, les réseaux sociaux, les échanges de vidéos et de musique, rien qu’en 2005 la facture d’électricité liée à l’informatique avait été estimée à 5,4 milliards d’euros et à 27,3 millions le nombre de serveurs informatiques dans le monde ce qui correspond à la production annuelle de 14 centrales nucléaires… Il est vrai que le principe de paiement des abonnements à Internet en forfait ne permet pas de prendre conscience de notre consommation réelle, et cache donc l’impact énergétique et environnemental de chaque internaute.

Et pourtant, Internet ce sont des millions de machines, de serveurs, de routeurs, de câbles sous terrains et sous marins qui occupent des millions de kilomètres carrés, qui consomment de l’énergie et des métaux, qui chauffent … et qu’il faut refroidir avec des gaz toxiques comme le fréon. Tour cela a un impact environnemental fort, certains géants du secteur comme Google réfléchissent même à délocaliser leurs serveurs californiens en Finlande pour faire baisser la température !

Savez-vous qu’une simple requête sur un moteur de recherche va transiter par 5 à 10 serveurs à l’aller et la même chose au retour ? Vous l’avez compris les impacts de notre consommation d’Internet sont conséquents, c’est ainsi que Laurent Berthelot et François Rochet, spécialistes du web, avec 5 autres accolytes, ont créé le principe du Slow Surf, ou comment surfer qualitatif plutôt que quantitatif !

Sur leur site http://slowsurf.org, ils vous proposent 40 tips (bonnes pratiques) pour améliorer votre surf en efficacité et donc en limitant votre impact. Voici quelques exemples à retenir :

  • Tapez directement l’adresse url du site sur lequel vous souhaitez aller plutôt que de passer par un moteur de recherche. Astuce : référencez les sites que vous fréquentez régulièrement dans vos favoris.
  • Faites des requêtes efficaces : en soignant l’orthographe des mots que vous tapez mais aussi en améliorant la pertinence de vos recherches. Globalement plus vous mettez de mots, plus vous êtes précis, plus les réponses apportées le sont du premier coup. Par exemple, vous cherchez un resto pour emmener votre moitié fêter la saint Valentin : tapez restaurant bio Paris 15, plutôt que restaurant bio tout court (attention au parisianisme 😉 ).
  • Utilisez le bouton retour pour revenir aux résultats de votre recherche plutôt que de la relancer à chaque fois que vous consultez un des sites préconisés.
  • Ne laissez pas ouvertes sur votre ordinateur les applications dont vous ne vous servez pas .
  • Soyez légers sur la mise en copie de vos mails, n’en abusez pas, car même si les réfractaires vous disent que « la taille du bouton Envoyer est la même pour un mail envoyé à un ou dix », vous savez désormais vous que l’impact énergétique de l’est pas !

Je vous laisse découvrir les autres bonnes pratiques à adopter, et surtout prenez le temps de (bien) surfer !!

Merci à Laurent et François de m’avoir reçue. Vous pouvez aussi adhérer au mouvement sur facebook 😉

 

J’ai testé pour vous : le pommeau de douche à économie d’eau 3 mai 2009

Filed under: bricolage,C malin !,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 6:48
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photo Avec ce test, j’ai touché les limites de l’exercice car n’ayant pas de bac pro spécial plomberie, que vous dire à part : « je n’ai pas vu la différence avec l’ancien pommeau » ?

 

 Mais c’est justement le meilleur argument que je puisse vous donner ! J’économise de l’eau, jusqu’à 9 litres par minute d’après l’argumentaire, sans m’en rendre compte .

Le schéma indique qu’à l’entrée du pommeau il y a 100% d’eau et à la sortie, grâce à une technologie qui me dépasse, il n’y a plus que 60% de l’eau, j’économise donc 40% non ?

Dernière info cependant, j’ai payé ce petit bijou chromé qui fait aussi massage, jet trucmuche, etc… près de 45 euros mais il existe des modèles moins couteux chez Casto notamment.

 Allez on se laisse tenter par la Home Thalasso Ecolo ?

 

Blackle vs Google 8 avril 2009

Filed under: C malin !,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 8:43
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 Black is beautiful ! Découvrez Blackle …

Les recherches du moteur Blackle sont basées sur les recherches personnalisées de Google.


« Blackle permet d’économiser de l’énergie grâce au noir, couleur prédominante de l’écran. « L’affichage d’une image dépend principalement de la configuration des couleurs de l’utilisateur et des propriétés graphiques du bureau, tout comme la couleur et la taille d’ouverture des fenêtres des applications ; un écran consomme plus d’énergie pour afficher un écran blanc (ou clair) qu’un écran noir (ou sombre) » Roberson, 2002

En janvier 2007, un article de blog intitulé « Une version noire de Google pourrait faire économiser 750 Mégawatt/heure par an » avançait la théorie qu’une version noire du moteur de recherche Google pourrait économiser un peu d’énergie grâce à la popularité du moteur de recherche. Depuis lors il y a eu quelques interrogations au sujet de l’importance des économies d’énergie qui peuvent être réalisées et du coût en termes de lisibilité des pages Internet noires.

 

Nous croyons en ce concept parce que même si les économies d’énergie sont petites, toutes réunies elles sont importantes. Deuxièmement nous pensons que voir Blackle chaque fois que nous ouvrons notre navigateur Internet nous rappelle que nous devons continuer à prendre des mesures pour économiser de l’énergie.

 Nous vous encourageons à mettre Blackle en page d’accueil. Ainsi, dès que vous ouvrez votre navigateur vous économiserez de l’énergie. Chaque bit compte !  »

D’ailleurs, le nombre de watts cumulés économisés s’affiche sur la page d’accueil : 1,174,469.485 Watt hours saved à aujourd’hui. Ca y est vous êtes convaincus ?  Il ne vous reste qu’à installer Blackel sur votre page d’accueil !

 

http://www.blackle.com/

 

Faire des économies d’énergie pour faire des économies tout court ! 12 mars 2009

Filed under: Les bonnes pratiques — greenmarie @ 8:30
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La Fondation Nicolas Hulot poursuit son travail de pédagogie avec cette fois-ci, en partenariat avec l’Ademe, un guide destiné à aider les familles à maîtriser les énergies de la maison pour préserver la planète biensûr mais aussi et surtout faire des économies sonnantes et trébuchantes ! ( C’est malheureusement souvent l’argument financier qui prime mais après tout l’impact est doublement positif.)

 

On trouve dans ce guide de bons conseils pour équiper la maison et bien utiliser les équipements existants : chauffage, éclairage, eau, mais aussi déplacements. Il y a un comparatif entre 2 familles ayant des modes de vie très différents, la différence est édifiante notamment quand on voit que gaspiller coûte très cher !

 

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J’ai choisi un focus sur les transports :

« Le saviez-vous ? la moitié de trajets quotidiens font moins de 3 km ! Pour les petits trajets; essayons d’adopter les transports en commun, le vélo ou la marche »

Vous pouvez calculer avec la calculette éco-déplacements le coût de vos trajets domicile-travail par type de transport sur : www2.ademe.fr/calculette-eco-deplacements/

… et pour vos trajets longue distance, vous pouvez comparer en plus du prix,  les émissions de CO2 entre l’avion et le train sur : ecocomparateur.voyages-sncf.com/

 

et pour télécharger le guide, c’est par ici  : http://www.defipourlaterre.org/outils/guide-eco-fnh

 

Un coupe veille d’ordinateur 3 mars 2009

Filed under: C malin !,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 8:00
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image-4« Génial ! Mettez votre ordinateur au vert avec l’Ecobutton, coupe veille ordinateur : vous consommez moins d’énergie, donc moins de CO2 ! Economie de 65 euros d’électricité et 135kg de CO2 par an en moyenne.

L’Ecobutton est un coupe veille ordinateur : avec une simple pression du doigt, il vous permet de mettre immédiatement votre système informatique en veille Ecomode, sans fermer vos logiciels actifs. D’un simple mouvement de votre souris ou sur le clavier, votre système se réactivera automatiquement. Le logiciel du coupe veille ordinateur vous permet à tout moment de contrôler les économies financières réalisées, mais il vous indique également le volume de CO2 que vous avez contribué à compenser. » 24,90€ sur greenrepublic 

 http://www.greenrepublic.fr/objets-eco-bazar/ecobuton-ordinateur-p-804.html?shop=a63df5b3b781aad922a3080e510e3c88

 

Tri du papier au bureau (2) 26 février 2009

Filed under: au bureau,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 6:00
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image-13 Devant l’afflux de question et le nombre de visites important sur mon premier billet, je vais compléter l’information sur le tri du papier au bureau.

1 – Tout d’abord, je conseille de bien préparer son projet avant de le soumettre à la Direction de son entreprise car si tout le monde trouve à priori ce type de démarche positive en revanche si la proposition est mal ficelée personne ne vous aidera ; par nature les collaborateurs sont rétifs au changement…

Il faut commencer par estimer le volume de papier jeté par semaine (les services généraux le savent sinon il faut aller constater soi même le remplissage des containers !), puis contacter sa mairie pour voir quelles pratiques sont mises en place avec les entreprises, si pas de possibilités de ce côté là, trouver un ou deux prestataires ou associations locales et leur faire faire un devis. Ensuite faire un audit des poubelles existantes dans l’entreprise, faut il en ajouter de grandes à disposer par groupe de salariés qui ne recueilleront que des papiers ou bien des poubelles à double bac pour tout le monde ? pour des raisons de confidentialité il faut prévoir une broyeuse à documents pour les services comme les RH, compta, gestion, etc…

 

image-232 – Une fois le dispositif mis en place il faut communiquer en interne sur le sujet et mon conseil c’est d’opter pour un ton sympathique, convivial voire humoristique car beaucoup de salariés râlent d’avoir à se lever de leur chaise pour jeter des papiers ! et oui c’est triste … Il faut mettre des affichettes sur les poubelles dédiées au papier/carton/enveloppes/magazines/journaux (voire cannettes, …) et envoyer un mail ou faire des affiches pour expliquer la démarche. De mon côté j’avais joué la carte de la pédagogie en reprenant des chiffres donnés par l’ademe, ça donnait à peu près ceci :  « Le saviez vous ?  un salarié utilise l’équivalent d’un arbre par an en papier. Voici quelques bonnes pratiques à observer : imprimer en recto verso, réutiliser les papiers imprimés en brouillon, fournir les documents aux clients sur une clé USB plutot qu’en impressions,… « . Je donne souvent le conseil de consulter le Petit Livre Vert de Nicolas Hulot et le site de l’ademe pour récupérer les bons conseils.

 

3 – Enfin cette démarche est à coupler avec une diminution de l’utilisation du papier car le recycler c’est bien mais ne pas en utiliser c’est mieux ! Pour cela il y a des trucs comme ne pas mettre à disposition les ramettes de papier auprès des collaborateurs qui ont souvent l’impression que c’est une denrée inépuisable. Ce travail peut vous amener à communiquer sur les économies d’énergies (éteindre la lumière en quittant les toilettes, salles de réunion ou bureau le soir), utilisation des gobelets à limiter (se doter d’un mug, un verre ou d’une petite bouteille à remplir à la fontaine), … 

bref une fois lancé, on n’a plus envie de s’arrêter ! Il est important d’être identifié en interne comme la personne qui est responsable de la mise en place du tri mais je redoute toujours les collègues qui vous disent à chaque fois qu’ils vous croisent : j’ai pensé à toi j’ai jeté mes documents dans la poubelle du tri ! Je réponds souvent : ce n’est pas à moi qu’il faut penser mais à la planète, à  nos enfants !!!

 

Pour finir, je vous conseille de mettre en place une boite à idée ou une adresse mail à disposition des collaborateurs pour qu’ils puissent exprimer leurs idées d’optimisation, leurs remarques, leurs suggestions ; plus on est participatif plus c’est facile de faire adhérer l’ensemble des collaborateurs.