mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Sortez les vieux téléphones portables de vos tiroirs ! 6 mars 2011

Vous souvenez-vous de votre premier portable ? Je me souviens de mon Ola en 1993, je m’arrêtais sous un porche pour téléphoner dans la rue, ça ne se faisait pas à l’époque de raconter sa vie devant tout le monde ! Et puis j’ai eu un Nokia 3210, l’un des téléphones les plus solides … et pourtant je m’en suis séparé pour je ne sais plus quelle raison, un plus beau avec un clapet ou un mirroir, qui m’a lâché au bout de 6 mois, puis un autre … mais que fait-on de nos anciens téléphones ? La moitié serait encore dans nos tiroirs.

Il se vend 100 millions de portables par mois dans le monde, pas étonnant vue la frénésie avec laquelle nous les consommons dans les pays industrialisés. Un humain sur deux possèderait un téléphone mobile. Fabriqués pour durer 5 ans, nous en changeons en moyenne tous les 18 mois pour un design plus moderne, une technologie plus avancée, une couleur plus flashy, un caprice.

Cette frénésie a un coût écologique. Les métaux contenus dans ces téléphones – étain, argent, or – sont extraits par des populations pauvres du sud dans des conditions extrêmement dangereuses, pénibles et pour un salaire très bas ; et sont même sources de conflits armés dans certains pays comme la République Démocratique du Congo.

  • Que faire pour ne pas alimenter cette frénésie ni participer à l’accélération de l’épuisement des ressources minières ?

> prolonger la vie de son portable le plus longtemps possible,
> donner son ancien portable à quelqu’un qui s’en servira,
>le donner aux compagnons d’Emmaüs qui les remettent en état et les revendent,
> le donner à recycler (via son opérateur de téléphone qui  le fera entrer dans le cycle de recyclage en échange de celui qu’il vient de vous vendre),
> le revendre à destination des circuits de second marché,
> perso, j’ai dû aussi en donner quelques uns à mes enfants qui s’en servent comme jouet pour faire comme papa et maman (pas une super idée en fait pour les raisons énoncées ci dessus).

Le phénomène de rachat des téléphones explose et le nombre de prestataires est pléthorique désormais . Le principe est simple : votre ancien téléphone est racheté à un prix d’occasion, le téléphone est envoyé par La Poste, ensuite il part soit en réparation, soit à la revente dans les pays en développement ou encore est recyclé pour récupérer les métaux contenus à l’intérieur qui serviront à fabriquer d’autres téléphones ou objets métalliques.

  • J’ai recensé tous ces prestataires sur Internet : à vos tiroirs ! prêts ? revendez, recyclez !

www.misterrecycle.com
www.love2recycle.fr
http://www.fonebak.fr/
www.mobile-recyclage.com/
www.recyclez-moi.fr
www.monextel.com/
www.mobilorama.com

 

Mes autres articles sur le sujet :

https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2009/09/21/recyclez-vos-piles-et-batteries/

https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2010/01/15/telephonie-les-reflexes-verts-mis-en-place-par-orange/

https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2011/01/14/linformatique-reduit-elle-notre-empreinte-ecologique/

Pour en savoir plus :

http://www.terra-economica.info/Recyclage-des-portables-l-embarras,7069.html

http://www.goodplanet.org/conso/Dossiers/recyclagetelephonesportables.html

 

J’ai regardé pour vous l’émission Capital Terre, opus n°2 17 février 2011

Filed under: à l'étranger — greenmarie @ 10:44
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Hier soir j’ai pris mon cahier et mon stylo, et poussé mes fistons au lit pour voir à la télé le nouvel opus de l’émission Capital Terre dont le premier numéro m’avait pas mal bluffée l’année dernière. Pour tout vous dire, là un peu moins parce que je n’étais pas toujours sûre d’être dans une émission d’information ou de téléréalité dont Guy Lagache serait le héros (ah Guy au fond de la mine d’étain, en sueur dans la jungle, dans une exploitation agricole en Chine, en combinaison dans une déchèterie, poussant un caddy au supermarché,…).

Passés ce parti-pris de sexysation du sujet écologique et la bêtise du titre : Comment consommer sans piller la planète ? (consommer – trop- c’est piller la planète de toutes façons mais chez M6 on n’a peut-être pas envie de  fâcher les annonceurs qui investissent leurs écrans de publicité en prônant la décroissance 😉 ), j’ai suivi avec attention les aventures de Tintin Guy autour du monde remontant la filière de fabrication des objets de notre quotidien.

C’est là, je trouve, la grande force de cette émission que d’expliquer et montrer clairement toutes ces étapes invisibles pour nos yeux d’occidentaux : de la matière première à la mise en rayon. Et biensûr c’est édifiant :

> le cheminement de la culture des balles de coton recueillies à la main dans les pays du sud, nécessitant pas moins de 11000 litres d’eau pour récolter un kilo, asséchant au passage les cours d’eau et même les mers comme celle d’Aral, qui passent ensuite par l’étape de teinture à base de produits toxiques déversés dans la nature avant d’être cousus par des ouvriers mal payés … l’explosion de la demande de coton est telle qu’elle a été multipliée par 3 ces 50 dernières années et ça ne va pas s’arranger à l’avenir.

> l’extraction des métaux précieux indispensables à la fabrication de  nos téléphones portables notamment, des métaux qui sont une ressource non renouvelable (la masse d’étain disponible dans les sous sols est estimée à disparaitre d’ici 20 ans) et qui génère des conflits armés en République démocratique du Congo notamment. Et pourtant nous jetons nos téléphones avant même qu’ils ne soient en panne, poussés par des technologies et des design toujours plus innovants.

> l’utilisation intensive de la matière plastique dans tous les objets et modes de consommation du quotidien, dans une logique jetable qui a un coût très lourd pour l’environnement : le pétrole est une matière non renouvelable et surtout 10% des plastiques produits sont laissés dans la nature et finissent dans la mer où ils s’accumulent au fond puis se morcellent et se fragmentent. La concentration de plastique dans l’eau est de plus en plus importante et elle se retrouve même dans la chaine alimentaire . Des mers de plastique ont été identifiées à 5 endroits dans les océans du globe, rien qu’en Méditerranée le nombre de fragments est estimé à 250 milliards.

Ces démonstrations ont une vraie valeur pédagogique car la frénésie de consommation qui caractérise notre époque est déconnectée de toute réalité physique, de la conscience que notre planète est finie et que ce que nous surexploitons ne reviendra pas. Consommons moins, consommons mieux.

Voir aussi mon billet sur le premier numéro de l’émission.

 

L’informatique réduit-elle notre empreinte écologique ? 14 janvier 2011

Le bilan écologique et social des appareils électroniques réside non pas dans la consommation d’énergie à l’usage (même si c’est un élément à prendre en compte) mais dans leurs phases de fabrication, de vente et de recyclage (c’est ce qu’on appelle l’énergie grise). Dès lors, même si les performances énergétiques des équipements électroniques sont en baisse constante, leur impact environnemental majeur est ailleurs :

>> consommation énorme de ressources naturelles non renouvelables et notamment les métaux (rares et précieux pour certains) et le pétrole ; présence de produits toxiques à l’intérieur (retardateurs de feu notamment) ;

>> amoncèlement et démantèlement des produits obsolètes dans les pays pauvres du Sud où les travailleurs ne sont pas protégés des produits toxiques,

  • Les raisons du gâchis

> pas de concertation internationale pour imposer des standards, du coup démultiplication des chargeurs, des cables, prises etc … ce qui amène le consommateur à accumuler les accessoires, au bénéfice des vendeurs biensûr.

> des prix d’achat neuf attractifs par rapport à une réparation (pensez aux prix accessibles d’un DVD, d’un micro onde ou d’un téléphone portable aujourd’hui)

> l’obsolescence programmée des matériels : baisse de la qualité des produits (liée à la recherche effrénée de baisse des coûts),  augmentation constante et rapide de la performance du processeur-des logiciels-des ordinateurs, les phénomènes de mode matérialisés par le design, la perception de l’obsolescence d’un produit en parfait état de marche dûe à l’innovation constante sur ce type de produit, etc…

  • Les bonnes pratiques à adopter :

> prolonger la vie des appareils électroniques et électriques en les gardant le plus longtemps possible et en les faisant réparer,

> les recycler (en local autant que possible). Depuis 2006, la filière de recyclage de la DEEE a été mise en place (les revendeurs sont obligés de reprendre le matériel en échange du neuf, une écotaxe est intégrée au prix de vente, les déchèteries sont équipées pour recevoir ce type de matériel et enfin des filières associatives de réemploi prennent aussi le relais )

plus d’infos via l’Ademe ici

  • Alors, l’informatique est-elle écologique ou non ?

L’électronique et l’informatique sont ils bénéfiques à la lutte contre les dérèglements climatiques en dématérialisant les échanges via Internet notamment et en optimisant les usages ? La réponse n’est pas si simple : oui elles permettent d’optimiser les consommations énergétiques dans le bâtiment par exemple, de limiter la fabrication du papier et d’éviter les transports par des réunions ou achats à distance … mais le revers de la médaille est important : les matières premières non renouvelables utilisées pour les fabriquer, le manque de recyclage des produits obsolètes, le taux trop élevé de remplacement (1 téléphone portable par an, est-ce raisonnable ?), le stockage des données, le refroidissement des machines, … et certains comme Jean-Marc Jancovici avancent l’hypothèse tout à fait réaliste que l’accélération des échanges liée à l’informatique et l’électronique est de nature à accroitre la consommation globale donc la pression environnementale.

>> Je vous recommande chaudement la vidéo sur ce même sujet de l’indispensable Annie Léonard, pédagogue écologiste acharnée, qui est devenue très célèbre grâce à sa série de vidéos The Story of Stuffhttp://storyofstuff.org/electronics/

>> Pour vous guider parmi les fabricants de matériels électroniques, voyez l’étude réalisée depuis 15 ans par Greenpeace :

>> pour faire recycler vos appareils, rendez-vous le site très bien fait d’Eco-Systèmes : http://www.collectons.org/

  • Mes billets sur le même thême :

https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2008/11/26/ou-recycler-ses-appareils-menagers-usages/

  • D’autres références que celles surlignées dans le texte :

http://interstices.info/jcms/c_45533/linformatique-cest-forcement-ecologique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Informatique_et_d%C3%A9veloppement_durable

 

Ma voiture, mes préoccupations écologiques, mon dilemme ! 18 décembre 2010

Pour la première fois, en 15 ans de vie professionnelle, j’ai dû me résoudre à prendre une voiture pour me rendre au boulot chaque jour (ceux qui ont suivi les périples de l’obtention de mon permis de conduire à l’époque diront que c’est toujours 15 ans de gagnés pour la sécurité routière !!!) Conduire c’est pas mon truc, c’est sûr ; au volant je m’énerve, je trouve en toute mauvaise foi, que les autres conduisent comme des manches !

Bref, jusqu’ici je faisais la morale à ceux qui nous polluent chaque jour en allant bosser en voiture alors qu’à Paris l’offre de transports est quand même plutôt fournie. J’ai arpenté, plus souvent qu’à mon tours, les couloirs du métro, du tramway, du RER et des bus, à tel point que je connais presque par coeur les lignes de la RATP.

Je travaille désormais en banlieue, et c’est tout vu, je mets une demie heure en voiture versus une heure et demie en transports. Voiture donc. Pas une grosse, une petite Twingo légère et sympathique, sans prétention, ni fioritures, ni gadgets électroniques : 13 ans d’âge, pas de conduite assistée, ni fermeture centralisée, ni ouverture électrique des fenêtres, ni pot catalytique, ni même autoradio !! A ce niveau là, c’est de l’ascétisme 😉

Premier dilemme : j’avais le choix de récupérer Titine qui pollue plus que la moyenne actuelle parce qu’ancienne ou d’en acheter une neuve qui nécessite des tonnes de métaux pour être produite (soient 8,5 tonnes de CO2 d’après l’Ademe). Sachant qu’à moins de 20 000 km/an, je mettrai dans le meilleur des cas 11 ans à compenser les émissions de fabrication par la baisse des émissions quotidiennes*, j’ai donc fait un choix à la fois économique et écologique : j’ai choisi de garder Titine.

Deuxième dilemme : j’ai pris goût à la conduite et au confort de ne pas avoir à trimballer mon ordinateur, mon sac à main, mon cahier, mon agenda à bout de bras dans la rue. Du coup, je la prends parfois aussi quand je vais bosser dans Paris, … ahlalala je vous déçois, Green Marie n’est pas si vertueuse que tous les billets de ce blog le laissent penser !

Et pourtant, en plus d’être polluante, ma voiture me coûte un bras. Mon piteux bilan après 4 mois de conduite : essence = 80€/mois, 1 amende pour stationnement = 35 €, un excès de vitesse = 45€, notes de parking = 50€, ticket de parking oublié = 32 € , à venir 4 pneus neufs : 350 €… qui s’ajoutent au montant de ma carte Navigo dont j’ai encore besoin !

Donc à la veille du premier de l’an, je prends ma première bonne résolution : je sors Titine seulement pour les allers et retours au boulot, et ferai tout le reste en transports en commun …

 

Si vous vous posez la question de changer de voiture, lisez au préalable le très complet article de Terra Eco sur la question : http://www.terra-economica.info

 

Réserves énergétiques mondiales : un schéma et tout s’éclaire … 14 octobre 2010

Filed under: C malin ! — greenmarie @ 8:01
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Et dire qu’on passe parfois des heures, nous les bloggueurs, pour rendre une information intelligible !

Bravo à l’agence de communication Eclairage Public qui a réalisé une belle et très didactique infographie sur les réserves énergétiques mondiales : consommation mondiale, réserves disponibles, qui détient les réserves, etc… pour avoir le visuel en entier, c’est par ici : http://www.eclairagepublic.net/les-reserves-energetiques-mondiales/

C’est beau la comm, quand c’est bien fait …