mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Leclerc : un écologiste opportuniste 8 octobre 2010

Je viens de voir à la TV la publicité pour l’enseigne Leclerc sur le programme 2020 : Zéroprospectus et comme souvent avec les publicités Leclerc je suis agacée. Je ne sais pas quel est le public cible de cette enseigne mais je ne dois pas être dedans. La fausse polémique, les messages fracassants, la défense des consommateurs non desintéressée me hérissent le poil depuis des années car tout semble bon pour faire parler de l’enseigne. Je ne saurais expliquer pourquoi je n’ai jamais cru à la sincérité des engagements de Leclerc, peut-être que parce que quand on a aussi mauvaise réputation dans le traitement de ses salariés et de ses fournisseurs il est inconcevable à mes yeux d’aller faire la leçon aux autres, même sur un autre terrain, en l’occurence ici l’écologie.

Pourtant on peut bien reconnaitre à Michel-Edouard Leclerc le mérite d’avoir été le premier à s’engager concrètement avec l’arrêt des sacs de caisse. Initiant un mouvement vertueux et une prise de conscience qui a fait redevenir les cabas à la mode et baisser le nombre de sacs jetables en plastique de 14 milliards par an en France à moins de 3 milliards aujourd’hui (un sac sert en moyenne 20 minutes, ne se recycle pas et met de 100 à 400 ans à disparaitre dans la nature mais seulement 1 seconde à être fabriqué …).

Son nouveau combat est donc les prospectus commerciaux qui inondent nos boites aux lettres. On ne peut pas lui donner tort, étant donné le nombre d’arbres abattus pour fabriquer ces pousse-à-la-consommation éphémères qui sont, qui plus est, difficiles à recycler car très fortement encrés. D’ailleurs les enseignes de grandes distribution paient une taxe supplémentaire pour la valorisation de l’ensemble des prospectus qu’ils répandent.

Quel est le programme de l’enseigne sur le sujet ?

> une dématérialisation des prospectus, repris sur internet et accessibles sur smatphone (belle opportunité de constituer un fichier client ciblé)

> le recyclage des prospectus apportés en magasin

> la réduction du poids, du format et de la pagination des prospectus.

Biensûr supprimer les sacs comme les prospectus est avant tout une économie pour Leclerc mais je ne suis pas gênée par le fait que les intérêts économiques des entreprises se croisent avec les engagements environnementaux, cela ne peut fonctionner que comme cela. Comme j’aime à le répéter, les entreprises ne sont pas philanthropiques !

Non, ce qui me gêne c’est la revendication à tout va. Je crois que décidément je préfère l’humilité dans les discours, plus souvent synonyme de sincérité.

Le conseil opportun(iste) du jour : mettez donc un autocollant Stop la Pub sur votre boite aux lettres !

 

Cabas addict ! 2 juin 2010

Filed under: C malin !,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 9:56
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Je ne sais pas pour vous mais depuis que je ne prends plus de sacs plastiques lors de mes courses j’ai tendance à accumuler les cabas ! C’est qu’ils n’ont pas tous le même usage !!! J’ai toujours sur moi mes deux sacs pliés dans leur pochette pour les courses légères genre journaux, pharmacie (pourquoi prendre ces petits sacs plastiques qui n’ont aucune chance de re-servir ?!), boulangerie, … pour les courses de la semaine  il y a les grands cabas moches des grandes surfaces (bien pratiques quand même, je les prends aussi pour partir en vacances et y fourrer les chaussures et les jouets des enfants) et pour les courses ponctuelles je me suis fait plaisir avec des cabas en tissus qui distillent leur message engagé que j’adore arborer à la caisse des magasins !!! J’évite même les sacs des boutiques de vêtements, on les accumule souvent pour rien.

Et enfin, dans la série back to the basics, mon bon vieux panier rose et le filet de mamie remis au goût du jour ! Et vous, vous avez adopté votre cabas ?

 

Des sacs poubelle plus écologiques 14 mars 2010

Filed under: Les bonnes pratiques,Tri des déchets — greenmarie @ 8:37
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Faire les courses me casse les pieds mais il faut reconnaître que c’est aussi une occasion de découvrir comment certains produits évoluent, comment les impératifs écologiques poussent les industriels à proposer des produits plus responsables. Et bien, cette fois-ci je suis tombée sur un rayon de sacs poubelle et parmi ces sacs 100% pétrole, ultra résistants car ultra épais et donc très peu dégradables, j’ai aussi trouvé des modèles  fabriqués avec du plastique recyclé et même des sacs biodégradables rapidement à base d’amidons végétaux.

Voici ce que j’ai trouvé dans une grande enseigne, je suppose que vous en trouverez dans d’autres :

-des sacs marque distributeur en polyéthylène « 100% recyclé provenant du tri sélectif post consommateur »

– des sacs de la même marque distributeur en amidon de maïs donc biodégradables facilement, et même compostables. Ils ont des poignées ce que je trouve hyper pratique.

– des sacs de la marque référente sur ce type de produits également biodégradables facilement et compostable car fabriqués à base d’amidon végétaux (pommes de terre ? maïs ? ce n’est pas précisé)

Quoi qu’il en soit, je n’achetais plus de sacs poubelle depuis des années car je me servais des sacs de courses mais comme maintenant j’ai toujours un sac en toile dans mon sac à main, je n’ai plus assez de sacs plastique… Du coup, quitte à racheter des sacs poubelle pour éviter les ruptures de stocks à la maison, autant acheter utile : soit en plastique recyclé (c’est du pétrole en moins d’utilisé), soit en amidons végétaux, sans pétrole et dégradables naturellement. Cela étant, tous nos déchets non recyclables finissent à l’incinérateur donc dégradables ou pas c’est la même chose ; à priori oui, tout est incinéré mais dans les faits on retrouve des sacs dans la nature, dans la mer, sur les bords des routes, en décharges … alors mieux vaut limiter leur durée de vie.

 

Sac plastique vs sac en papier 14 mai 2009

Filed under: Tri des déchets — greenmarie @ 7:30
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Sac plastique vs sac papier
A la caisse, c’est le drame. On a encore oublié son cabas. Alors, sac en kraft ou en plastique, quel commerçant propose le geste le plus vert ?
Le 27/04/2009, par Louise Allavoine , Pasq et Michael Flippo / fotolia.com
Énergie fossile
Plastique : Du berceau à la tombe, un sac en polyéthylène basse densité (PEBD) nécessite 3,3 mégajoules d’énergie non renouvelable. Et évidemment, pour fabriquer du plastique, il faut du pétrole.
Papier : Sa principale matière première, c’est le bois, une ressource qui repousse. Résultat : il nécessite deux fois moins d’énergie non renouvelable. Un bon point.
 
    * Consommation d’eau
Plastique : Raisonnable sur le robinet, il ne pompe que 0,7 litre par sac. Sa sobriété constitue son argument massue.
Papier : Le compteur explose. Pour une unité, il faut presque 8 fois plus d’eau. « L’industrie papetière est régulièrement montrée du doigt pour sa consommation, mais la méthodologie des analyses de cycle de vie (ACV) conduit à en comptabiliser davantage qu’elle n’en consomme réellement », nuance Philippe Osset, coauteur d’une étude comparative réalisée par l’organisme spécialisé Ecobilan (1).  
    * Effet « marée verte »
Plastique : Question eau, il reste décidément exemplaire. Les rejets d’eau après la fabrication d’un sachet introduisent une part négligeable de nutriments dans le milieu aquatique (composés azotés et phosphatés). Par conséquent, il ne peut porter le chapeau de la profilération des algues.
Papier : Aïe ! Son potentiel d’eutrophisation, comme disent les blouses blanches, est six fois plus important. Mais « encore une fois, les conventions de calculs des ACV conduisent à une exagération de ces données », ajoute Philippe Osset.  
    * Effet de serre 
Plastique : Tout au long de son cycle de vie, il émet 137 grammes équivalent CO2. Quel toxique ce plastique.
Papier : On respire légèrement mieux. Avec 30 % d’émissions de gaz à effet de serre en moins, cette matière-là se comporte avec plus de naturel. Hélas, quand l’objet atterrit en décharge, il émet, par fermentation, du méthane, un gaz à effet de serre très nocif. En France, 27 % des sacs papier finissent au dépotoir, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), contre 62 % pour les sacs plastique.  
    * Déchets
Plastique : Sa fin de vie le pousse dans le rouge « étant donné que le sac plastique ne se dégrade pas en décharge et qu’il n’est pas recyclé », indique Ecobilan.
Papier : Contrairement à son concurrent, le sac papier est recyclé à 54 % selon l’Ademe. Il ne pèse donc « que » 30 grammes de déchets ultimes.  
    * Effet « jet par la fenêtre »
Plastique : Abandonné dans la nature, il constitue un danger plus important parce qu’il « persiste » dans l’environnement, dit l’étude. Selon l’Ademe, un sac plastique nécessite 100 à 400 ans pour se dégrader naturellement.
Papier : Bio-dé-gra-da-ble, le sac papier présente un risque pour l’environnement faible. Attention, cela ne signifie pas qu’il faut jeter ses sacs papier par la fenêtre de la voiture. 
    * Bilan d’une virée shopping
Plastique : Peu d’eau pour sa fabrication et une bonne résistance à l’averse. A part ça…
Papier : Il dérape sur sa consommation d’eau et ses émissions de méthane. Mais fabriqué dans une matière renouvelable, il est bio-dé-gra-da-ble.
(1) Etude d’évaluation des impacts environnementaux des sacs distribués en boutique, réalisée par Ecobilan, en mars 2008, pour Sacs Papiers de France et Procelpac, groupement français des fabricants de matériaux d’emballage à base de cellulose. Les résultats sont donnés pour un sac plastique courant de 25 litres et un sac papier courant de 36 litres.

Image 2Repérée sur TerraEco, une battle  sac plastique / sac en papier : lequel est le plus respectueux de l’environnement ?

  • Matières premières :

Plastique : Du berceau à la tombe, un sac en polyéthylène basse densité (PEBD) nécessite 3,3 mégajoules d’énergie non renouvelable. Et évidemment, pour fabriquer du plastique, il faut du pétrole.

Papier : Sa principale matière première, c’est le bois, une ressource qui repousse. Résultat : il nécessite deux fois moins d’énergie non renouvelable. Un bon point.

  • Consommation d’eau

Plastique : Raisonnable sur le robinet, il ne pompe que 0,7 litre par sac. Sa sobriété constitue son argument massue.

Papier : Le compteur explose. Pour une unité, il faut presque 8 fois plus d’eau. « L’industrie papetière est régulièrement montrée du doigt pour sa consommation, mais la méthodologie des analyses de cycle de vie (ACV) conduit à en comptabiliser davantage qu’elle n’en consomme réellement », nuance Philippe Osset, coauteur d’une étude comparative réalisée par l’organisme spécialisé Ecobilan (1).  

  •     Effet de serre 

Plastique : Tout au long de son cycle de vie, il émet 137 grammes équivalent CO2. Quel toxique ce plastique.

Papier : On respire légèrement mieux. Avec 30 % d’émissions de gaz à effet de serre en moins, cette matière-là se comporte avec plus de naturel. Hélas, quand l’objet atterrit en décharge, il émet, par fermentation, du méthane, un gaz à effet de serre très nocif. En France, 27 % des sacs papier finissent au dépotoir, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), contre 62 % pour les sacs plastique.  

  •     Déchets

Plastique : Sa fin de vie le pousse dans le rouge « étant donné que le sac plastique ne se dégrade pas en décharge et qu’il n’est pas recyclé », indique Ecobilan.

Papier : Contrairement à son concurrent, le sac papier est recyclé à 54 % selon l’Ademe. Il ne pèse donc « que » 30 grammes de déchets ultimes.  

  •     Effet « jet par la fenêtre »

Plastique : Abandonné dans la nature, il constitue un danger plus important parce qu’il « persiste » dans l’environnement, dit l’étude. Selon l’Ademe, un sac plastique nécessite 100 à 400 ans pour se dégrader naturellement.

Papier : Bio-dé-gra-da-ble, le sac papier présente un risque pour l’environnement faible. Attention, cela ne signifie pas qu’il faut jeter ses sacs papier par la fenêtre de la voiture. 

 

>> Bilan : n’oubliez pas votre cabas !!

Crédit photo : fotolia
Source : Terra Eco, avec mes remerciements http://www.terra-economica.info/
 

Tri : les erreurs les plus fréquemment commises 19 février 2009

Filed under: Les bonnes pratiques,Tri des déchets — greenmarie @ 8:00
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Le tri (sélectif) est entré dans les habitudes des français mais il suffit d’aller faire un petit tour dans les poubelles de l’immeuble pour voir que c’est du grand n’importe quoi la plupart du temps !! Souvent je me pose la question de qui sont ceux qui : coincent des sacs plastique dans la bouche des poubelles pour le verre, qui mettent de la nourriture dans les poubelles jaunes, qui jettent leurs bouteilles en plastique dans la poubelle verte ; hypothèses : des étourdis ? des personnes très très âgées qui n’y voient plus très clair ? des « saboteurs » qui veulent emm… le monde ? des personnes pleines de bonnes intentions qui en font trop ? (là, il parait que je ressemble à la fille du sketch de Valérie Lemercier…  😉 )

A Paris, on a des affichettes assez bien faites avec des photos de quel déchet va dans quelle poubelle, c’est assez simple. Cela dit, il y a pas mal de gens qui pensent que le point vert signifie recyclable et balancent donc quasiment tous leurs emballages dans la poubelle jaune. Cf mon tout premier billet !

Pour rappel :

* le bac blanc sert pour le verre (sans les bouchons, ni couvercles, pas de verre pharmaceutique, ni vaisselle, ni ampoules, ni mirroir, ni de pots en terre cuite)

*le bac jaune sert pour les emballages et le papier
Il y a trois catégories d’emballage, à jeter impérativement en vrac et non enfermés dans des sacs plastiques :
-> les plastiques : bouteilles et flacons uniquement (pas les barquettes de jambon, ni les films plastique, ni les pots de yaourts…)
-> les emballages cartons et cartonnettes
-> les emballages en métal : boîtes de conserve, canettes, aérosols, couvercles de petits pots bébé
-> et
– les papiers, les revues, les journaux (sans les films plastique entourant les revues)

* le bac vert sert pour tout le reste !

 

    Ce qui pose le plus de problèmes dans le bac jaune

  • les sacs plastique (seuls ou fermés avec des déchets de dedans), ils sont éjectés de la chaine de tri sans même être ouverts ; 
  • le verre (accidentogène pour les trieurs, eh oui, il y a des hommes qui trient à la main nos déchets ! à Ivry, à Villeneuve le Roi…)
  • les déchets organiques (là aussi, pas terribles pour les trieurs et en plus ça pollue tout le reste du bac)
  • le polystyrène 

 

Certains déchets comme les pots de yaourts qui ne sont pas recyclés aujourd’hui pourraient l’être  mais on a fait le choix en France, parce qu’entre autre on a des incinérateurs qui ont besoin de tourner, de ne pas multiplier les filières de revalorisation. Du coup, on peut avoir l’impression que l’on ne valorise que des déchets « standardisés ». Les incinérateurs ont besoin d’énergie et le pouvoir calorifique du plastique permet de faire monter les fours en température (combustion > 950° pour ne pas produire de dioxines). L’Allemagne recycle beaucoup plus de catégories de déchets que nous par exemple.

Pour être tout à fait complète, il y a aussi à Paris des colonnes d’apport volontaire pour le verre ( bocaux en verre, bouteilles en verre ) et des déchèteries pour apporter les DEEE (TV, frigo, ordinateur), et les encombrants (sommiers, matelas, mobilier).

Il n’en reste pas moins que « LE MEILLEUR DECHET EST CELUI QU’ON NE PRODUIT PAS » (je l’aime bien cette maxime !) »

 

Merci à mon amie P. spécialiste du tri sélectif pour toutes ces informations, si vous avez des questions, laissez un commentaire, elle vous répondra.

et pour en savoir plus :  www.siom.fr et www.dechets.paris.fr ou encore appeler le 3975

et biensûr vous pouvez accéder à tous les billets que j’ai rédigés sur le sujet en cliquant dans la catégorie Tri des déchets de la colonne de droite.

 

Le cabas, c’est tendance ! 11 octobre 2008

Filed under: Les bonnes pratiques — greenmarie @ 3:50
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Les sacs plastiques à usage unique sont utilisés en moyenne 20 minutes, puis incinérés ou dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu’à 400 ans pour se dégrader.
Chaque année en France 17 Milliards de sacs plastiques étaient distribués, soit 80 000 tonnes de déchets dégradant l’environnement, la faune et la flore. L’IFREMER fait par exemple état d’un chiffre de 120 millions de sacs que l’on trouve sur le littoral.
Selon le ministère de l’Ecologie, en 2004, les quantités de sacs plastique distribués en caisse ont diminué de 20%, passant de 15 milliards à 12 milliards .Toutefois, de peur de perdre des clients, certaines enseignes sont revenues en arrière(source : actu-environnement.com).

En décembre 2005 une loi votée par l’assemblée nationale française fixe à 2010 la date à laquelle tous les sacs plastiques non biodégradables devront être interdits.

Alors c’est le moment de vous équiper d’un beau cabas ! De plus en plus de marques vous proposent des modèles en toile à garder dans son sac à main (Monoprix) ou plus rigides (je vous conseille celui de Princesse Tam Tam, version British !) et même recyclés à partir de bâches publicitaires (www.bilum.fr) … si la mode s’en mêle aussi, il n’y a plus de raison d’hésiter !