mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir une mamie qui tricote 30 janvier 2011

Filed under: C malin !,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 2:31
Tags: , ,

Une belle découverte faite grâce au magazine Terra Eco cette semaine : le site www.goldenhook.fr qui vous propose de faire appel à des mamies pour tricoter votre bonnet et/ou votre écharpe avec la possibilité de choisir le modèle, les couleurs et même … la mamie !!! PAR-FAIT

Pourquoi parler de ce concept sur ce blog ? parce que c’est un merveilleux assemblage de pratiques écologiques et sociales : d’abord faire travailler des mamies qui ont du temps mais une maigre retraite ça me semble une excellente idée, ensuite ça rapproche les générations et enfin les laines proposées en alpaga, angora et merinos proviennent d’une filature de la Creuse. De la qualité, du savoir-faire et de la proximité donc.

Je n’ai pas trop ce problème car j’ai la chance d’avoir une maman qui a toujours tricoté. Quand j’étais petite c’était super j’avais de beaux gilets, elle m’épargnait même les modèles Lucky Luke et Snoopy « et ça c’était cool de ta part, maman 😉 ». Ensuite à l’adolescence ça a plutôt été un handicap pour mon style voyez,  j’avais des pulls informes qui cachaient mes formes, aux couleurs chamarées de la vie que je portais avec un jean’s neige et un col roulé en dessous. Après, j’ai cédé aux sirènes de la mode et les grands pulls en coton avec marqué Naf-Naf tous les centimètres carrés (souvenez-vous, le clip d’Elsa et Glenn Medeiros, un roman d’amitié !!!).

Ensuite je suis devenue snob et je n’ai plus jamais commandé de pulls à ma maman, jusqu’à ma première grossesse. Normal, je ne rentrais plus dans aucun vêtement et j’avais envie de me blottir bien au chaud ! Et maintenant ma maman est une super mamie qui tricote pour ces petits-enfants chéris. Maman je t’aime !

 

J’ai fait les pré-soldes chez Petit Bateau 12 janvier 2011

Il faut bien reconnaitre que je ne suis pas une décroissante … j’achète bien mais j’achète trop de vêtements, c’est sûr. Je résiste mal aux mailings de mes marques préférées qui me proposent -30% avant les soldes. J’ai donc filé chez Petit Bateau pour gâter mes copines jeunes mamans et j’en ai profité pour voir les nouveautés côté écoconception.

Au rayon, vêtements bio, la gamme n’est toujours pas très étendue mais j’ai trouvé un joli drap de bain et le body assorti. Au niveau conditionnement, en revanche, j’ai bien apprécié les nouveaux emballages écoconçus des T-shirts. Souvenez-vous avant, il y a avait un film plastique devant et un crochet en plastique, je dépiotais tout avant de jeter l’emballage dans la poubelle sélective. Désormais plus de film plastique, le crochet est en carton et rattaché à un carton intérieur qui donne des consignes d’économie d’énergie et d’eau lors de la phase de lavage,  l’emballage est recyclable, issu de forêts gérées durablement (mais je n’ai pas vu de label FSC et PEFC pour autant …), blanchi sans chlore et imprimé d’encres végétales nous dit la marque au verso du packaging.

J’ai l’impression que ces packaging n’ont été mis en place pour l’instant que pour la gamme adulte mais c’est peut être tout simplement en cours de déploiement. Au passage, j’adore l’idée de m’habiller en 16 ans !!!!

 

Mes autres billets sur le même sujet :

https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2009/02/11/la-marque-petit-bateau-se-met-au-bio/

https://monoeilsurlaplanete.wordpress.com/2010/04/30/tout-beau-tout-bio/

 

le Made in France existe-t-il encore ? 3 octobre 2010

Le ministère de l’Industrie vient de créer un Observatoire du « fabriqué en France » qui a déterminé la part de produits fabriqués en France dans notre économie. En l’occurence, cela correspond à 64% des biens totaux consommés dans notre pays, mais il faut savoir que la mention Fabriqué en France peut être donnée à un produit assemblé en France mais dont les composants ont été fabriqués à l’étranger (c’est de plus en plus le cas). Les conséquences de cette mondialisation de l’industrie qui fait appel à de la main d’oeuvre peu chère dans les pays moins développés, portent évidemment sur l’emploi avec la destruction de 200 000 emplois en 10 ans rien qu’en France, la perte d’un savoir-faire traditionnel et biensûr la hausse des émissions de gaz à effet de serre dûe aux transport. D’un autre point de vue, elle permet aussi à moyen terme de faire progresser les salaires et les conditions de travail dans les pays à qui nous sous-traitons…

La question est : sommes-nous prêts à payer plus cher nos vêtements par exemple ? Certains d’entre nous le souhaitent, pour sauver des emplois, pour avoir des produits de qualité et moins standardisés. Pour ceux là, le chemin n’est pas simple car derrière le Made In France se cache des réalités très diverses et le choix est de plus en plus rare. Pour ne pas dire inexistant sur des produits de type vêtements, hi-fi, fleurs, mobilier, jeux vidéos, jouets…etc

Lu dans Le Monde Magazine de cette semaine : « Tout nus. Statistiquement, près de 95% des français se promèneraient en tenue d’Adam et Eve s’ils décidaient de ne porter que des vêtements fabriqués dans l’hexagone ». Ces propos sont illustrés par une série de photos par paires montrant des personnes chez elles ou au bureau ; à gauche ils sont parmi les objets qui les entourent quotidiennement, à droite avec uniquement les produits fabriqués en France. Comment vous dire ? le résultat est saisissant !!!  Mieux qu’un long discours sur la mondialisation ! Par exemple, le musicien dans son studio d’enregistrement ne se retrouve qu’avec une vieille platine et ses deux bureaux mais les guitares, synthés et autres tables de mixages sont envolées !! idem les copains fans de jeux vidéos qui se retrouvent à poil dans leur salon vide ou encore la fleuriste à qui il ne reste qu’un bouquet !

La question que je me pose n’est pas tant de savoir où en est le made in France ni ce que nous ferions sans produits importés mais plus largement : la mondialisation de la production fait elle avancer ou reculer l’équilibre nécessaire à un développement durable ? pour qu’il y ait développement durable il faut que les trois piliers : économique, social et environnemental se rejoignent. Et cela, où que ce soit, a un coût qu’il va falloir que nous intégrions ; la recherche du toujours moins cher ne s’accordera pas avec la raréfaction des ressources naturelles …

crédit photo : Mattieu Sartre

 

Qui a dit que le bio était ennuyeux ? (2) 14 septembre 2010

Filed under: c bon, c beau, c bio — greenmarie @ 7:10
Tags: ,

 

Ekyog, la marque éthique, écologique et à la mode 30 juin 2010

Il y a encore assez peu d’entreprises qui ont intégré dès le départ le développement durable à leur stratégie, mais il y en a de plus en plus. Et le succès est au rendez-vous, ce qui prouve qu’éthique et écologique peuvent être synonymes de réussite économique. En France, on peut citer Botanic, Nature & Découvertes, Alter Eco, Véja et donc Ekyog.

Le point commun des fondateurs de ces belles marques ? Vouloir concilier business et responsabilité d’entreprise. Si la plupart des entreprises dans le monde se voient bien obligées de proposer des gammes de produits ou services écologiques pour coller au marché, rares sont celles qui poussent la démarche à tous les niveaux de son fonctionnement. Ekyog fait partie de ces oiseaux rares qui ont de surcroit une très grande exigence quant à la qualité, au confort et la modernité des articles proposés : matières premières naturelles, bios ou recyclées (coton bios, laine, lin, Tencel à base de bois, soie, polyester recyclé), produits écoconçus, gestion éthique des partenaires et fournisseurs, cohérence de la stratégie d’entreprise en interne comme à l’externe, dans l’entreprise comme dans les boutiques (management valorisant, boutique écoconçues, équipements – cintres, parquets, meubles, publicités- fabriqués à partir de bois labellisé PEFC, 10% des revenus reversés à une fondation Ekyog qui promeut les pratiques écologiques et éthiques dans le monde). Sur les aspects mode à proprement parlé, les vêtements Ekyog sont sobres, confortables, féminins, entre sportswear et habillé ; de bons basiques selon moi que l’on garde parce qu’ils sont de bonne qualité et moins sujets aux changements de mode (l’anti H&M, quoi !). La gamme de prix est celle des marques comme Maje, Comptoir des cotonniers, Sandro, 123, etc, le supplément d’âme en plus !

Ekyog emploie aujourd’hui 150 personnes et annonce un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros ; impressionnant quand on imagine les difficultés rencontrées pour sortir des schémas traditionnels du commerce et de la mode ! Car biensûr, avoir une démarche aussi respectueuse de l’environnement et des hommes demande un surcroît d’énergie et de travail pour les fondateurs mais que la satisfaction doit être grande d’avoir réussi à concilier ses valeurs avec son métier ! Ils sont forts ces bretons 😉

www.ekyog.fr

 

Timberland promeut l’éco-attitude 1 juin 2010

Filed under: Marques responsables — greenmarie @ 10:21
Tags: , ,

Quand on vend des vêtements et chaussures pour l’outdoor, et qu’on a un arbre pour logo, il est stratégique de mettre sa philosophie d’entreprise en cohérence avec son univers !

Et c’est ce que fait la marque internationale Timberland que ce soit au niveau de l’entreprise physique, de ses produits, de ses partenaires fabricants et de ses magasins. En effet la démarche de responsabilité sociétale de l’entreprise Timberland agit à différents niveaux et tend à aller toujours plus loin. L’entreprise vise un impact carbone zéro, elle a massivement équipé ses bâtiments et usines de sources de production d’énergies renouvelables, et mène une politique active de plantation d’arbres depuis 10 ans – 300 000 à ce jour –  ; elle implique ses collaborateurs  à s’investir personnellement dans des projets solidaires parmi les 35 pays où elle est présente, à hauteur de 40H de congés payés dédiés ; elle a mis en place un code de conduite à destination de ses fournisseurs pour garantir des conditions de travail justes, sûres et non discriminatoires ; et dans ses boutiques comme dans ses produits, la marque utilise de plus en plus de matières premières naturelles et/ou recyclées notamment à travers sa gamme EarthKeepers.

Pourquoi est-ce que je vous parle de Timberland aujourd’hui ? parce que la marque m’a sollicitée pour promouvoir une opération commerciale en cours qui permet de soutenir une association d’aide à Haïti. J’ai accepté d’une part parce que le partenariat avec l’association Yéle Haiti date d’avant le séisme et n’est donc pas opportuniste et d’autre part parce que l’entreprise montre une réelle conviction dans sa démarche d’entreprise responsable.

Du 17 mai au 19 juin, vous pouvez donc rapporter en magasin un vêtement enfant Timberland devenu trop petit par exemple, il sera donné à un autre enfant haïtien, en échange vous recevrez 15€ à valoir sur un achat de la collection en cours pour un minimum de 80€. Le plus ? J’ai vraiment trouvé sympa le site du Timberland Family Club dans lequel les éco-mamans pourront trouver de bons plans de sorties, d’équipements des enfants, et d’activités manuelles comme les coloriages écolos du site e-coloriage !

 

J’ai testé pour vous le vide-grenier 30 mai 2010

Filed under: C malin !,culturel,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 8:24
Tags: , ,

Une première pour moi : cette année j’ai pris un emplacement pour le vide-grenier de ma ville. Je m’étais bien organisée : réservation de l’espace un mois avant,tri, nettoyage préalable des vêtements et objets à vendre, et enfin enrôlement d’une copine dans l’aventure sur le stand d’à côté, histoire d’allier l’utile à l’agréable !

Sur le principe, le vide grenier me plait bien. On peut globalement tout proposer à la vente à ses voisins, en une seule fois, c’est convivial, familial, bon esprit… mais dans la pratique, on peut mettre des bémols.

J’ai vraiment bien apprécié toute cette vie autour de nous, les échanges avec les visiteurs, le sandwich mangé debout sur le trottoir, la fanfare, les coucous des voisins de passage, les papotages avec mes camarades de foire, sortir ma tchatche de vendeuse refoulée (« c’est un cadeau de ma mère, c’est vous dire si j’y tiens à ce sac ! »), jouer à la marchande avec ma petite pochette en bandoulière remplie de pièces de monnaie… en revanche j’ai été sidérée par le montant moyen des achats : de 50 centimes à 5 euros !!! et  je ne vous parle pas des âpres négociations pour un euro de plus ou de moins !!! J’imagine que ça fait partie du charme mais je ne m’attendais pas à ce que tous mes clients mégotent ; j’ai eu l’impression de me coltiner tous les radins de ma ville ! Ca a commencé dès 8 heures, on n’avait pas encore déballé nos affaires qu’on nous a sauté sur le poil, ensuite non stop jusqu’à 13heures : c’est dans cette tranche horaire qu’on fait les meilleures affaires, je vous le dis ! Après les morts de faim ont fait place aux flâneurs de l’après midi, qui aiment toucher à tout, négocier mollement pour finir par ne rien acheter.

Bref, d’un point de vue écologique, remettre sur le marché des objets qui étaient planqués à la cave ou la maison est une bonne chose. Leur redonner une seconde vie c’est éviter d’en fabriquer de nouveaux et donc d’utiliser des matières premières. Les vendre près de chez soi est un autre bon point.

D’un point de vue financier, c’est plus discutable. J’ai vendu des chaussures et vêtements de marque en très bon état au dixième de leur prix initial (ah mon manteau Comptoir des Cotonniers parti pour 12 euros…) ; ebay, leboncoin ou un dépôt-vente auraient été plus rentables. Mais il faut bien avouer que j’ai parfois choisi mes acheteurs à leur bonne tête ! Ben oui j’ai un faible pour les gens sympas, les enthousiastes qui sont contents d’avoir trouvé chaussure à leur pied, les petits choux qui adoptent un copain en peluche dans la minute, les ados qui sortent minutieusement de leur porte monnaie les euros gagnés en baby-sitting, etc…

Dans les vide grenier, j’ai l’impression qu’il vaut mieux vendre des objets de bricolage, des bouquins et jouets pour enfants, des DVD, des bijoux, de la petite déco et même les faïences moches de sa grand tante. Tout ce qui se vend entre 1 et 5 euros trouvera acheteur !

Ce qui me fait plaisir après cette journée marathon ? C’est finalement de pouvoir associer un vêtement, un objet, non dénués de valeur sentimentale, à la personne à qui je l’ai vendu. Ca nous change du commerce de masse froid et impersonnel, non ?