mon oeil sur la planète

le blog écolo et responsable qui ne se prend pas au sérieux !

Le film d’animation Cars 2 fâche l’industrie pétrolière 23 août 2011

Green Marie est encore en vacances, elle en profite pour faire tout ce qu’elle ne fait pas le reste de l’année : cuisiner, jardiner, bouquiner et… aller au ciné. Pas voir des films d’auteur remarquez, plutôt grand petit public du genre les Schtroumpfs ou Cars 2 ; ah bah oui, en vacances avec des enfants on ne fait pas toujours ce que l’on veut !!!

N’empêche que Cars 2 est un sujet tout trouvé pour mon blog. Je vous fais le pitch, comme on dit : un milliardaire organise une course automobile pour promouvoir un carburant alternatif au pétrole. Flash Mac Queen reprend du service ; il est maintenant un grand champion, il a gagné 4 fois la Piston Cup et, oui mesdames, il est encore amoureux de la jolie Porsche Sally  (lecteur qui n’as pas vu Cars 1, passe ton chemin 😉 ) ; il se retrouve embarqué malgré lui avec son pote Martin dans une histoire pleine de revrombissements menée pare-brise battant par l’agent Finn Mac Missile. Le méchant dans cette histoire, c’est l’industrie pétrolière qui veut décrédibiliser les carburants alternatifs pour mieux vendre son or noir … et à la fin, devinez qui gagne ? Flash biensûr avec le biocarburant de son copain Fillmore.

Bon, franchement ce nouvel opus n’a pas le charme décalé et surprenant du premier mais je relève que de plus en plus les problématiques actuelles sont présentes dans les films et notamment auprès des enfants. Déjà Pixar avec Wall-E, le petit robot qui compacte les déchets d’une planète bleue devenue poubelle et désertée par les hommes, nous avait alertés sur les excès de la société de consommation.

La morale écologique de l’histoire est-elle le vrai sujet du film ? Le réalisateur s’en défend et effectivement le volet écologique semble n’être là que pour alimenter le ressors d’un scénario qui oppose une fois encore les gentils et les méchants. Ce qui est plus intéressant, ce sont les réactions des libéraux américains qui ont qualifié le film de gauchiste et anti-pétrolier, crédibilisant encore plus leur image sectaire et agressive. Qu’il faille travailler au remplacement d’un pétrole qui viendra à manquer est une évidence, que des alternatives soient possibles l’est tout autant, que cette question soit vitale dans notre société énergivore et qu’elle inspire des auteurs est normal. Ca me fait penser à la pub Volkswagen qui se foutait de la gu… des écologistes représentés en hippies soixante-huitards qui s’effrayaient d’émettre du CO2 en parlant. Pourquoi cette question de la transition énergétique est-elle toujours aussi immature et passionnée ? 

En tout cas, le soi-disant endoctrinement des enfants dénoncé par les lobbies américains ne passera pas par mes fistons, lesquels n’ont rien compris à cette histoire d’espionnage jamesbondienne ni aux enjeux du réchauffement climatique d’ailleurs ; les Green Marie Babies sont trop petits, je les laisse peinards encore quelques années après, hop, tous au tri !

Voir l’article sur le sujet du site Rue89

Ps : un conseil en passant : oubliez le film des Schtroumpfs, c’est tout niais et très inutilement américanisé pour le coup.

 

Ma voiture, mes préoccupations écologiques, mon dilemme ! 18 décembre 2010

Pour la première fois, en 15 ans de vie professionnelle, j’ai dû me résoudre à prendre une voiture pour me rendre au boulot chaque jour (ceux qui ont suivi les périples de l’obtention de mon permis de conduire à l’époque diront que c’est toujours 15 ans de gagnés pour la sécurité routière !!!) Conduire c’est pas mon truc, c’est sûr ; au volant je m’énerve, je trouve en toute mauvaise foi, que les autres conduisent comme des manches !

Bref, jusqu’ici je faisais la morale à ceux qui nous polluent chaque jour en allant bosser en voiture alors qu’à Paris l’offre de transports est quand même plutôt fournie. J’ai arpenté, plus souvent qu’à mon tours, les couloirs du métro, du tramway, du RER et des bus, à tel point que je connais presque par coeur les lignes de la RATP.

Je travaille désormais en banlieue, et c’est tout vu, je mets une demie heure en voiture versus une heure et demie en transports. Voiture donc. Pas une grosse, une petite Twingo légère et sympathique, sans prétention, ni fioritures, ni gadgets électroniques : 13 ans d’âge, pas de conduite assistée, ni fermeture centralisée, ni ouverture électrique des fenêtres, ni pot catalytique, ni même autoradio !! A ce niveau là, c’est de l’ascétisme 😉

Premier dilemme : j’avais le choix de récupérer Titine qui pollue plus que la moyenne actuelle parce qu’ancienne ou d’en acheter une neuve qui nécessite des tonnes de métaux pour être produite (soient 8,5 tonnes de CO2 d’après l’Ademe). Sachant qu’à moins de 20 000 km/an, je mettrai dans le meilleur des cas 11 ans à compenser les émissions de fabrication par la baisse des émissions quotidiennes*, j’ai donc fait un choix à la fois économique et écologique : j’ai choisi de garder Titine.

Deuxième dilemme : j’ai pris goût à la conduite et au confort de ne pas avoir à trimballer mon ordinateur, mon sac à main, mon cahier, mon agenda à bout de bras dans la rue. Du coup, je la prends parfois aussi quand je vais bosser dans Paris, … ahlalala je vous déçois, Green Marie n’est pas si vertueuse que tous les billets de ce blog le laissent penser !

Et pourtant, en plus d’être polluante, ma voiture me coûte un bras. Mon piteux bilan après 4 mois de conduite : essence = 80€/mois, 1 amende pour stationnement = 35 €, un excès de vitesse = 45€, notes de parking = 50€, ticket de parking oublié = 32 € , à venir 4 pneus neufs : 350 €… qui s’ajoutent au montant de ma carte Navigo dont j’ai encore besoin !

Donc à la veille du premier de l’an, je prends ma première bonne résolution : je sors Titine seulement pour les allers et retours au boulot, et ferai tout le reste en transports en commun …

 

Si vous vous posez la question de changer de voiture, lisez au préalable le très complet article de Terra Eco sur la question : http://www.terra-economica.info

 

Une nouvelle forme de mobilité urbaine : l’autopartage 7 mai 2010

Filed under: culturel,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 10:14
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« Plus l’offre de transports sera diverse, plus elle sera attractive et complémentaire » estime Annick Lepetit l’adjointe au maire de Paris. De fait, après le bus, la voiture, le métro, le vélo, Vélib’/Vélov, le tramway, le covoiturage, voici l’autopartage !

Le principe de l’autopartage est de déconnecter l’usage de la voiture de sa possession, dès lors il vous est proposé de disposer d’une voiture en libre-service en ville contre un abonnement mensuel et d’un forfait horaire. Des sociétés comme Caisse Commune, Mobizen ou Okigo proposent déjà ce type de prestation à Paris, Rouen, Lille, Lyon ou Toulouse avec déjà plus de 5000 abonnés. Sachant que la France est plutôt en retard sur la mise en place de ce concept, les suisses, américains, allemands sont déjà convertis.

La nouveauté annoncée pour la fin 2011 ? L’arrivée à Paris et dans 29 communes limitrophes d’Autolib, un service d’autopartage avec une flotte de 3000 véhicules électriques, répartis dans 1000 stations dont 700 intramuros, et des places de stationnement dédiées en ville. L’abonnement se situerait autour des 15 euros par mois avec un montant horaire supplémentaire de 4 à 6 euros (l’appel d’offres est en cours). La différence avec l’existant c’est le principe de One Way qui permet tout comme le Vélib de prendre une voiture à une station et de la remettre à une autre.

La ville de Lyon, cette fois encore a été pionnière sur le sujet, qui dès 2005 s’est lancée dans l’opération suivie d’Antibes, La Rochelle et Besançon. En revanche la prestation proposée à Lyon, si elle partage le même nom d’Autolib’, diffère sur le fait que les voitures ne sont pas électriques et que le système n’est pas en One way, les lyonnais remettent la voiture à la station où ils l’ont prise. Le système One Way offre une grande souplesse mais aurait aussi le défaut d’être très coûteux, d’engendrer des déplacements de voitures pour réapprovisionner toutes les stations, et de favoriser des déplacements pendulaires pour aller au travail  qui sont faits initialement en transport en commun… donc provoquerait l’effet inverse de celui escompté de réduire le nombre de voitures en ville. C’est pourquoi les verts ont voté contre le projet à Paris et Montreuil. Ce peut-être paradoxal de vouloir réduire le nombre de voitures en en rajoutant 3000 sur la chaussée ! En fait, ces voitures sont amenées à remplacer les voitures dormantes qui restent au garage toute la semaine et qui finalement coutent cher pour une maigre utilisation. On estime qu’une voiture en autopartage en retire entre 6 et 20 appartenant à des particuliers citadins, selon le simulations opérées.

Alors, prêts à une nouvelle forme de liberté ?


sources : supplément Développement durable du Monde du 8/04/2010 et article de Terra Eco du 24/04/2010

Crédit photo : Image Zoo

 

Ikéa propose le covoiturage à ses clients 13 janvier 2010

Depuis mars dernier, l’enseigne Ikéa a mis en place une plateforme de covoiturage en ligne à disposition de ses clients. Très simple, vous entrez le nom du magasin au départ ou à l’arrivée, ou le repérez grâce à la géolocalisation, postez votre annonce en tant que conducteur et passager et enfin vous appelez le contact si vos annonces correspondent !

http://covoiturage.ikea.fr/

L’enseigne suédoise a lancé une réflexion plus globale pour réduire son impact sur le réchauffement climatique et noué dans cette perspective un partenariat stratégique avec le WWF en mars 2009. De tels partenariats permettent aux entreprises d’être conseillées et accompagnées par des experts de l’ONG, qui en retour leur demandent de financer des projets concrets de préservation de la biodiversité.

Les engagements d’Ikéa en matière d’efficacité énergétique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre :

– Réduire de 25 % sa consommation énergétique totale par rapport à 2005 (par mètre cube vendu en magasin et mètre cube déplacé dans les dépôts centraux)

– Utiliser 100 % d’énergies renouvelables pour les besoins en électricité et chauffage des unités IKEA

– Cesser la vente d’ampoules à incandescence fin 2009

Avec un objectif de passer de 5% à 15% en 2015 de visiteurs ayant recours aux transports doux, Ikéa commence seulement avec le covoiturage à mettre en place une politique plus ambitieuse.

> Green Marie ayant le sens pratique comme vous le savez, elle s’est posé une question : « mais comment tu fais si tu repars avec un canapé, deux lampes, 3 sachets de daims et une plante verte ??? tu squattes la voiture de ton conducteur occasionnel qui sera dès lors vacciné contre le covoiturage ?!!!  » La réponse qui m’a été faite a achevé de me convaincre de l’utilité d’une telle pratique conviviale après tout : un client qui envisage d’acheter sa cuisine chez Ikéa revient en moyenne 5 fois !!! Mais oui biensur, c’est du vécu : repérer le modèle de cuisine, prendre les mesures, voir un conseiller et dessiner son plan sur une petite fiche quadrillée avec le crayon de bois, revenir parce que b…de…m ça rentre pas dans ma vraie cuisine, refaire le plan, commander les éléments, revenir parce « eh m… j’ai oublié les plinthes, …ça vous rappelle quelque chose ?!

 

Renault, un constructeur automobile engagé, oui mais … 17 septembre 2009

La nouvelle signature de Renault, 111 ans au compteur, vient d’être annoncée par son président Carlos Ghosn : Changeons de vie, changeons l’automobile (Drive the Change).

Derrière cette promesse forte, des actions annoncées et surtout un projet d ‘entreprise qui guidera les 20 prochaines années du constructeur au losange.

Une vidéo accompagne la signature, avec un message dans le registre émotionnel, généreux, nostalgique, écologique, humain voire humaniste … « pour nous le plaisir n’est pas seulement celui du conducteur, c’est un plaisir partagé par tous ceux qui sont autour. » Comment ne pas adhérer à ses valeurs ? qui peut être contre la volonté de bien faire, de protéger l’autre, la planète ?

 

Image 1

Le crédo de Renault : « Faire avancer l’automobile dans le sens de l’homme, dans le sens de la vie. ». Sa stratégie : être le pionnier de la mobilité durable pour tous. Quelles preuves pour soutenir cette ambition ? de nouvelles générations de moteurs à faibles émissions de CO2 et le programme « Zéro émission », via une gamme de quatre concepts électriques : le quadricycle urbain Twizy, le quatre places Zoe, la berline cinq places Fluence et l’utilitaire Kangoo lesquels devront être commercialisés dans les 1000 jours (soit 2012).

Alors évidemment, quand on voit le film, on se dit que le message est beau, efficace, on veut bien croire à la sincérité du projet d’entreprise, à la volonté de relever ce défi technologique, industriel et humain.

 

Alors pourquoi ça me fait quand même l’effet d’une fausse bonne nouvelle ? Parce que l’automobile n’est pas l’avenir de l’homme ?

 

Pour démarrer la journée … du bon pied ! 16 juin 2009

Filed under: C malin !,Les bonnes pratiques — greenmarie @ 9:09
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Image 2 Si je vous dis : Pas Di Bus, Pedobus, Piedibus, Piedbus, Pergobus,Trottibus, Pti’bus, Carapatt’, Carapatte, Car-a-pattes, Brégi-bus, Mil’pied, Mille pattes, 1000 pattes, Franchenille, Pédichartres, Pédidier, Jomexpress, Goss’Trotter, Gambettobus,Pédi-Rousseau, PAS A PAS, Kangoubus, Sablobus, Jeanbibus, Galopince, Pastacaisse, EcoloBus, Ecol’o’Bus, L’écol’o pas, pediplus, REST’APATTES, car’à’pattes, RamasseLoustics, Ecolapattes

Vous me répondez …  l’autobus pédestre biensûr !

Le principe : Un ramassage scolaire à pieds. « Il consiste à convoyer les enfants sur le trajet domicile-école ; les enfants d’un quartier se déplacent à pied, encadrés par des parents bénévoles équipés de chasubles de couleur. Les groupes d’enfants se forment à des endroits déterminés et ont un horaire précis. Plusieurs lignes peuvent desservir la même école. En France, les distances des lignes vont de 250 m à 1700 m. »

Wikipedia nous dit encore que ce système existe en France à Suresnes, à Roubaix, Chambéry, Evry , Saint-Etienne, Brest, Rennes, … et à Lyon plus de 152 pedibus recensés dans l’agglomération ! Ces villes ont étudié les plans de déplacements, sécurisé les trajets et mis en place le plus souvent des supports de documentation à l’usage des parents pour leur donner toutes les consignes à suivre.

De l’art d’inventer des choses simples et efficaces pour générer moins de pollution, moins d’accidents et moins d’embouteillages à l’abord des écoles ; le bonus : les petits marcheurs arrivent à l’heure à l’école et se sont bien dégourdi les jambes avant de fixer leur attention sur les tables de multiplication !

C’est quand même plus convivial que chacun dans sa voiture non ?

http://www.tousapied.org/le-pedibus/

http://www.grandlyon.com/index.php?id=1274

 

Quand les agriculteurs nettoient les bords des routes … 29 avril 2009

Filed under: Les bonnes pratiques — greenmarie @ 8:30
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image-31 Vous avez peut-être reçu comme moi ce document power point qui montre ce que les agriculteurs trouvent dans leurs champs situés en bordure des routes : c’est consternant de voir tout ce qui est jeté par les fenêtres des voitures.

Paquets de cigarettes, canettes, bouteilles en verre, et en plastique mais aussi enjoliveurs, pneus, (une fois j’ai même vu une femme jeter la couche de son bébé) … au total les agriculteurs du Loiret mobilisés ont ramassé une tonne de déchets.

 

Non seulement c’est dommage de gâcher le paysage mais surtout c’est dangereux pour la faune, la flore et pour chacun de nous car dans ces champs poussent les légumes et fruits que nous mangeons …

 

Evidemment le problème doit être le même partout, des automobilistes préfèrent avoir une voiture propre et polluer les autres ! Le nombre de fois où, en ville, j’ai vu des personnes vider leur cendrier sur le trottoir ou jeter leur paquet de clopes… et quand je râle on me répond ; les balayeurs sont là pour ça !  arrrgh ça me rend furieuse autant de c…

pas vous ?!